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LES SALAMANDRES

On à également trouvé dansles schistes bitumineux du Permien de la Bohème et de la Saxe de nombreux petits Batraciens qui rappellent ceux trouvés dans l’est de la France; l’une de ces espèces notamment, décrite sous le nom de Branchiosaure, ressemble au Pleuronoura; le Melanerpeton en paraît être aussi très voisin; ce genre a été, depuis, retrouvé en Irlande. A Lehach ont été recueillis des Apateon, qui sont des Urodèles d’une extrême petitesse, puisque leur taille ne dépase guère 25 à 40 millimètres, queue comprise. Le Æaniceps a été signalé dans les terrains primaires des États-Unis.

Nous ne connaissons pas encore d'Urodèles dans les terrains secondaires.

Dans les terrains tertiaires d'Allemagne et de Suisse ont été trouvés des Tritons, des Salamandres et un genre particulier, celui des Orthophya, caractérisé par le corps allongé, le crâne petit et étroit, des dents nombreuses, pelites et coniques, des vertèbres biconcaves. D'Œningen, en Suisse, vient le fameux fossile sur lequel nous devons donner quelques détails.

Il était naturel que ceux qui attribuaient toutes les pétrifications au déluge, s’étonnassent de ne jamais rencontrer, parmi tant de débris d'animaux de toutes les classes, des ossements humains reconnaissables.

« Scheutzer, qui a soutenu cette théorie avec plus de détails et de suite qu'aucun autre, était aussi plus intéressé à trouver des restes de notre espèce; aussi accueillit-il avec une

sorte de transport un schiste d'OEningen, qui lui sembla offrir l'empreinte du squelette d’un homme; il décrivit ce morceau en abrégé en 1726. Il en fit l’objet d’une dissertalion particulière, intitulée L'homme témoin du déluge : il reproduisit dans sa Physique sacrée « qu'il est indubitable et qu'il contient une moitié, ou peu s’en faut, du squelette d’un homme; que la substance même des os, et qui plus est, des chairs et des parties encore plus molles que les chairs, y sont incorporées dans la pierre ; en un mot, que c’est une des reliques les plus rares quefnous ayons de cette race maudite qui fut ensevelie dans les eaux. »

«Ilfallait tout l’'entêtement del’esprit desystème pour qu'un homme tel que Scheutzer, qui était médecin et qui devait avoir vu des squelettes humains, püt se tromper aussi grossièrement, car cette imagination, qu'il a reproduite si opiniâtrément et que l'on a si longtemps répétée sur sa parole, ne peut supporter le plus léger examen. »

Ainsi s'exprime l’illustre Cuvier, qui a parfaitement établi que le prétendu homme fossile n’était qu’une « Salamandre aquatique d’une taille gigantesque dans son genre. »

Depuis l’époque à laquelle Cuvier écrivait ces lignes, on a découvert au Japon un étrange Urodèle dégradé que nous décrirons plus loin sous le nom de Grande Salamandre. C’est de cet animal que se rapproche le plus l'homme fossile de Scheutzer.

LES SALAMANDRIDÉES — SAZAMANDRIDÆ

Caractères. — Les Salamandridées, qui correspondent aux Afreloderes de Duméril et Bibron, ont le corps plus ou moins semblable à celui d’un Saurien, c’est-à-dire que la tête, le tronc, la queue, les membres, sont bien distincts et que le corps n’est pas très allongé. Il existe toujours deux paires de membres; la tête est grosse, large, plus ou moins comprimée horizontalement, terminée en avant par un museau obtus. Les yeux, toujours bien développés, sont protégés par des paupières; les narines sont peliles, ouvertes à l'extrémité du museau. On voit constamment quatre orteils en avant, le plus généralement cinq en arrière,

exceptionnellement quatre; les doigts sont le |

plus habituellement libres, parfois cependant réunis par une palmure,

La peau est humide, visqueuse, couverte de glandes qui s'accumulent sur les côlés de la tête, comme chez les Crapauds. Beaucoup de ces animaux peuvent changer de couleur.

LES SALAMANDRES — SALAMANDRA Die Molche.

Caractères. — Les Salamandres ont le corps lourd et trapu, terminé par une queue cylindrique, les doigts postérieurs au nombre de cinq, la langue large, ovalaire, libre sur ses bords, soudée dans le reste de son étendue au plancher de la bouche, le palais garni, sur sa ligne médiane, de deux séries longitudinales de dents plus ou moins arquées; il n'existe pas d'arcade entre l'os fron-

LA SALAMANDRE TERRESTRE

tal et le squamosal; les parotides sont distinctes.

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