ACTE V
Scène I. — Euryclès et Narbas tâchent de calmer Égisthe et le conjurent de se soumettre à la volonté de Polyphonie afin d'éviter une mort certaine.
Scène IL— Polyphonte vient lui-même pour essayer d'obtenir la soumission d'Egisthe. Ce dernier persiste dans son indignation. Cependant Polyphonie se contient encore et lui laisse le choix de se soumettre à son autorité ou de mourir.
Scène III. — Egisthe en appelle à Hercule pour qu'il lui donne la force de se venger.
Scène IV. — Sur ces entrefaites la reine arrive pour user de son influence aupiès de son fils. Elle le conjure d'accepter son sort en attendant la vengeance :
66 Fils des rois et des dieux, mon fils, il faut servir. Pour savoir se venger, il faut savoir souffrir."
Égisthe, caressant des projets de vengeance, se rend au temple avec sa mère.
Scène V. — Narbas et Eurycîès se lamentent sur le sort d'Egisthe, quand soudain ils entendent des sons de trompettes, des cliquetis d'armes, des cris de combattants mêlés aux gémissements des mourants. Ils ne savent que penser.
Scène VI. — Isménie accourt et leur apprend qu'Égisthe, en entrant au temple, s'est saisi de la hache du sacrificateur et qu'il en a frappé à mort Polyphonie et Érox ; que la reine s'est précipitée devant Égisthe, le couvrant de son corps pour le sauver de la fureur des soldats, en leur assurant
qu'il est son fils et par conséquent leur roi légitime. Dans la mêlée Isménie a été séparée de la reine et d'Égisthe ; elle ignore donc leur sort.
Scène VII. — Bientôt après Mérope et son fils apparaissent entourés d'une foule indécise, à laquelle la reine assure de nouveau que l'étranger est bien son fils. Le témoignage de Narbas finit par convaincre la foule.
Scène VIII. — Euryclès vient annoncer à la reine que le peuple est calmé et qu'il acclame Égisthe comme son roi.
Mérope, ce chef d'^uvre de Voltaire, fut jouée pour la première fois à Paris /# 3/> février. **<3.