DUNES ET CALCAIRES
Enfin, les îlots du Jbel Lakhdar, des Béni Meskin et des Jbîlêt sont formés par les dépôts éocènes recouvrant la chaîne hercynienne ; ces îlots émergeaient donc de la mer miocène qui pénétrait jusqu’à l’Atlas et qui enleva au plateau hercynien sa couverture secondaire et éocène pour y déposer de nouveaux sédiments ; à l’époque pliocène, la mer se transporta sur la première terrasse exclusivement (h.
Les Doukkàla occupent une partie de cette première terrasse et empiètent assez considérablement sur la seconde, du côté du Jhel Lakhdar. Leur territoire offre différents aspects dont le bref exposé géologique qui précède donnera facilement l’explication.
La zone littorale des dunes et des calcaires à Hélices est celle dans laquelle nous nous sommes maintenus entre Casablanca et Azemmoûr; nous avons signalé la forêt de lentisque, mais la plante la plus caractéristique est le « rtem » qui s’étend sur toute la côte atlantique. Le sol est toujours sablonneux, souvent rouge, parfois un petit peu caillou teux, la culture est facile; nous avons vu que le henné est tout particulièrement cultivé par les indigènes. Les sources, sans être abondantes, ne manquent pas. Au dire de Brives qui a étudié spécialement la question, l’eau est toujours très bonne (1 2) : je cite l’opinion de ce savant parce que ma malechance a voulu qu’entre Casablanca et Azemmoûr, je n’aie bu que d’une seule eau, celle de 'Ain Gueddîd, qui s’est trouvée saumâtre. Mais ce doit être exceptionnel, car sur le restant de la côte, j’ai toujours trouvé de bonne eau.
Dans l’intérieur des terres, on trouve souvent le sol très
(1) Brives, « Consid. géog. sur le Maroc Occid. », in « Soc. Gréog. Alg\» 2me trim. 1902 », p. 168, 170, 171.
(2) Brives, « Notes sur un voy. d’ét. géol. au Maroc », p. 10.