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CIRCONCISION

sauf les (( nouâder » ; ceux qui eu ont les gardent toute leur vie, les laissant pousser et se confondre avec leur barbe.

Les Rehâmna circoncisent leurs enfants entre deux et cinq ans ; on sait que l’âge auquel il est procédé à cette cérémonie est extrêmement variable dans tout le Magrib : nous avons vu que chez les Doukkàla cet âge variait de sept jours à douze ou treize ans; à Fez, la circoncision se fait entre deux et dix ans 0); à Tanger, vers huit ans (* 1 2); dans les Jbâla, entre cinq et dix ans (3 4) ; aux environs de Mogador, entre deux et quatre ans. En Algérie, c’est généralement vers sept ou huit ans qu’on opère l’enfant W. Dans 1 orthodoxie musulmane, il est recommandé de pratiquer la circoncision le jour même de la « 'akîka », c’est-à-dire une semaine après la naissance (5 6). C’est le barbier ou « hejjâm » qui, au Maroc, comme en Algérie, procède à cette opération; mais ici, il ne se sert jamais de ciseaux, il n’emploie qu’un cou teau. Nulle part, au Maroc, pas plus qu’en Algérie, on ne nous a signalé l’usage d’un couteau de pierre pour la circoncision ; il en était cependant jadis ainsi à Alger, si l’on en croit le P. Dan ((i). On sait que l’usage de couteaux en pierre se retrouve souvent dans les cérémonies religieuses et indique que ces cérémonies remontent à une époque à laquelle le fer n’était pas connu; il n’y a aucun doute, du reste, que la circoncision qui se retrouve chez les peuples les plus divers,

(1) Aubin, « Maroc d’aujourd’hui », p. 328.

(2) Salmon, « Tribu marocaine », in « Arch. mar. », I, p. 212-213.

(3) Mouliéras, « Maroc Inconnu », II, p. 514.

(4) Villot, « Mœurs, coût. inst. des ind. Alg, », p. 33.

(5) Ibn el Hàdjdj, « Madkhal », III, p. 32,

(6) Dan, «Hist. de Barb. », p. 349. Sur l’emploi des couteaux en pierre dans les cérémonies religieuses, on peut voir entre autres Frazer, « Golden Boug-h », I, p. 34G ; trad. fr., I, 273 et les références qu’il donne.

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