La côte de Casablanca a Azemmoûr
L° voyage de Casablanca à Azemmoûr (0. le long d’une
(1) Un horaire très sommaire du voyage de Casablanca à Azemmoûr est donne par Beaunuer, « Itinéraires de Tanger à Mogador », dans « Bull. Soc.
LES CHÂOUIA
côte basse et sablonneuse (b, est aussi facile que monotone. La nature du sol rend la marche agréable, mais nul accident de terrain ne vient flatter 1 œil du touriste. La distance a parcourir n’est que de soixante-quinze kilomètres et les voyageurs pressés ou les courriers la franchissent aisément en un jour ; les caravanes en mettent habituellement deux.
A raison de cinq kilomètres à l'heure, ce qui est leur marche habituelle quand les bêtes sont bien chargées, elles emploient treize à quatorze heures en deux étapes, pour se rendre de Dâr el Béida (* 1 2) à la ville de Moùlaye Bon Cha'îb (3), en traversant une partie des territoires des Châouia et des Doukkâla.
Nous devons noter ici que le mot « Châouia » désigne un groupe de populations et non un territoire : c’est donc a tort que les Européens disent couramment « la Châouia » pour désigner le pays occupé par les tribus auxquelles ce nom est commun. Des auteurs, et des auteurs éminents, ont adopté et généralisé ce genre d’appellation . les uns écrivent « la Châouia a, « la Rehâmna a, d auties piéfèient
Géog. Paris », janv.-juin 1876, p. 245. On trouve aussi des renseignements dans Weissgerber, « Et. géog. sur le Maroc : I, la Province de Chaouia », dans « La Géographie », N° du 15 juin 1900, p. 437. Je m’abstiendrai à l’avenir de citer les voyageurs qui ne donnent sur leur itinéraire que des renseignements vagues, informes ou sommaires bien qu’exacts ; par exemple, dans l’espèce, Ali bey el Abbassi, «5 oyages», t. I, p. 235-237, est dans le premier cas ; Lemprière, «Voyage dans l’empire de Maroc», p. 58, dans le second et Montet, «Un voyage au Maroc », in « Bull. Soc. Géog. Alger », 1901, p. 277 dans le troisième.
(1) Pour la constitution géologique du sol, voy. le mémoire de Brives, «Consid. géog. sur le Maroc Occidental», in « Bull. Soc. Géog. Alger », 1902, 2e trim., p. 167.
(2) Nom arabe de Casablanca, signifiant également « la maison blanche ».
(3) Patron religieux d’Azemmoûr. Cf infra, p. 120.