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LA GRENOUILLE GRILLON. — ACRIS GRILLUS

Steppenfrosch.

Caractères. — Celle espèce, par sa forme générale et ses proportions, ressemble à une petite Grenouille verte. La tête est allongée, le museau aigu. Le dessus du corps est parfois lisse, parfois mamelonné; la peau du ventre et de la face inférieure des cuisses offre de petits tubercules très serrés les uns contre les autres (fig. 454).

La face supérieure du corps est d’un brun rougetre, avec des taches longitudinales plus sombres et irrégulièrement semées; on voit

sur les membres des bandes de même couleur; |

la face inférieure du corps est jaunâtre ou brunâtre,

D'après Duméril et Bibron, « les parties supérieures sont brunes, roussâtres ou grisâtres ; une grande tache triangulaire d’un brun foncé occupe le dessus de la tête entre le front et l'occiput; cette tache est entourée d’un liséré blanc qui estcontinué sur le milieu du dos par une raie plus ou moins élargie, de la même couleur. Les membres sont coupés transversalement par des bandes noirâtres et d'une teinte plus sombre que celle du fond. La face postérieure des flancs offre tantôt un, tantôt deux rubans blanchâtres, qui les parcourent dans le sens de leur longueur; quelquefois ils y sont remplacés par une bande brune, sur un fond blanchâtre ou jaunâtre. »

Mœurs ct distribution géographique. — L’Acris grillon se trouve dans la partie est des États-Unis. Son cri ressemble au bruit que font entendre les Sauterelles, d’où est venu le nom de l'espèce. Elle habite de préférence les eaux au bord desquelles croissent des buissons et se tient généralement sur les plantes aquatiques. Cette espèce se livre à la chasse des mouches et des moucherons et pour sa faible taille peut sauter à de très grandes distances,

LES RAINETTES A BOURSE — WNOTO- TREMA

Taschenfrosch.

Caractères. — La connaissance des Nototrèmes montre jusqu'à quel point peut être varié le mode de développement chez les Anoures. Nous avons vu, chez les Hylodes, les petits subir dans l'œuf toutes leurs métamorphoses; nous avons dit que chez l’Alyte le mâle se chargeait de l’incubation des œufs; nous avons ici, chez le Nototrème, une poche dans laquelle la femelle porte les œufs pendant les premiers temps de leur développement.

A ce caractère important, nous pouvons ajouter que les Nototrèmes ont la langue subcirculaire et faiblement échancrée, que le tympan est visible, que les doigts sont réunis à leur base par une membrane et qu'il existe des dents vomériennes.

Distribution géographique. — Les cinq espèces que renferme le genre Nototrème sont des parties les plus chaudes du nouveau monde; elles habitent l'Amérique centrale, le Pérou et la république de l'Équateur.

LE NOTOTRÈME A BOURSE.

Fig. 451. — La Grenouille grillon (grand. nat.).

LE NOTOTRÈME À BOURSE. — NOTOTREMA MARSUPFIATUM.

Taschenfrosch.

Caractères. — Cette espèce a la tête courte, plate, élargie en arrière; le museau est arrondi. Le dos et les flancs sont couverts de petites glandes qui, ainsi qu’on le voit bien sur la figure 452, forment une série de cordons légèrement flexueux. Le mâle est pourvu d’un sac gulaire extérieur.

La partie supérieure du corps est d'un bleu verdâtre, avec des taches fort irrégulières de couleur vert foncé, bordées de noir, visibles surtout chez le mâle. Les jambes sont rayvées de brun, avec des taches et des points de la même couleur. La coloration est, du reste, variable.

Mœæurs, habitudes, régime, — Ainsi que nous l'avons dit en donnant la caractéristique du genre, il existe une poche sur lé dos de la femelle. Cette poche, dont l'ouverture se trouve à la partie postérieure du corps, se prolonge sous la peau du dos pendant le cours du développement des œufs, ce qui donne alors à l’animal une apparence difforme.

Comme nous ne possédons aucune observation détaillée sur la manière de vivre de l’animal dont nous écrivons l’histoire, nous ne

savons pas jusqu’à présent à quelle époque la mère reçoit sa progéniture dans la poche dorsale, si elle va à l’eau pendant le développement des œufs ou si les jeunes accomplis-" sent toutesleurs transformations dans la poche maternelle.

Weinland à donné quelques détails sur la disposition qu’occupent les germes dans cette poche. Une Raïnette que ce naturaliste fut à même d'examiner se faisait remarquer par la grosseur de son dos, qui était bossué; ceci était dû à une grande quantité d'œufs, plus gros qu’un pois, qui rembplissaient la poche dorsale ; le nombre total de ces œufs s'élevait à 50; ils étaient contenus dans deux poches distinctes. Les œufs, qui avaient près de 1 centimètre de diamètre, se trouvaient tous au même degré de développement. Le germe avait près de 1 centimètre et demi de long; les yeux, la queue, les pattes, étaient déjà développés. L'examen anatomique et microscopique de ces germes montra de curieuses particularités dans la respiration de ces animaux.

Il semble probable que les mâles, aussitôt la ponte opérée, introduisent les œufs dans la poche dorsale de la femelle, que ces œufs y subissent tout ou partie de leurs mélamorphoses.

LA RAINETTE A TAPIRER.

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