‹ Merveilles de la natureChapitre 145 sur 412 · LES COSSUS · texte numérisé non relu

LES COSSUS

;so7

plus que la Femelle, j'ai été plus à portée d'observer celui-ci que l'autre ; mais tous les individus femelles que j'ai disséqués m'ont offert le môme appareil, seulement plus petit. »

Solier (1837) ayant été à môme d'observer les Écailles pudiques, s'exprime ainsi : « Il me parut très probable que lorsque l'Insecte veut produire sa stridulation, il fait mouvoir les hanches postérieures contre les brosses des intermédiaires qui passant sur les côtes élevées de la vessie, fontvibrer cette dernière et produisent le son remarquable que ce Papillon fait entendre en volant. Ces vessies seraient donc deux espèces de violons dont les hanches intermédiaires seraient les archets. Ce que l'on peut assurer, c'est que la stridulation n'a lieu que par la volonté de l'Insecte et qu'elle n'est point le résultat forcé du vol, puisque je l'ai vu souvent agiter ses ailes avec une très grande vitesse sans produire d'autre son que le bourdonnement naturel dû à l'agitation de l'air que ces ailes mettent en mouvement. »

Plus récemment M. le Dr Laboulbène (I), qui sait cultiver avec talent l'Entomologie et la Médecine, a repris l'étude de l'appareil musical de l'Écaillé pudique et des Setina et a émis sur la production des sons l'opinion suivante : <• Je crois, dit-il, que l'Insecte stridule par suite de petits coups donnés au moyen des pattes sur la membrane tendue, ou par des pressions latérales rapides au moyen des genoux. La Chelonia pudica et les Setina auraient, de la sorte, le même mode de stridulation, ce seraient des Insectes timbaliers... »

LES CALLIMORPHES— CALLIMORPBA

Jungfer.

Caractères. — Les antennes sont longues et simples dans les deux sexes, c'est-à-dire sans dentelures ; la trompe est très développée ; le thorax, plus étroit que dans le genre précédent, est moins velu ; l'abdomen, cylindrique, moins volumineux, est de la couleur des ailes postérieures qui, elles, sont légèrement plissées au repos.

Distribution géographique. — Ce genre,

qui a des représentants à peu près dans toutes les régions du globe, renferme deux espèces indigènes.

(1) Sur l'organe musical de la Chelonia pudica, Ann. Soc. Eut. 1864, p. C89.

Mœurs, habitudes, régime. — Ces Papillons voltigent exceptionnellement en plein soleil, le Callimorpha dominula et le Callimorpha Hem (Gg. 1345) passent rapides et farou-

Fig. 1345. — Le Callimorplie II

ches sous les yeux du chasseur durant tout le jour et le crépuscule ; au repos, leurs ailes reposent sur l'abdomen à la manière d'un toit.

LES COSS1NES — COSSLWE Bohrer.

Caractères. — Les Papillons au corps cotonneux ont une trompeabsolument rudimentaire, des antennes plus ou moins longues, souvent presque filiformes, soit à peine dentées, soit pectinées ; les ailes se disposent en toit pendant le repos ; l'abdomen allongé se termine chez les Femelles par un long oviducte en tarière.

Mœurs, habitudes, régime. — Les Chenilles

des Cossines viventdans les tiges ouïes racines, à l'abri de la lumière ; aussi sont elles de couleur livide blanchâtre ou roussàtre ; leurs puissantes mandibules leur permettent de creuser de larges galeries dans les bois les plus durs. Les Chrysalides ont les anneaux de l'abdomen garnis de deux rangées de petites épines qui leur permettent de se déplacer dans les galeries qu'elles habitent et de prendre un solide point d'appui lors de l'éclosion.

Page 1