‹ MerrâkechChapitre 74 sur 223 · TÎT · texte numérisé non relu

TÎT

ce saint à TâmesloûhK1). Il se rattache étroitement aux Béni Amràr de Tît, près de Mazagan, qui ont une grosse influence dans toute la région. Ces Béni Amrâr ont à Tît, ancienne ville ruinée, un véritable fief. Dans l’enceinte aujourd’hui croulante, mais dont beaucoup de bordj sont restés debout, s’élève une mosquée assez élégante et la zaouia des marabouts. Au milieu des ruines, se dressent de nombreuses huttes ou « nouâïl », habitées presque exclusivement par des réfugiés 5 l'asile de Tît, en effet, est resté inviolé jusqu’ici. Les Béni Amrâr en tirent vanité, car la grande zaouia de Sais, leur voisine, a vu dans ces derniers temps son asile violé par un caïd (2).

(1) Sur ce personnage, voy. le « Daouhat », p. 77 et le « Moumti' », cali. 8, p. 6 ; cf « l’Istiksa », III, 42. Mort en 977 de l’Hég.

(2) Entre Azemmoûr et la mer, dans les dunes, est Sîdi ou 'Addou ; la légende dit que les dunes envahissent tout, mais respectent la koubba (Montet, « Voy. au Maroc », in « Tour du monde », 15 août 1903, p. 390). Près de F embouchure de l’Oum er Rbîâ est le tombeau de Làlla 'Aï ch a el Bahariya (Tb. Fischer, «Meine dritteForscbungsr. », p. 122). Meakin, «The Land of the Moors », p. 232, dit (pie la principale mosquée d’ Azemmoûr est installée dans l’ancienne église portugaise dédiée au Saint-Esprit (sans doute d’après Diego de Torrès, « Rel. Chér. », p. 23).

Fig. 32. — Sur la route de Merrâkech : dans les palmiers nains

( Cliché de l’auteur)

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