I.A TORTRIX DES POIS A TACHES SEMI-LUNAIRES
— on jpnor.iT i borsana. Mondflechiger Erbsenwickler.
Caractères. — Cette Tortrix (fig. 1506) vit d'une manière analogue, et ressemble à la précédente même par la tache blanche semi-
150a. — La Torti des l'ois, très grossie
Fig.1007. — Chenille dévorant un Pois.
lunaire qu'elle porte au-devant du miroir; elle est un peu plus grande.
Mœurs, habitudes, régime. — Sa Chenille,
qui tire davantage sur le jaune-orange, porte aussi des verrucosilés munies de poils, mais moins saillantes et moins foncées. Cette espèce paraît moins répandue que la précédente, qui est fort commune.
Ce sont les Chenilles de ces deux espèces qui laissent des traces de leurs morsures sur les Pois secs, et qui portent préjudice à cette récolte, quand elles existent en grandes masses.
LES CARPOCAPSES
CARPOCAPSA
LA TORTRIX DES POMMES. — CAltPOCAl'S l POMONELLA OU POMONAIfA.
Apfelwichler. — GbstmicMer.
Caractères. — Ce Microlépidoptère (fig. 1512) a les ailes supérieures bleu-grisâtre traversées de lignes transversales fines et sinueuses, de couleur brune; la tache du miroir, d'un brun foncé et rougeàtre, bordée d'or rouge et limitée du côté de la racine par une teinte noire foncée, occupe une place considérable sur l'angle interne. Les ailes postérieures, d'un brun rougeàtre, sont revêtues d'un reflet cuivré, et bordées de franges grises.
Mœurs, habitudes, régime. — Nous apercevons ce Papillon surtout aux murs et aux
fenêtres des maisons où l'on conserve des provisions de Pommes. Il éclôt au mois de juin, et s'applique pendant le jour, lorsqu'il se trouve à l'air libre, entre les écorces, dont il a à peu près la teinte, ce qui le rend difficile à découvrir.
Le prétendu « Ver des fruits» (fig. 1513 et 1514) est la Chenille de cette Tortrix. Pourvue de seize pattes, elle est d'un jaune rougeàtre et d'un rouge rosé pâle, plus clair au niveau du ventre ; ses verrucosités velues et sa valve anale sont grises. Elle perfore les Pommes et les Poires, mais elle y recherche moins la chair du fruit que l'intérieur autour des Pépins. C'est sur les fruits à demi mûrs que les Œufs se trouvent pondus ; et la tache noire qu'on trouve sur les fruits mûrs qu'on dit « piqués », indique la place où la Chenille a fait son entrée ; cet orifice eU plus tard élargi pour l'expulsion des excréments. Dans les fruits qui possèdent un très gros cœur, l'espace se trouve suffisant, et les déjections de l'habitant ne font pas saillie à l'extérieur. Les Pommes et les Poires piquées mûrissent, comme on sait, plus rapidement, et tombent parfois de l'arbre avant d'être mûres. Les Chenilles qui habitent les fruits d'espèces précoces périsent généralement, parce qu'on les découvre en ouvrant le fruit et qu'on les jette avant qu'elles se trouvent développées. En revanche, les fruits d'biver approvisionnés leur réussissent, elles s'y creusent un trou de sortie ou sortent par l'orifice d'entrée, pour chercher au dehors quelque coin propre à leur Nymphose; elles se tissent une retraite pour leur sommeil d'hiver, et ne s'y transforment en Chrysalides qu'en mai, sans avoir repris de nourriture, bien entendu, jusqu'à ce moment.
Reaucoup d'autres Chenilles atteignent leur maturité, au dehors, avant que la récolte des fruits soit faite; cela lient à ce qu'elles se sont développées plus rapidement que le fruit qu'elles habitaient, ou à ce que le fruit étant tardif doit rester plus longtemps sur l'arbre. Ces Chenilles s'inslallent de préférence sous l'écorce de l'arbre nourricier, lors même qu'elles tombent à terre; elles s'introduisent sous la mousse et sous les lichens, si le jardinier iusoucient les laisse sur les troncs et les branches; elles recherchent aussi, parfois, les orifices forés par quelque autre Insecte. Ce n'est que dans les vergers très soignés qu'elles sont contraintes de se chercher une cachette d'hiver et de se réfugier dans la terre au voisinage des troncs.
Lorsqu'à l'époque de leur Nymphose, les arbres sont pourvus d'une ceinture protectrice,
LA TDISTIIIX DES PliUNES.
Fig. 1508.
1508 et 1503. — La Tortrix du Prunier. | Fig. 1310. — Sa Chenille de la seconde génération.
Fig. 1508 à 1510. — Les Microlépidoptères (Peitthina pruniann).
elles s'accumulent en masse au-dessous d'elle, et confectionnent sur sa face inférieure leurs Cocons blancs et aplatis. Celte circonstance indique comment on peut s'emparer en masse de ces Chenilles, sans grande faligue. Il suffit pour cela de veiller à ce qu'en septembre les arbres soient munis de ceintures protectrices, ou tout au moins de lambeaux d'étoffes, sous lesquels les Insectes viennent s'accumuler, et de visiter les cachettes aux époques propices et variables suivant les cas, pour tuer les Chenilles sans miséricorde.
LA TORTRIX BRILLANTE. -
SPLE*D£yS-