‹ MéropeChapitre 54 sur 80 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

NARBAS, EURYCLÈS.t NARBAS.

Que va-t-il faire ? Hélas ! tous mes soins sont trahis ; Les habiles tyrans ne sont jamais punis. J'espérais que du temps la main tardive et sûre Justifierait les dieux en vengeant leur injure ; Qu'Egisthe reprendrait son empire usurpé; Mais le crime l'emporte, et je meurs détrompé. Egisthe va se perdre à force de courage : Il désobéira ; la mort est son partage.

* Après cette scène, dit La Harpe, on peut s'attendre à tout, et Ton ne peut deviner rien.

f On a reproché à cette scène de livrer le théâtre pendant la crise même à deux personnages subalternes ; La Harpe discute ce reproche et combat en faveur de poëte. " On a fait, dit-il, grand bruit de cette scène, entre deux subalternes, dans un cinquième acte ; on a prétendu qu'elle laissait le théâtre vide. Cela est faux ; Narbas n'est point un personnage subalterne ; et la scène qui n'est que d'une vingtaine de vers, est faite avec tant d'art, qu'elle transporte pour ainsi dire sous nos yeux ce qui se passe derrière le théâtre, le fait pressentir et commence en quelque sorte le récit qui la suit."— {La Harpe.)

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