‹ Merveilles de la nature (volume 2)Chapitre 259 sur 276 · CON RS · texte numérisé non relu

CON RS

Fig. 489. — Le Cryptobranche (1/3 grand. nat.).

« qu'il laisse aux Japonais la responsabilité de ce conte populaire. »

Bôttcher a établi que les jeunes Salamandres sont pourvues de fentes branchiales externes. Celles-ci consistent, sur un animal de 0,16 de long, en fentes allongées de 2,5 millimètres ; ces fentes sont longitudinales et se dirigent de l’angle de la bouche à l’origine d'attache des membres antérieurs; ellessontentouréesparun rebordsaillant, particulièrement épaisen avant.

Capture, usages. — On capture la Salamandre en détournant les cours d’eau qu’elle habite, et alors la bête sort de dessous les pierres, Ou en se servant d'hamecon.

Ce dernier consiste en un croc attaché à une mince cordelette ; l'extrémité libre des hamecons est fixée à l'extrémité d’un bambou de 1°,50 de long; la corde est enroulée plusieurs fois autour de ce bambou. L'appareil ainsi disposé est lentement promené devantles trous dans lesquels on suppose que doit se cacher la Salamandre; lorsque l'animal happe l’appât, l'hamecon se détache et s'enfonce dans son gosier.

Cette Salamandre est parfoiscapturée comme aliment.

blanche, pure et de bon goût; on la mange rôlie.

L'animal passe également pour avoir des vertus thérapeutiques actives, aussi bien en Chine qu'au Japon. La peau rapportée de Chine par le père David avait été trouvée par lui dans l’officine d’un apothicaire. É

Cet animal à fourni de tout temps aux médecins japonais, selon l’école chinoise, des remèdes ou plutôt des préservatifs contre les maladies contagieuses.

Au Japon, l’animal se paye un prix assez élevé; c'est ainsi que Geerts rapporte que « les montagnards qui rapportent des exemplaires vivants vendent à présent sur place les individus de grande taille environ 60 à 80 francs la pièce. »

On expédie ces animaux, comme des Anguilles, dans des paniers couverts de feuilles qu’on humecte de temps en temps.

Captivité. — C’est en 1829 que Siebold apporta en Europe la première Salamandre géante. À son arrivée à Leyde, cet animal fut placé dans un bassin rempli d’eau douce, et on lui donna de petits Poissons comme nourriture. La bête avait alors 0,30 de long; six ans plus

La chair, disent les Japonais, est de couleur | tard la taille atteignait 1 mètre.

LES SIEBOLDIES.

quil

EE

EE

a — EE

Fig. 490. — L'Amphiume à trois doigts (1/2 grand. nat.).

Weinland rapporte les faits suivants : « Ayant reçu, dit-il, une Salamandre géante, je lui offris un long Ver de terre. La bête happa vivement l'animal qui frétillait de la facon la plus séduisante au-devant de son museau; du premier coup, le tiers environ de la longueur du Ver disparut; une seconde bouchée fit disparaître une autre partie du pauvre animal; ce ne fut que par un sixième mouvement que celui-ci fut dégluti en son entier; on vit ensuite l'os hyoïde exécuter quelques mouvements évidemment pour faire passer la proie au travers de la gorge.

« Le même soir, notre Salamandre avala encore un Ver de terre.

« Le soir suivant, son repas se composa de six Vers.

« Le quatrième jour nous pensämes qu'il serait bon de donner à notre Batracien une nourriture plus substantielle. Un poisson blanc d'environ 0,15 de long fut mis dans le bassin où nous lenions la captive, car nous avions remarqué que l’animal ne touchait qu'aux proies qui étaient à portée de son museau et qu'il pouvait voir avec ses petits yeux; aussitôt quele poisson passa à portée de la monstrueuse bête, celle-ci lança latéralement sa tête par un mouvement rapide comme la flèche, mouvement tout à fait inattendu de la part d’un

être aussi lourd et aussi apathique que la Salamandre du Japon; au moment même la bouche s’ouvrit au moins de 2 centimètres, absolument comme le fait le Requin lorsqu'il happe sa proie de côté. Mais le poisson s'échappa, bien que la Salamandre, après l’avoir manqué, mordit par deux fois à l’endroit où l’animal s'était trouvé.

Nous introduisimes alors dans le bassin une Grenouille presque adulte. La Salamandre se précipita sur le Batracien, mais l'ayant saisi maladroitement par les pattes de devant, la Grenouille put s'échapper et se réfugier dans un des coins du bassin. La Salamandre le saisit en cet endroit et l'ayant habilement pris par la tête, la déglutit, bien que fort péniblement. La déglutilion fut difficile; non seulement la Salamandre s'arc-bouta solidement avec ses paltes antérieures contre le fond du bassin, mais encore y appuya fortement la queue, comme pour avoir un point d'appui.

« La Salamandre géante est extrèmement paresseuse et ne bouge que pour happer sa nourriture. Elle repose toujours tranquillement sur le fond de son bassin et se tient dans le coin le plus obscur; si la lumière arrive au point où elle se trouve, elle se hâte de partir et d'aller se placer en un point moins vivement éclairé.

« De temps en temps, à peu près toutes les dix minutes, l’animalallonge son museau hors de l'eau pour respirer, puis replonge tranquillement.

«On voit parfois la bête décrire des oscil- Jations latérales, régulières, faire avec le tronc des mouvements de balancements en avant et en arrière, comme on l’observe chez les éléphants, les ours en captivité. »

D'après Geerts, « quoique la Salamandre puisse résister à un froid assez rigoureux, 0° centigrade, el à la chaleur de l'été, de 30° à 36° centigrades, elle préfère cependant une température plus douce. En hiver, il lui faut un bassin dans une chambre chauffée, de telle sorte que l’eau ne puisse geler ; en été, on doit éviter les rayons directs de soleil. En hiver, une température d’environ 13° à 15° centigrades suffit. Un petit vivier de 5 à 6 mètres carrés de surface, dont la moitié aura peu de profondeur, environ 14 à 15 centimètres, et l’autre moitié, 25 à 30 centimètres, est ce qu'il ya de plus convenable, surtout quand on peut y amener l’eau courante et disposer une petite fontaine avec quelques pierres plates, couvertes de mousses et environnées de plantes aquatiques. Mais si l’eau courante fait défaut, on pourra aussi la garder dans un réservoir rempli d’eau de puits, à la condition de renouveler l’eau de temps en temps. La hauteur de l’eau dans le vivier ou dans le réservoir sera, dans la partie profonde, d'environ 10 à 12 centimètres, de telle sorte que l'animal se trouve, à l'état de repos, tout à fait immergé, mais qu'il n’ait besoin que de lever un peu la tête pour mettre son museau hors de l’eau et respirer.

La partie plus profonde du vivier lui permettra de nager de temps en temps.

« Quand on renouvelle l’eau, il faut avoir soin de laver le fond du bassin, afin d'enlever les excréments liquides et semi-liquides, ainsi que les matières muqueuses de la peau qui s’y trouvent.

«On ne retrouve jamais les os des poissons avalés, ce qui prouve que la Salamandre doit avoir une digestion active. »

A ces observations nous pouvons ajouter celles que nous avons été à même de faire pendant plusieurs années sur deux Salamandres géantes conservées au Muséum d'histoire naturelle de Paris.

L'un de ces animaux a été donné, le 41 novembre 1859, par P. Van Meerderwoort: il est encore actuellement vivant en 1883. La taille

LES SIEBOLDIES.

est de 1,17, le poids de 14 kilogrammes; lorsque l’animal est arrivé à Paris, il était long de 6%,79; A. Duméril note que le 6 novembre 1857, la taille était de 82,85; on voit que la Salamandre du Japon a proportionnellement grandi plus vite dans les premiers temps de sa captivité.

La bête est conservée dans un vaste bassin en verre de forme rectangulaire, de 3%,25 de long, de 1,45 de large; l’eau, qui est constamment courante, forme une couche de 0,22 à 0,25 ; la température, en hiver, est, en moyenne de 5 degrés. Une partie du bassin est convertie en terre-plein, sur lequel peut se rendre l'animal; une retraite bien obscure lui est du reste mcnagée.

C’estsous cet abri que se tient presque constamment la Salamandre; ellene sort guère que pour manger.

La nourriture se compose de Grenouilles, de Poissons tant marins que d’eau douce que l'animal vient prendre lorsqu'on les lui présente à l'extrémité d’une longue pince. La bête se jette avec vivacité sur la nourriture, qu’elle soit morte ou vivante, la saisit, laisse échapper quelques bulles d’air, fait entrer la proie dans sa bouche par deux ou trois mouvements brusques et saccadés, et la déglutit.

Après avoir suffisamment mangé, la Salamandre gagne, le plus souvent, de suite sa retraite et ne se soucie plus, souvent pendant assez longtemps, des poissons ou des Grenouilles qui peuvent se trouver dans le même bassin qu’elle.

Parfois la Salamandre abandonne son réduit pour venir respirer; elle ne sort alors hors de l’eau que l'extrémité du museau.

Si on irrite l'animal, il se jette et cherche à mordre.

Une jeune Salamandre donnée, le 23 mars 1882, par Geerts, pèse 2 kil., 740; sa taille est de 0",64.

L'animal est très méchant, si légèrement touché qu'il soit, il cherche à mordre et se couvre d'un mucus fort abondant.

La Salamandre géante, comme tous les autres Urodèles, est un animal très vivace.

Brehm rapporte qu'un de ces animaux qu'il conservait en captivité rampa un jour sur le bord de son bassin et tomba d’une hauteur de près d'un mètre et demi; la bête resta étendue sans mouvement pendant un assez long temps, mais se rétablit après qu’elle eut été replacée dans l’eau.

L'AMPHIUME A TROIS DOIGTS. 671

Le bassin dans lequel un de ces animaux était conservé au jardin zoologique d’Amsterdam a pu geler, sans que la Salamandre en éprouvât aucun mal.

Brehm raconte également qu’il perdit deux de ces animaux, leur peau s'élant couverte d'un champignon qui finit par recouvrir les Salamandres, de telle sorte que celles-ci semblaient être parsemées de givre.

LES CRYPTOBRANCHES — CRYPTO- BRANCHUS

Schlummteufel.

Caractères, — Selon que l’on accorde plus ou moins d'importance à la persistance ou à la disparition des fentes branchiales, on réunit dans un même genre la grande Salamandre du Japon avec l’animal que nous allons faire connaître, ou on l’en sépare.

Chez le Cryptobranche des monts Alléghanis (Cryptobranchus alleghanensis, Menopoma alleghanensis, Protonopsis horrida, Molge gigantea, Salamandrops giganteus) il existe, en effet, une fente allongée sur les parties latérales et audessous du pli saillant du cou, au moins du côté gauche.

Le corps est allongé, d'apparence lourde, comme chez la Salamandre du Japon, bien que la taille, toujours plus pelite, ne dépasse généralement pas 0,20. La lète est grosse, large en arrière, fort aplalie; le museau est obtus, arrondi; les narines sont très petites, situées sur le bout du museau, près du bord latéral; les yeux sont petits. La queue est comprimée, du tiers à peu près de la longueur du corps. Sur les flancs se voil un repli cutané assez épais, La peau est rugeuse, avec des pores nombreux. Les pattes sont trapues; les membres antérieurs portent quatre doigts; les membres postérieurs ont cinq doigts plus courts, élargis et membraneux (fig. 489).

La couleur fondamentale de la peau est brunâtre ou d’un gris ardoisé sombre avec des taches noires fondues et une bande sombre le long des flancs ; l'extrémité des doigts est jaunätre. D'après Holbrook, certains individus ont le dos d’un beau rouge.

Distribution géographique. — Celle espèce, essentiellement aquatique, vit dans les rivières tributaires du Mississipi.

Mœurs, habitudes, régime, — D'après Barton, qui décrivit en 1812 l'animal qui nous

occupe sous le nom de Salamandre géante (Salamandra gigantea), le Cryptobranche vit le plus habituellement dans l’eau.

Fort vorace, ilse nourrit de Vers, de Crustacés, de petits Poissons et mord souvent l’hameçon.

Beaucoup de pêcheurs américains le craignent et pensent que sa morsure estvenimeuse.

Captivité. — Pendant plusieurs années nous avons pu observer un de ces animaux dans la ménagerie du Muséum de Paris et nous assurer que ses mœurs sont celles de la Grande Salamandre du Japon.

L'animal redoute avant tout la lumière et se tient presque constamment caché dans le coin le plus obscur de l'aquarium, au-dessons d’une planchette entourée de pierres meulières, de manière à former une petite grotte artificielle.

Il peut rester pendant un long temps sans respirer.

Sa nourriture se compose essentieilement de Vers et de Têtards, surtout de Têtards de Pélodyte.

Lorsqu'il a faim et que l’on introduit dans l'aquarium qu'il habite sa nourriture vivante, il sort de sa retraite, s'empare, d’un brusque et rapide mouvement de tête, de la proie qu’il convoite, ouvre largement la bouche et par deux ou trois mouvements successifs la fait entrer dans sa bouche; le repas terminé, il se hâte de gagner sa retraite favorite.

S'il nage, c’est à la manière des Tritons, par les mouvements de latéralité de la queue disposée en forme de rame.

LES AMPHIUMES — AMPHIUMA

Aulmolche.

Le genre Amphiume, établi par Garden, ne comprend que deux espèces, l’Amphiume à trois doigts (Amphiume tridactyla, Murænopsis tridactyla) et lAmphiume means (Amphiuma means).

L'AMPHIUME A TROIS DOIGTS. — AMPHIUMA TRIDACTYL14, MUR ÆNOPSIS TRIDACIY LA.

Caractères. — À l'inverse du Cryptobranche ou Ménonome, l'Amphiume est un animal au corps très allongé, cylindrique, vingt fois à peu près aussilong quelarge, semblable à celui d'une Auguille.

La tête est petite, le museau allongé, oblus

L'AMPHIUME A DEUX DOIGTS.

à son extrémité; les ouvertures externes des narines, qui sont pelites, sont situées près du sommet du museau, tout contre le rebord labial ; sur les côtés et en avant de la commissure des lèvres, on aperçoit un point noir qui est l'œil, fort petit et recouvert par la peau. La bouche occupe à peu près le milieu de la longueur de la tête; la mâchoire supérieure est plus longue que l’inférieure. La queue est courte, comprimée, tranchante, terminée en pointe. Les membres, au nombre de quatre, sont très courts, fort distants l’un de l’autre, par suite de l'allongement du tronc; les doigts sont peu développés; on en compte trois à chaque membre (fig. 490). La peau est lisse, de couleur brun noirâtre, souvent plus pâle sous le ventre.

La taille peut atteindre 0",90.

A ces caractères extérieurs nous ajouterons que le cou est percé de chaque côté, en arrière de la tête, d’un trou ovale un peu obliquement placé ; au fond de cette fente on aperçoit deux lèvres qui peuvent s’écarter ou se rapprocher et dont les bords libres sont un peu dentelés. Les gencives sont garnies d’une rangée de petites dents coniques, contiguës, légèrement arquées en arrière, un peu plus nombreuses à la mâchoire supérieure qu’à l’inférieure; on voit sur le palais de fortes dents qui forment une rangée sensiblement parallèle à celles que décrivent les dents des mâchoires. La langue est indistincte, adhérente de toutes parts au plancher de la bouche, avec laquelle elle se confond. Ilexiste quatre aresbranchiaux. Le nombre des vertèbres est de 99.

D’après les recherches de Cuvier, « le cœur et toute la circulation paraissent semblables à ce que l’on observe chez les Grenouilles, les Salamandres et la Sirène; l'aorte se dirige en avant et se bifurque ; ses branches se rendent vers l’arceau qui fournit le bord antérieur de l’orifice; elles le suivent, et contournent ensuite l’œsophage pour se réunir et former l’aorte descendante; ce qui semble tout à fait annoncer qu’à une époque quelconque il y a eu une circulation plus ou moins analogue à celle des Poissons. Du reste, les poumons sont très considérables et fort vasculeux. Nés immédiatement de la glotte, sans trachée et sans bronches, ils s'étendent en forme de cylindres allongés dans presque toute la longueur de l'abdomen, se renflant cependant un peu vers leur extrémité postérieure. Le foie, la rate, l'estomac sont, comme tous les autres viscè-

res, et comme la forme du corps l’exigeait, de forme longue et étroite.»

On a prétendu que l’Amphiume était l'état parfait de la Sirène lacertine; les recherches de Harlan et surtout celles de Cuvier ont démontré que ces deux Batraciens ne peuvent aucunement être des âges différents l'un de l’autre.

Distribution géographique. — L'Amphiume habite les marais et les étangs de la Nouvelle- Orléans, de la Floride, de la Géorgie et de la Caroline du Sud.

Mœurs, habitudes, régime. — L'animal nage à la manière des Anguilles, par des mouvements de reptation.

Il se tient cependant le plus habituellement caché dans la vase, surtout pendant l'hiver, à la profondeur de 2 et même 3 pieds.

La bête peut vivre hors de l’eau; Cuvier rapporte, en effet, qu’un individu s'étant échappé du vase dans lequel on le tenait enfermé pour l'observer, futretrouvé plein de santé sur le sol quelques jours après, de telle sorte, écrit-il, « que l’on pourrait dire, comme on voit, que l’'Amphiume est, en quelque sorte, plus qu’un Amphibie, puisqu'il peut vivre dans l’air, dans l’eau et sous la terre ; et toutefois ce n’est pro: bablement que par le moyen de l'air qu’il respire, car il n’a d’autres organes de respiration que les poumons. »

Cuvier ajoute queles nègres du pays appellent cet animal, on ne sait trop pourquoi, Serpent du Congo, qu'ils l'ont en horreur, le craignent beaucoup et le regardent comme venimeux, ce qui est un préjugé.

Usages et emploi. — D'après Cuvier, le grand volume qu’atteignent les Amphiumes les rend intéressants, « et peut-être finira-t-on par reconnaître qu’ils peuvent servir d'aliments. On ne voit pas, si leur goût est agréable, pourquoi on les rejetterait plutôt que les Grenouilles et les Anguilles. »

L'AMPHIUME A DEUX DOIGTS. — AMPHIUMA MEANS.

Caractères. — Une autre espèce, l'Amphiuma means ou Amphiume à deux doigts, ne se distingue de la précédente que par le nombre des doigts.

Le nombre des vertèbres, d’après Cuvier, est de 112.

Distribution géographique. — Cet animalse trouve dans l'Amérique du Nord, depuis la Caroline du Nord jusqu'au Mississipi.

LES MÉNOBRANCHES.

Fig. 491. — Le Ménobranche (1/4 grand. nat.).

LES PROTÉIDÉES — PROTEIDÆ

Avec les Protéidées commence l’histoire des plus inférieurs des Batraciens Urodèles ; nous voulons parler des Phanérobranches , (els que Duméril et Bibron définissaient ce groupe.

Ainsi que l'indiquent leur nom, ces animaux ont les branchies persistantes et présentent de manifestes caractères d'infériorité qui les rapprochent des Poissons.

Duméril et Bibron partagent cette famille en quatre genres, les Protées, les Ménobranches, les Sirènes, les Siredons ou Axolotls.

Ainsi que nous l'avons dit plus haut, ces derniers ne sont que l’état larvaire d'animaux plus parfaits, les Amblystomes, et doivent prendre prendre place, dès lors, dans un autre groupe zoologique.

Les Sirènes forment une famille particulière.

De telle sorte que la famille des Protéidées, telle qu'elle est comprise par Boulenger, ne se compose que des deux genres Protée et Ménobranche,

Caractères, — Ces deux genres ont pour

Breum. — V,

caractère commun la présence de branchies externes, l'absence de maxillaires, la présence de dents sur les intermaxillaires et surla mandibule; les vertèbres ont leurs cavités articulaires concaves ; il n’existe pas de paupières.

Page 1