ACTE V. SCÈNE V. $7 EURYCLÈS
Entendez-vous ces cris dans les airs élancés ?
NARBAS.
C'est le signal du crime.
;<.,,: EURYCLÈS.
Écoutons.
NARBAS.
Frémisses.
EURYCLÈS.
Sans doute qu'au moment d'épouser Polyphonte La reine en expirant a prévenu sa honte : Tel était son dessein dans son mortel ennui.
NARBAS.
Ah ! son fils n'est donc plus ! Elle eût vécu pour lui.
- 1 EURYCLÈS.
Le bruit croît, il redouble ; il vient comme un tonnerre Qui s'approche en grondant, et qui fond e^r la terre.
NARBAS.
J'entends de tous côtés les cris des combattants, Les sons de la trompette, et les voix des mourants; Du palais de Mérope on enfonce la porte.
EURYCLÈS.
Ah ! ne voyez-vous pas cette cruelle escorte
Qui court, qui se dissipe, et qui va loin de nous ?
NARBAS.
Va-t-elle du tyran servir l'affreux courroux ?
Autant que mes regards au loin peuvent s'étendra, On se mêle, on combat.
... NARBAS.
Quel sang va-t-on répandre ?
De Mérope et du roi le nom remplit les airs.
es
EURYGLÈS.
Grâces aux immortels, les chemins sont ouverts. Allons voir à l'instant s'il faut mourir ou vivre.
(77 sort)
NARBAS.
Allons. D'un pas égal que ne puis-je vous suivre I* O dieux, rendez la force à ces bras énervés, Pour le sang de mes rois autrefois éprouvés ! Que je donne du moins les restes de ma vie. Hâtons- nous.