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COIFFURE DES ENFANTS

tôle (*), disposées de différentes façons, suivant le saint patron sous la protection duquel on entend placer l’enfant. Ceux qui sont voués à Sidi bel 'Abbés, portent une ligne de cheveux sur le milieu de la tète et une petite touffe ou c guêrn », à droite ; ceux qui se consacrent à Sidi Rahhâl, portent une ligne au milieu et une touffe de chaque côté ;

ceux qui sont sous le patronage de Moûlaye Brahîm (au S. d’Amismiz dans l’Atlas), portent un toupet, deux «nouâder» ou mèches sur les tempes et une touffe sur la nuque ; ceux qui se réclament de Moûlaye 'Abdallah ben Sa'îd (près de Tamesloht), une tresse du côté gauche ; ceux qui sont sous la protection de Sidi 'Ali ben Brahîm (Tàdla), une rangée de cheveux devant le front

et une petite tresse à droite, etc

Telles sont les consécrations les plus usitées chez les Rchamna.

Très souvent dans les petites tresses ainsi formées sur la tête des enfants, on inclut des talismans écrits, des coquillages (cauris), ou de la terre d’un marabout enfermée dans un petit nouet (1 2). A l’âge de la puberté, on enlève ces différentes soldes de coiffures,

(1) Cf Frazer, op. lauch, I, p. 375; trad. franç., I, p. 302. -—Celle coutume, si répandue au Maroc, est cependant réprouvée par l’orthodoxie. Cf, P- ex., Takî d-dîn 'Abdelmalik, « Nozhat en nâtirîn », p. 58 (interdiction du « kaz' »).

(2) Cf supra, p. 100.

Fig. 88. — Coiffure d’un enfant rahmâni, en l’honneur de Sidi ‘Ali ben Brahîm

( Cliché de l’auteur)

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