‹ Merveilles de la natureChapitre 130 sur 412 · L'ACHÉHONTIE ATHOPOS OU SPHINX TÊTE-DE-MORT · texte numérisé non relu

L'ACHÉHONTIE ATHOPOS OU SPHINX TÊTE-DE-MORT

Fig. 1314.

Fig. 1314. — Sa Chenille.

Fig. 1313. — Le Sphinx tète-de-mort ou Acherontia atropos.

Fig. 1313 et 1314. — Sphingides (Acherontia).

que chez tout autre Sphinx, et ne permet pas à ce Papillon de recueillir sa nourriture suivant le mode décrit plus haut.

Le thorax, revêtu d'une épaisse fourrure brune, à reflets bleu-grisâtres, porte sur le dos un dessin jaune d'ocre qui rappelle, d'une manière surprenante, une Tête-de-Mort avec deux os en croix par dessous, ce qui leur a fait décerner leur nom vulgaire de Tête-de-Mort. Les ailes antérieures d'un brun foncé sont estompées de noir et de jaune d'ocre; elles sont partagées par deux bandes transversales jaunâtres en trois aires, dont la médiane présente un petit point central clair. Les ailes postérieures, d'un jaune d'ocre, sont ornées de deux bandes transversales noires, dont l'externe, plus large, paraît déchiquetée et comme baveuse au niveau des nervures. L'abdomen finit en pointe arrondie; il est également jaune, cerclé de noir et parcouru par une large vergelure longitudinale d'un bleu grisâtre.

Distribution géographique. — La Tête-de-

Mort se rencontre au Mexique, dans toute Breum. — VIII.

l'Asie et l'Afrique, ainsi qu'à Java ; en Europe on le voit moins dans les pays septentrionaux que dans ceux du sud; il remonte cependant jusqu'en Angleterre.

Mœurs, habitudes, régime. — On les rencontre, en France, en mai et en septembre, en Allemagne seulement en automne. Les Têtes-de- Mort qui éclosent dans les régions moyenne et septentrionale de l'Allemagne pendant l'automne ne seperpétuentpas, et onn'en aurait pas encore trouvé au printemps. Il faut en conclure, d'après Boisduval, que les Chenilles apparues dans ces régions proviennent de Femelles que leur vol y a portées, ce qui cadre aussi avec leur apparition toujours transitoire etlocalisée. Tantôt on trouve ces Papillons, posés sur un mur ou sur une pierre, les ailes appliquées sur le corps à la manière d'un toit ; tantôt on les voit, recherchant la lumière, se mettre à voltigerdans une chambre où leur apparition subite cause souvent de la surprise et de l'effroi, d'autant mieux qu'ils produisent, dès qu'on les irrite, un sifflement strident qu'on compare à Insectes. — 128

Page 1