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LA LAKENTIE DU CHENOPODIUM

Mœurs, habitudes, périme. — 11 se plaît dans les garrigues où il vole d'une aile rapide pendant la matinée jusqu'au milieu du jour.

Sa Chenille, qui est jaune sale, marqué de

I'ig. 1482. — La t'idoiiie à plumet.

brun et orné sur chaque anneau d'une tache obscure en forme de losange, vit sur le Doryenium su/fruticosum ; elle se construit avec de la mousse et des débris de toute nature une coque pour accomplir ses Métamorphoses.

LES LARENT1ES — LARENTIA

Caractères. — Le genre Larentia, très riche en espèces, appartient à un groupe dont les membres portent sur l'aile postérieure une nervure marginale qui, au lieu de provenir de la base môme de l'aile, comme chez les Papillons décrits jusqu'ici (le Ckeimatobia /tiemalis excepté), émane de la nervure médiane antérieure au voisinage de l'angle antérieur de la cellule médiane. L'aile antérieure présente une cellule médiane entièrement close et une cellule supplémentaire cloisonnée. Comme, du reste, il existe des différences de toutes sortes dans le trajet des nervures alaires, les auteurs ont établi dans ce genre des divisions variables, suivant leurs points de vue, et dont nous n'avons pas à tenir compte pour le but que nous nous sommes proposé.

La même conformation des ailes antérieures, la même raie oblique au niveau de leur pointe, la même bordure sinueuse des ailes postérieures dont les marques sont peu accentuées et dont le bord antérieur dépasse l'angle interne des ailes antérieures, se retrouvent chez beaucoup d'autres espèces, dont plusieurs ont des marques nettes et des couleurs vives.

Mœurs, habitudes, régime. — Ce Sont des

Phalènes blanches ou jaunes, à bandes foncées, plus ou moins serrées, qui vivent parmi les herbes des terrains humides et qu'on voit voltiger de droite et de gauche pour aller se poser bientôt sur les buissons, à la face

inférieure des feuilles, sur des troncs d'arbres, ou sur les brins d'herbes, en quête de quelque cachette, lorsqu'on les effraie en traversant les fourrés. On remarquecombien ils sont craintifs ; et l'on sait qu'ils attendent de préférence l'obscurité pour s'en aller, d'un vol plus actif, satisfaire leurs désirs d'alimentation et de reproduction.

LA LARENTIE DU BOULEAU OU PHALÈNE LAN- CÉOLÉE. — LARENTIA IIASTATA.

Spieszband. — Birkenbusch Spanner.

Caractères. — Cette Phalène est le Papillon noir et blanc que nous représentons (flg. 1480).

Mœurs, habitudes, régime. — Cet élégant

Lépidoptère habite exclusivement les forêts, mais on ne le trouve pas dans toutes; on ne le rencontre que dans celles où les groupes de Bouleaux prédominentdans quelques endroits ; c'est là qu'il voltige au mois de mai, d'un vol assez vif et farouche. Comme il a deux générations par an, on le voit en même temps, mais aussi plus tôt et plus tard, que la Larenlie funèbre {Larentia tristatà) de taille moindre, marqué des mêmes signes, et vivant dans l'herbe des bois et des fourrés.

La Chenille de la Phalène lancéolée se trouve plus tard, entre des feuilles de Bouleau réunies ; elle est plissee en travers, d'un brun de cannelle, et porte de chaque côté une rangée de taches jaunes en fer-à-cheval. Elle opère sa Nymphose dans la terre, où la Chrysalide doit passer l'hiver.

LA LAHEMiE DU CHENOPODIUM. — LA11ENTIA ClllC.\OVODlATA, OU CIDARIA CHENOPODIATA.

Gànsefusz Spanner. — Gelber Marmor.

Caractères. — Sa teinte fondamentale, d'un jaune de cuir verdâtre, est relevée par des bandes d'un brun jaune qui limitent l'aire médiane chez la Femelle ; cette teinte foncée est plus élargie chez le Mâle.

Mœurs, habitudes, régime, — - Celte Phalène n'est rare nulle part pendant les mois de juillet et d'août; elle se tient à peu près dans les mêmes endroits que la précédente, mais elle habite surtout les jardins des villages et leurs alentours; aussi la trouve-t-on posée sur les murs des étables, sur les troncs d'arbres, mais non parmi les herbes, en sorte qu'on l'effarouche moins farilement que la

LES EUPITHÉCIES.

précédente, et qu'on surprend son vol moins aisément.

La Chenille, qui passe l'hiver, paraît un peu noueuse sur les côtés; vue d'en haut, elle semble unie. Sa couleur et ses marques varient ; son dos, d'un gris-brunâtre ou d'un brun de cannelle, est orné d'équerres dont l'angle

Fig. 1483. — La Larentie du Chenopodiuru.

se dirige en avant et que traverse une ligne foncée étroite ; ses côtés sont traversés par une ligne jaune, anguleuse et large. Elle se nourrit des diverses espèces de Chénopodées, sur lesquelles on trouve parfois ces Chenilles en colonies nombreuses ; pour se métamorphoser elles s'enfoncent profondément en terre.

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