I.K JAVELOT DANS L’ANTIOLITÉ ET EX ÜllIEXT. 'Z'.û
exerçait une influence salutaire sur les parties supérieures du corps; il développait le thorax et fortifiait les organes i-espiratoires chez ceux qui s’y adonnaient. A ce titre, il pouvait figurer dans la gymnastique médicale, au même titre que le disque, dont nous avons parlé plus haut, le disque recommandé par les médecins aux tempéraments pléthoriques et vertigineux. La position du corps, le mouve^ ment des bras et des épaules, l’attitude de la tète, n’élaienl pas, pour le jet du javelot, les mêmes que pour celui du disque. L’athlète qui se livrait à cet exercice se tenait roide, l’épaule droite un peu pliée en arriére a cause du
Étrusque se préparant lancer le javelot par sa courroie. Peinture d’un tombeau de Cliiusi.
bras levé en l’air, — l’œil fixé sur un but lointain, le bras gauche tombant négligemment ou bien plié sous un angle insensible, les jambes placées comme pour le jet du disque, ordinairement le pied gauche en avant et le droit en arriére, se soulevant légèrement de terre au moment de l’action. La main levée à la hauteur de l’oreille droite
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FOIICE ET ADRESSE.
tenait le javelot horizonlaleinent et le tournait en tous sens avant de le projeter au loin. Pour faciliter ces mouvements, qui assouplissaient la main et doublaient la force d’impulsion, on attachait quelquefois au rnt'fnchedu javelot, surtout dans les projectiles de guerre, une courroie de cuir que les Romains appelaient ainentum. Quelques-uns prétendent que cet appendice donnait au jet non-seulement plus de force, mais encore un plus grand degré de précision.
Le javelot, en tant qu’arme offensive, s’employait de trois manières. On le jetait à l’aide de catapultes ou d’autres machines de guerre. Secondement, on l’employait en guise de pique ou de lance ; les habitants de Pile d’Eubéc (aujourd’hui Négrepont) étaient renommés pour leur adresse à manier la pique. C’est en se servant du javelot selon cette méthode, qu‘ Achille tua Hector sous les murs de Troie; il lui plongea son arme près de la gorge, à l’endroit où l’os sépare le cou de l’épaule {Iliade, livr. XXII). Le troisième procédé consistait à lancer au loin avec la main cette même arme qui, dans ce cas, redevenait projectile.
Cavalier et fantassin thessaliens armés de javelots. — D'après une monnaie de la ville de Pélinna.
Les guerriers qui s’en servaient sous cette forme, allaient au combat avec un double javelot; il est prudent, surtout à la guerre, d’avoir deux cordes à son arc. Les héros d’Homère ne s’avancent jamais dans la mêlée sans cette précaution; — quand ils ont choisi leur adversaire, ils dardent contre lui soit un seul trait, soit tous les deux