LA SALAMANDRE TERRESTRE. — SALAMANDRA MACULOSA
Salamander.
Caractères. — La Salamandre terrestre rappelle, au premier abord, un Lézard dont la peau serait nue ; aussi Linné avait-il placé cet animal dans son genre Zacerta.
La tête est bien détachée du tronc, grâce à |
la largeur des parotides, qui sont fort saillantes ; le museau est large et plat; les yeux sont assez gros; le corps est plus allongé et plus grêle chez la femelle que chez le mâle; les pattes ont presque la même longueur, les membres postérieurs étant toutefois plus gros que les membres antérieurs (fig. 461).
La peau parait lisse et brillante sur le dos. Une double série de pores arrondis s'étend depuis la nuque sur le dos et la queue, à droite et à gauche de la ligne médiane. Les
Distribution géographique. — La patrie de la Salamandre terrestre s'étend sur toute l'Europe, du sud de la Suède jusqu’en Espagne, en Italie, en Grèce, et se prolonge jusque dans le nord-ouest de l'Afrique ; on retrouve l’animal dans le Liban; il monte dans le Taurus jusqu’à l'altitude de 4000 pieds. L'espèce
| est très commune en France, où toutes les
faunes locales en font mention.
Mœæurs, habitudes, régime. — La Salamandre est un animal essentiellement terrestre, qui ne va guère à l’eau qu’au moment de la ponte. Les endroits sombres et humides, les
| vallées encaissées ou les épaisses forêts sont
flancs et les côtés de la queue sont chagrinés. | Les parotides sont percées de grands pores | par où s'échappe, lorsqu'on irrite l’animal, un
liquide blanchâtre et visqueux. La queue présente une série de cryptes glandulaires.
Les dents palatines forment deux séries longitudinales fortement courbées en S, divergentes en arrière.
Le corps est généralement d’une couleur noire foncée, avec des taches d’or jaune vif, irrégulièrement distribuées ; ces taches varient beaucoup pour la forme, l’étendue l'intensité et le mode &@e répartition; il n’y a rien de constant dans l’arrangement réciproque de deux couleurs noire et jaune, qui varie suivant les époques de l’année et suivant les diverses localités. Dans certaines variétés, les taches jaunes se touchent et forment deux bandes longitudinales; tantôt les taches sont
les endroits où on la trouve de préférence; elle s’abrite pendant le jour entre les racines, au-dessous des pierres. Son peu d'activité pendant le jour la dérobe habituellement aux regards, car elle se cache dans les vieilles carrières, à proximité des bois, et dans les haies. Pendant la journée on ne rencontre cet animal qu’accidentellement, surtout par un temps doux et pluvieux.
Sa nourriture se compose d'insectes, de petits mollusques, de vers de terre. Ce Batracien peut supporter l’abstinence pendant des mois entiers, lorsqu'il se trouve dans des endroits humides. On le rencontre engourdi pendant l'hiver dans les souterrains, dans les caves, dans les citernes des maisons de campa-
| gne. L'engourdissement hivernal doit être
d'une teinte de soufre pâle, tantôt d’une | nuance jaune d’or; l'animal est, en général, |
d'un noir profond et lustré; deux bandes, d’un beau jaune, à bords un peu sinueux, mais
nettement découpés et plus ou moins inter- |
rompus, s'étendent sur les parotides et les côtés du corps, se rejoignent au-dessus de l’origine de la queue et se continuent sur celle-ci par une bande sinueuse irrégulière-
ment disposée. Cette bande est parfois repré- |
sentée par une série de taches irrégulières et irrégulièrement marquées.
fort peu profond, et cet animal s’enfouit assez tard; en toute saison un séjour forcé dans l’eau le fait rapidement périr.
« On a trouvé, dit Duméril, des: Salaman-
| dres gelées au milieu de glaçons solides; leur
corps était dur et inflexible, mais déposés avec soin dans la neige qu’on a fait fondre lentement, on s’est assuré que ces animaux pouvaient continuer de vivre, de sorte que c’est un fait curieux que ce même animal, cette Salamandre, qu’on avait supposé pouvoir vivre dans le feu, jouissait, au contraire, de la faculté de résister, plus que tout autre, aux effets de la congélation. »
La ponte se fait un peu partout, suivant Lataste dans la première flaque d’eau que ren-
| contre la femelle; on trouve des têtards de | cette espèce dans des réservoirs d’eau pluviale, | dans des fontaines, dans des ornières situées
le long des routes.
Comme toutes les Salamandres, la Salamandre de terre est ovo-vivipare, de telle sorte que les petits arrivent vivants au monde, ou
LA SALAMANDRE TERRESTRE
plutôt qu'ils brisent leur coquille presque de suite.
La ponte a été observée par Noll sur une
femelle tenue en captivité. Celle-ci, contenue | dans un vase plein d’eau, se plaça dans une |
posilion telle que la partie postérieure de son corps plongeait dans le liquide, tandis que le reste émergeait; dans cette situation, l’animal pondit pendant la nuit d'abord 42, puis 60 œufs. Il peut arriver, d'après les observations de Erber, que la femelle ponde simultanément des œufs et des larves. Les œufs sont
isolés les uns des autres et tellement trans- |
parents que l’on peut voir dans leur intérieur les petits complèlement développés, la queue étant rabattue sur la tête. Aussitôt que l'œuf est pondu et qu'il a absorbé de l’eau, la larve
déchire l'enveloppe et se met de suite à nager |
dans le milieu ambiant. La mère recherche de |
préférence, pour effectuer sa ponte, les eaux froides. Fatio fixe à cinq mois la durée du développement interne du têtard, et à quatre ou cinq mois celle de son développement externe. La croissance du jeune paraît être assez lente.
D'après Lataste, les petits, à leur naissance, ont 30 millimètres de long; leur tête est grosse, de forme ovalaire ; la queue, fortement comprimée, est entourée d’une mince membrane qui se prolonge assez loin sur le dos; les membres sont très grêles; les branchies, courtes et très ramifiées, ont l’aspect d’une houppe épaisse qui flotte derrière et sur les côlés de la tête. Le dessus du corps est grisàtre ou gris roussâtre, avec des taches brunes irrégulièrement distribuées ; le ventre est blanchâtre.
Au moment de la métamorphose, les larves ont environ 35 millimètres de long; la tête est grosse, très distincte du tronc ; la membrane de la queue a disparu; la couleur se rapproche beaucoup de celle de l'adulte. La peau devient alors rugueuse et se couvre de verrucosités. Habituellement les branchies s’atrophient en août ou au commencement de septembre,
On à observé que les Salamandres tenues en captivité achèvent leur métamorphose beaucoup plus rapidement que les animaux à l'état de liberté et qu'au bout d'environ trois semaines elles ont revêlu la livrée de l’adulte.
Légendes, préjugés. — Les anciens ont fait de la Salamandre le plus funeste de tous les
animaux et l’ont considéré comme celui dont le poison étaitle plus dangereux.
« La Salamandre, animal semblable aux Lézards par sa forme, est marquée d'espèces d'étoiles; il ne se laisse voir que par le temps de pluie et est absolument invisible pendant la sécheresse. Cet animal est si froid, qu'il éteint
| le feu par son seul contact, comme le ferait
un morceau de glace. Le mucus qui s’écoule de sa bouche, et qui ressemble à du lait, ronge les poils de l’homme; l’endroit humecté perd sa couleur, qui revient plus tard. De tous les animaux venimeux, la Salamandre est le plus terrible. Quelques-uns des animaux dangereux peuvent blesser l’homme sans le tuer fatalement et après l’avoir mordu ne se relèvent plus de terre; la Salamandre, au contraire, pourrait anéantir des peuples entiers, en empoisonnant les plantes d’une
| vaste contrée. Quand la Salamandre rampe
le long d’un arbre, tous les fruits sont empoisonnés, et ceux qui mangent de ces fruits meurent aussi sûrement que s'ils prenaient de l’aconit. Bien plus, si le pain est cuit avec du bois qu'a touché l’animal, ce pain est dangereux et peut occasionner de graves accidents. Si le pied nu est souillé de la bave de cette bête la barbe et les cheveux ne tardent pas à tomber. Le remède contre la morsure de la Salamandre est la chair de Lézard et le vin doux ; il est également utile d'employer le suc de laïtue contre le venin des Salamandres, des Cantharides et des Chenilles du pain. Sextius dit que l’usage d’une Salamandre à layuelle on enlève les entrailles, la tête, les pattes et qu’on conserve dans du miel agit comme
| excitant, mais il nie que ces animaux puissent
éteindre le feu. »
Ainsi s'exprime Pline, et depuis cet écrivain les mêmes idées ont eu généralement cours.
D'après la loi de Rome, quiconque faisait manger une partie de Salamandre à une personne,
| était réputé empoisonneuret condamné à mort.
« Nutrisco el extinguo (4) », telle est la devise que l’on peut lire au-dessous des armes de François I qui représentent, on le sait, une Salamandre au milieu des flammes.
Les anciens, et en cela les auteurs du moyen âge et de la Renaissance les ont suivis, croyaient en effet que la Salamandre devait son existence au plus pur des éléments qui ne pouvait la consumer ; ils la nommaient la fille du feu,
(1) Je m'en nourris el je l'éleins.
LA SALAMANDRE TERRESTIHH.
tout en lui donnant un corps de glace, ainsi que nous l'apprend Pline, d'après les traditions transmises par les Mages. Le feu le plus violent était éteint par le contact seul de cet animal, et dans l’antique Rome, tout aussi bien que dans l'Italie et dans la France au moyen âge, des charlatans vendaient l’inoffensive Salamandre qui, jetée dans le plus terrible incendie, devait, affirmaient-ils, en arrêter les désastreux progrès.
Les alchimistes brûlaient la Salamandre et laissaient tomber sur ses cendres du mercure goutte à goutte, pratique qu'ils regardaient comme fort dangereuse. La croyance en la vertu de la Salamandre était telle qu’un certain docteur Scheffers écrivait ceci : « Celui qui tient ces choses pour fables et mensonges a un esprit faible et peu d'intelligence; il laisse à croire qu'il n’a jamais rien vu et ne s’est jamais trouvé en contact avec des personnes intelligentes, instruites et ayant voyagé. »
L'amour du merveilleux est si grand que jusque dans les temps modernes on a cru à la propriété qu'a la Salamandre d’éteindre les flammes. Voici, en effet, ce qu'on lit dans le Buffon édité par Déterville :
« L'empire du merveilleux a tant d’attraits et de puissance sur certains esprits qu'il n’a pas
tenu à de prétendus observateurs de faire re- | vivre, comme une chose réellement existante, | la fable justement proscrite de l’incombusti- |
bilité de la Salamandre. L'on a imprimé en
4785 dans plusieurs feuilles périodiques, et |
particulièrement dans la Bibliothèque physico-
économique, recueil très répandu, une lettre |
de M. Pothonier à ce sujet. Get ancien consul de Rhodes, après s'être plaint avec beaucoup d'amertume de l’incrédulité du siècle, et après avoir fait des reproches aux naturalistes, et à l’illustre de Lacépède, d’avoir rejeté comme absurdes les contes que les anciens ontdébités, sans aucun égard pour ceux qui nous les ont transmis, rapporte une anecdote, dont le but est de rétablir la Salamandre dans son privilège de vivre au milieu du feu, même le plus ardent.
« J'étais, dit-il, occupé à écrire dans mon cabinet, à l’île de Rhodes; j'entendis tout à coup des cris extraordinaires dans la cuisine; j'y cours, et je trouve le cuisinier tout effrayé, qui me dit, dès qu'il m’aperçut, que le diable était dans le feu; je regarde, et je vois au milieu d’un feu très ardent un petit animal, la gueule béante et le gosier palpilant. Je l’exa-
mine, et après m'être assuré que ce n'était pas une illusion, je prends les pinces pour le saisir; à la première tentative que je fais, cet animal, qui avait été immobile jusqu’à cet instant, c'est-à-dire pendant un intervalle de deux ou trois minutes, s'enfuit dans un coin de la cheminée ; je lui coupai le bout de la queue; il se cacha dans un amas de cendres chaudes; jel'y poursuivis. Étant parvenu à le découvrir, je l’atteignis d'un second coup sur le milieu du corps, et je le saisis. C'était une espèce de petit Lézard, que j’enfermai pour le conserver dans un bocal rempli d’esprit-de-vin. J'ai fait part, dans letemps, de ce phénomène à M. de Buffon; je lui ai donné ma Salamandre, il l’a trouvée différente de toutes celles qu'il avait; il m'a beaucoup questionné sur ce fait extraordinaire, et m'a dit qu'il ne manquerait pas d’en faire mention ; il m'a demandé la permission de me citer. On me reprochera sans doute de n'avoir pas mis assez d'ordre, assez de méthode dans cette observation; mais peu accoutumé à en faire de ce genre, je n’ai pas pensé d’abord à l'importance dont elle pouvait être. »
« Il faut, en effet, que l’observateur émerveillé ait mis beaucoup de désordre dans son observation, et que son imagination troubléc l'ait trompé et sur le temps que le Reptilea passé dans le feu et sur son entière conservation. Quelque importance que M. Pothonier ait voulu donner à ce qu’il appelle son expérience, en se targuant de l’attention que M. de Buffon a, dit-il, apportée à son récit, je me serais bien gardé d’en faire mention, s’il n’était pas consigné dans des recueils qui se trouvent en beaucoup de mains, et si je n’avais pas été moimême à peu près témoin de cette prétendue merveille.
« Je passai à Rhodes peu de jours après que M. Pothonier, homme fort estimable mais d'une ignorance complète en tout ce qui a rapport à l'histoire naturelle, eut mis sa Salamandre dans l’esprit-de-vin. Il s'empressa de me la montrer, et il avait encore l’esprit si rempli du prodige qu'il avait cru voir, il en parlait avec tant d'enthousiasme et de prévention, que je ne voulus pas lui donner le chagrin de le détromper et de dissiper son illusion, qui l’empêchait d’apercevoir que les pattes et quelques places sur le corps d’un Reptile incombustible à ses yeux étaient à demi grillées. »
Le préjugé vulgaire provient, comme tous les préjugés d’un fait mal observé, etDumérilnous en donne l’explication. « Placées au milieu de
LA SALAMANDRE TERRESTRE
charbon de bois en pleine ignition, nous apprend-il, ces victimes d’une si cruelle curiosité, mises en expérience, ont à l'instant mème laissé exsuder, des pores nombreux dont leur peau est criblée, une humeur gluante, assez abondante pour former une couche visqueuse sur la portion du charbon incandescent avec lequel l'animal était en contact, etcomme cette surface à l'instant même est redevenue tout à fait noire, n'étant plus en rapport avec l'air, on a cru qu'elle était éteinte; mais l'animal en à éprouvé des brèlures telles qu'il ne tarde pas à succomber. »
Le nom de Salamandre {employé par Aristote a fourni à Wurfbain le sujet d’un chapitre si érudit sur l’origine de ce mot et sur son étymologie que nous croyons devoir reproduire icice que Duméril et Bibron en ont écrit, pensant que cette citation serait de nature à intéresser nos lecteurs.
« Cette dénomination de Salamandre est tout à fait grecque. Gesner, Aldrovande disent qu'elle provient des préjugés que cet animal avait la faculté d’éteindre le feu, et d’après l'opinion émise par saint Isidore de Séville, ces auteurs lui donnent pour synonymie celui de valincendra, quod valet in incendia (utile pour éteindre le feu) ; mais Wurfbain se moque, avec ironie, de cette étymologie; il est porté à adopter plutôt celle qui indiquerait les lieux humides oùse trouvent ces Reptiles. Quant à l'homonymie, le même auteur cite beaucoup de passages tirés des écrivains les plus anciens, d’après lesquels il est évident que le nom de Salamandre a été donné par les prétendus philosophes ou par les Alchimistes à un grand nombre de matières simples et composées, qu’on supposait inaltérables par le feu, quoique de nature
très diverse, el il y cite vingt exemples qui ne |
sont mainlenant d'aucun intérêt.
« Enfin, dans un article qui a pour titre la synonymie, et qui prouve sa haute érudition,
Wurfbain cite toutes les désignations corres- | pondantes au nom de Salamandre dans la plu- |
part des langues (hébraïque, grecque, la-
tine, elc.), avec les passages etles explications |
ou les motifs qui ont pu faire employer ces dénominations. Il y est de même pour les langues vivantes... Enfin ceux que cet animal porte dans les diverses provinces en France, tels que A/ebren, Arrasade, Sourd, Salamandre, Mouron, Pluvine, Laverne, Blende, Blande, Mirtil, »
Venin, son action. — Bien que nous ayons
| plus hautparlé du venin des Urodèleset de son action, il nous semble cependant utile d’entrer ici dans quelques détails sur le venin de la Salamandre terrestre.
Le liquide âcre que sécrètent les glandes cutanées de cet animal le protège contre la plupart de ses ennemis; ce venin peut tuer, en effet, des bêtes de faible taille ; c’est ainsi que des Lézards, que Laurenti força à mordre dans la parotide d’une Salamandre, furent pris de convulsionsetpérirent. Par contre, desdindons, des poules à qui on donna des Salamandres coupées en morceaux n’en éprouvèrent aucun mal ; les chiens vomissent souvent une semblable nourriture.
Il y a peu d'années, Albini a fait de nombreuses observations sur la Salamandre; voici les principales.
« Une fois, dit-il, que l’on a surmonté l’horreur instinctive qu'inspirent des animaux rampants, froids et au regard fixe, on peut s'assurer qu’en posant une Salamandre sur la main elle y reste généralement tout à fait calme; bien plus la tiède chaleur de la main paraît lui être agréable. Si on prend cependant l'animal d'une main tremblante et avec hésitation, on le comprime involontairement, et alors jaillissent des gouttelettes d’un liquide blanchâtre qui se dessèche rapidement. Cette humeur a une odeur qui rappelle beaucoup celle de l’insecte connu sous le nom de Cerambyx moschatus. Si on veut attacher une Salamandre sur une table, elle se débat de toutes ses forces et projette souvent à un pied de distance son humeur dontilne reste plus alors que quelques gouttelettes dans les pores qui creusent sa peau. Comme | j'étais absolument convaincu que l'évacuation de ce venin avait toujours pour condition une excitation musculaire volontaire, j'essayai par l'emploi de l'électricité d’en obtenir une quantité. Pour cela, je lavai avec soin plusieurs de ces animaux que je plaçai l’un après l’autre dans un verre à boire bien propre qui pouvait être fermé par une plaque de verre. Je fis passer par une ouverture ménagée dans cette plaque les fils d’un appareil magnéto-électrique, el l'animal pouvait à volonté être soumis au courant. Par ce procédé, je recueillis le venin, soit sur les parois du vase, soit sur la plaque qui le recouvrait et où le liquide s'était projeté. »
Ce venin fut expérimenté de diverses manières. Albini remarqua qu'il agissait beaucoup | plus énergiquement lorsqu'il est introduit dans