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RITES DE LA « 'AKÎKA

de prix aux ménages paisibles et heureux : il en est ainsi à Tlemcen ; à Orart, il est d’usage pour les nouveaux époux de demander aux couples anciens et heureux une tasse de lait ou une tasse d’eau.

Le quatrième jour après la naissance, chez les Rehâmna, on rase les cheveux de l’enfant ; au Maroc cette cérémonie se fait de préférence le quarantième jour, mais bien souvent il n’y a pas de date très fixe ; il en est ainsi dans tout le Magrib, toutefois il arrive assez souvent, et on nous a cité ce cas aux environs de Mogador, que la première coupe de cheveux est faite le septième jour en môme temps que l’imposition du nom. En tout cas, bien que cette dernière date soit plutôt exceptionnelle, il est remarquable que l’orthodoxie musulmane considère que c’est la seule qui soit légale (h. Le sacrifice d’une victime, l’imposition du nom et la coupe des cheveux sont pour elle une seule et même cérémonie. Le musulman a ce jour-là sept obligations : nommer son fils, couper les cheveux du nouveau-né, faire une aumône de la valeur du poids de ces cheveux en argent ou en or, selon que ses moyens le lui permettent, sacrifier une victime dite a akîka » (1 2), enduire la tête de l’enfant avec du safran, le circoncire, et enfin distribuer à ses voisins les morceaux de la victime sacrifiée (3). Tous ces rites, sans exception, sont des rites de purification (4) : un hadit rapporte que ’Abou

(1) Cf Van den Berg-, « Droit musulman », p. 161 et n. 2.

(2) Sur l’étymologie de ce nom, voy. Marçais, « Dialecte de Tlemcen », p. 278, n. 3 et les références qu’il donne.

(3) Ibn el Hâdjdj, loc. cit.; Radî d dîn Abou Nasr, « Makârim el Akhlâk », p. 73, in med.

(4) Les Kabyles, le jour de l’imposition du nom, barbouillent la tête de 1 enfant avec le sang de la victime égorgée (Hanoteau et Letourneux, « Ivabylie », t.. II, p. 210-211). Ce barbouillage est le rite sauvage de la purification par excellence. Cf Lang, «Mythes, cultes et religions », p. 263.

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