‹ Merveilles de la force et de l'adresse: Agilité--souplesse--dextérité. LesChapitre 49 sur 61 · D'AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

D'AMÉRIQUE

Les archers du Grand Turc. — Précautions pour ne pas tourner le dos à leur souverain. — Traversée des rivières. — Boulet de canon traversé par une llèche. — Les Indiens de la Floride. — Leur adresse et leur vigueur. — Expérience des Espagnols. — Un centaure. — Le jeu de Tépi de mafs.

A la même époque, d'autres nations faisaient usage de Tare, surtout les peuples d'Orient.

Le Grand Turc avait parmi ses janissaires un corps d'archers composé de quatre ou cinq cents hommes, les plus hahiles' et les plus exercés au maniement de cette arme. On les appelait solachiSy c'est-à-dire gauchers, parce qu'en elïet il y en avait près de la moitié qui tiraient Tare de la main gauche. Ceux-ci marchaient toujours à la droite du Grand Seigneur, tandis que leurs camarades, ceux qui tiraient delà main droite, prenaient la gauche ; de sorte que les uns et les autres, en décochant leurs flèches, ne commettaient jamais l'incivilité de tourner le dos à Sa Hautesse, ce qui aurait été le comble de l'inconvenance.

Rencontrait-on une rivière, les archers ne quittaient pas plus les flancs de son cheval que s*ils eussent foulé tranquillement la terre ferme. Pour leur peine, ils recevaient un écu quand Teau leur montait jusqu'aux genoux, deux quand ils enfonçaient jusqu'à la ceinture, et trois quand ils en avaient jusqu'au col. Mais c'était seulement

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