LES BASILICS
tels sont les principaux caractères qui permettent de reconnaître les étranges reptiles que les zoologistes actuels désignent sous le nom de Basilics.
Distribution géographique. — Ces animaux habitent les Guyanes, le Mexique, les deux versants de la Cordillère.
Mœurs, habitudes. — Ils se tienent, d'après Bocourt, sur les arbrisseaux situés près des ruisseaux et des rivières. Cet habile naturaliste nous apprend «qu'ils nagent très bien et sont d’une agilité extraordinaire; poursuivis, ils sautent de branche en branche, et il est à remarquer qu’étant ainsi en mouvement, ils portent toujours la queue relevée au-dessus du tronc. Les Basilics se nourrissent principalement d’insectes; aussi les rencontre-t-on communément près des habitations indiennes. oùils trouvent plus facilement les coléoptères qu'ils recherchent. A la fin d'avril ou au commencement de mai, la femelle pond dans un trou, au pied d’une souche ou d’un tronc d'arbre, de 12 à 18 œufs, dont elle abandonne l’incubation au soleil. »
Sumichrast, qui a fréquemment observé le Basilic à bandes, s'exprime ainsi à propos de cette espèce : « Ce charmant animal, dont les mœurs ne rappellent en rien l'être fabuleux que les anciens avaient baptisé du nom de Basihe, est commun sur les bords de presque toutes les rivières des terres chaudes du Mexique : c’est au printemps qu'il est plus facile de l’observer, et c'est alors que le mâle se fait remarquer par l'élégance de ses formes, Ja vivacité des couleurs de sa robe et la gentillesse de ses mouvements. Dès que le soleil à réchauffé l'atmosphère, il quitte sa retraite de nuit et se met en quête de sa proie. Si au bord de l’eau s'élève un tronc d’arbre sec, on peut être certain d’y rencontrer, aux heures brûlantes du jour, un Basilic en sentinelle. Le corps volupteusement étendu, comme pour absorber le plus possible de chaleur solaire, il demeure dans une quiétude parfaite; mais si quelque bruit vient à éveiller son attention, ik redresse la tête, enfle sa gorge et agite rapidement le cimier membraneux dont son occiput est couronné. Son œil perçant, à iris d’un jaune sombre, pailleté d’or, interroge les environs; si le danger est imminent, son corps, tout à l’heure flasque et mou, se détend comme un ressort, et, d'un bond aussi rapide que l'éclair, il se jette à l’eau. En nageant, il hausse la tête et la poitrine; ses pattes antérieures
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fouettent l’eau comme des avirons, tandis que sa longue queue ‘a sillonne comme un gouvernail. Decettehabituïe lui est venule nom de Pasarios, passe-ruisseau<. »