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LA PHALÈNE DES GROSEILLIERS. - ABRAXAS GROSSULAR1ATA

Harlekin; — Stachelbeer Spanner.

Caractères. — A côtéde celte Larentie, nous placerons la Phalène du Groseillier (fig. 1484), qui se rencontreen même temps que lui etdans les mêmes lieux, bien qu'une classification régulièrement ordonnée assigne à ces Papillons deux places fort éloignées. On ne saurait le confondre avec aucun autre, même sans tenir compte du trajet des nervures, qui servent à le classer. Sur un fond blanc, les ailes por-

tent des rangées de points noirs disposées comme l'indique la figure ; sur la base, et entre les deux dernières bandes transversales, assez voisines sur l'aile antérieure, ainsi que sur les côtés du corps, apparaît en troisième lieu la teinte jaune-d'œuf.

Mœurs, habitudes, régime. — Le jour,

cette Phalène reste moins dissimulée que bien d'autres Papillons parmi les Buissons, les Haies, etc., car elle ne s'applique pas aussi étroitement contre les feuilles, et ne choisit pas exclusivement leur face inférieure pour s'y reposer. A la nuit tombante les deux sexes commencent àse chercher et à se joindre, dans un vol tourbillonnant et fantastique. La Femelle fécondée pond, au mois d'août, ses OEufs jaune-paille, par petits groupes, entre les nervures des feuilles de plantes ligneuses diverses, notammentdes Groseilliers communs, des Groseilliers à maquereau, des Pruniers, des Abricotiers, dans nos jardins, des Nerpruns et des Prunelliers, dans nos campagnes. Les Chenilles éclosent jusque dans la première quinzaine de septembre, au plus tard ; elles muent encore une ou deux fois avant l'hiver, puis tombent avec le feuillage, ou un peu plus tôt, pour chercher sur le sol quelque cachette. Au sortir du sommeil d'hiver, elles recherchent leurs plantes nourricières, etlorsqu'elles sont en nombre, elles n'y laissent aucune verdure, car elles commencent leurs ravages avant le complet développement des feuilles.

Ces Chenilles ne vivent pas en colonies, mais se trouvent en général isolées. Elles nous offrent un exemple rare de similitude, au point de vue de la coloration, entre un Insecte parfait et sa Larve. Elle porte les mêmes taches noires sur le fond blanc de son dos et le fond jaune d'œuf de son ventre. Généralement à maturité vers la fin de mai, elle se fixe au moyen de quelques fils à la dernière feuille qu'elle a rongée ou bien à quelque endroit voi- ! sin, et se change, derrière ce tissu, en une I Chrysalide compacte, d'un noir luisant, dont , les segments abdominaux ont des bords posté- ' rieurs saillants et d'une teinte jaune-d'œuf. Cette Chrysalide élégante ne repose que quelques semaines.

LES EUPITHÉCIES — EUPITHECIA

Caractères. — En raison de l'analogie de leurs colorations et de leurs marques, il est

LES LYTHRIES.

Fig. 1487.

Fig. 1486.

Fig. 1181. — La Phalène des Groseilliers. Fig. 1485. — Sa Chenille.

Fig. 1480. — Sa Chrysalide.

La Phalène do la Centaurée.

La Phalène purpurine.

Fig. 1484 a 1488. — Les Phalènes {Eupithecia et Lythria).

fort difficile de discerner les espèces, nombreuses et peu remarquables, du genre Eupithecia. Elles se distinguent par l'exiguité surprenante de leurs ailes postérieures, dont la lisière, arrondie ou obtuse, est bordée tout du long, et dont les nervures 6 et 7 émanent d'un pédicule commun. Les ailes antérieures présentent une cellule supplémentaire non cloisonnée ; et les nervures 6 et 7 s'y trouvent séparées. En outre, les cuisses sont couvertes d'écaillés contiguës, la largeur du front est moindre que le diamètre des yeux, les palpes, généralement, ne peuvent être vus d'en baut à cause de leur petitesse, et les antennes sont simplement ciliées.

Les ailes, grisâtres, dont la ligne ondulée plus ou moins claire ou foncée constitue la marque dislinclive principale, sont visibles toutes les quatre pendant le repos ; les ailes antérieures sont remarquables par la longueur de leur bord externe.

Moeurs, habitudes, régime. — Les Chenilles d'un grand nombre de ces espèces sont polyphages et se nourrissent de plantes herbacées, de plantes arboiescentes, d'arbres feuillus et de Conifères ; les unes vivent à découvert sur les feuilles, d'autres dans les fleurs et dans les fruits.

Brkdm. — VIII.

LA PIIALE.\E DE LA CE>TAUHÉK. — EUPITHECIA

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