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LA HARI'YE DES HÊTRES. — STJUHOPUS FJGI

Buchenspinner.

Caractères. — Te Papillon présente la même conformation générale que le précédent, mais il est d'un gris brunàlre.

Mœurs, habitudes, régime. — La Harpye

des Hêtres vole en même temps que le précédent, mais elle ne se rencontre que dans les forêts de Hêtres.

La Chenille la plus grotesque de toutes les Chenilles de nos pays repose comme la précédente, mais elle offre une physionomie essentiellement différente, ainsi que nous l'indiquons (fig. 1440, p. 385). D'un brun de cuir, elle a les six pattes thoraciques extraordinairement allongées ; l'extrémité de l'abdomen porte deux appendices en l'orme de baguettes correspondant aux fouets des Chenilles-àfouet, mais ne pouvant faire saillir aucun fil ; ce sont des fouets réduits au manche.

On la trouve, en automne, sur les Hêtres ou sur les Chênes ; et quand on vient à troubler son repos, elle prend, en relevant la

partie antérieure de son corps, en étendant et en faisant trembler ses longues pattes, des attitudes menaçantes d'un comique achevé.

Sa Nymphose s'opère avant l'hiver dans un Cocon épais tissé entre des feuilles, sur le sol.

LES NOCTUELLES -

Die Eulcn.

NOCTUID.E

Caractères. — Les Noctuelles forment une famille très considérable. Ses membres sont presque tous détaille moyenne ; et à l'exception d'un petit nombre de genres, ils se font reconnaître à la conformité de leur structure et aux sièges constants de leurs marques.

Le corps est, en général, assez puissant, sans mériter toutefois la qualification de trapu ; l'abdomen est généralement pointu et dépasse le bord interne des ailes postérieures; leurs poils sont épais et marqués de Huppes d'aspects variés sur le thorax et l'abdomen. Les yeux, velus ou nus , luisent dans l'obscurité ; les yeux accessoires manquent rarement auprès des yeux composés, et sont cachés sous des poils épais. Les antennes, hérissées, sont un peu plus longues que la moitié de l'aile antérieure ; elles reposent sur un article basilaire épaissi, et portent généralement de longs cils; chez les Mâles de quelques espèces, elles sont pectinées (en dents-de-peigne) ou serriformes (en dents-de-scie) ou ciliées (en forme de pinceaux). Les palpes, plus ou moins développés, dépassent presque toujours la tête, et s'élèvent peu au-dessus d'elle ; leur deuxième article est recouvert de poils épais ou d'écaillés serrées ; le dernier l'est moins, et paraît aussi toujours plus grêle ; ils n'atteignent une longueur exceptionnelle que dans une tribu comptée autrefois parmi les Microlépidoptères sous le nom tillerminides. Il est très rare que la trompe n'atteigne pas son développement complet, et demeure faible ou manque,. tout à fait. Les pattes sont puissantes ; elles sont plus longues et plus fortes que celles des Bombycides (surtout les pattes postérieures) ; les jambes antérieures sont plus courtes que les cuisses antérieures; les jambes postérieures sont plus longues que les cuisses correspondantes ; la partie inférieure des cuisses et la partie externe des jambes sont revêtues de poils plus ou moins épais, plus rarement d'écaillés contiguës. Les jambes et les tarses sont souvent munis de rangées longitudinales d'épines très fines ; les

LES NOCTUELLES

Fig. 1435.

Fig. 1438.

Fig. 1435. — L'Harpye Grande queue fourchue.

Fig. 143G. — Jeune Chenille.

Fig. 1137. — Chenille ayant atteint toute sa taille.

Fig. 1437. Fig. 1439.

| Fig. 1438. — Son Cocon.

Fig. 1439. — Chenille de la Harpye du Hêtre [Slawopus).

Fig. 1435 à 1439. — Les Notodontines (Harpya et Stauropus).

jambes postérieures sont armées de deux paires d'éperons. Sur l'aile antérieure, le bord interne est toujours plus étendu que la lisière ; lesdouze nervures qui la traversent présentent peu de différences dans leurs parcours.

A l'exception d'un petit nombre de tribus, il y a une cellule accessoire, qui résulte de ce que la dixième nervure, émanant de la côte médiane antérieure, envoie un rameau obli-

7 ; Fig. 1 !40. — Aile de Noctuelle.

que à la nervure qui va de l'angle antérieur de la cellule médiane vers la pointe ; cette nervure est coupée par ce rameau oblique, qui se dirige vers la lisière et constitue la septième nervure. Relativement aux marques, dont l'analogie est telle qu'on doit y rechercher des différences aussi minimes que possible pour décrire les différentes espèces, il faut se reporter à la figure schématique (fig. 1440) que nous allons expliquer en peu de mots.

Près de la base de l'aile passe la demi-ligne transversale (a) ; nous avons déjà signalé les Breii.v. — VIII.

deux lignes complètes antérieure (b) et postérieure (c) ou lignes médianes qui limitent l'aire médiane. Dans cette aire peuvent se trouver trois taches de nuances différentes {macules) : la tacite annulaire ou orbiculaire (d) dans la cellule médiane, la tache réniforme (e) sur la nervure transversale, pourvues toutes deux généralement d'un noyau clair, et la tache en zigzag ou clavi forme (f), moins constante et plus foncée. Lorsqu'entre les deux premières la surface de l'aile est traversée par une teinte plus sombre, celle-ci porte le nom à' ombre médiane, ce qui indique qu'il n'y a pas là de limites tranchées. Dans l'aire marginale, et la traversant à peu près en son milieu, on remarque la ligne subterminale ou ondulée (h) sur laquelle on observe souvent deux angles contigus (p: ) très nets, qu'on nomme la marque en W ou en M; les quelques traits foncés qui rayonnent de la ligne ondulée vers la pointe s'appellent les traits sagittés. Il n'est pas besoin de signaler dès à présent que ces signes ne se retrouvent pas tous sur chaque aile. L'aile postérieure, plus courte et plus large, se trouve le plus souvent dépourvue de marques et de couleur sombre; généralement elle s'obscurcit vers la lisière plus que vers la base. Lorsqu'elle est d'une nuance plus claire (jaune, rouge, bleue) généralement les marques n'y font pas défaut, fussent-elles réduites à une simple bande Insectes. — 140

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