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LA TEIGNE DU CUMIN

Fig. 154

Fig. 1 537. — La Teigne du Cumin, de grandeur naturelle.

Fig. 153X. — La même, très grossie.

Fig. 1539. — Chenille, vue à la Loupe.

Fig. 1540. — Chrysalide, de grandeur naturelle.

Fig. 1541. — La Coléophore du Mélèze, très grossie. Fig. 154?. — Pousse de Mélèze dont les feuilles sont frisées sous l'influence des Chenilles.

Fig. 1537 à 1542. — Les Microlépidoptères (Depressariu et Coleophora).

large et d'un vert olive assez pâle, et en une moitié ventrale de teinte plus claire encore. Sur la face dorsale, chaque anneau, à partir du quatrième, porte une rangée transversale de verrucosités d'un noir brillant, annelées de blanc, et au nombre de quatre, puis deux autres verrucosités, en arrière; l'avant-dernier anneau n'en porte que quatre disposées en demi-cercle ouvert en avant; le second et le troisième en portent six, disposés en ligne transversale. La valve anale et le prothorax, entourés tous deux d'une bordure jaune-rouge, sont d'un noir luisant, ainsi que la tête; chacune de ces trois parties se trouve divisée par une ligne longitudinale d'un rouge jaunâtre. Plusieurs rangées de verrues se remarquent aussi ii la l'ace inférieure.

Pour effectuer sa Nymphose, la Chenille pénètre dans la tige de sa plante nourricière et s'y creuse une couchette confortable ; elle tisse un opercule oblique qui ferme l'entrée, et se transforme en une Chrysalide un peu aplatie (fig. 1340). Celle-ci, maintenuedanslacavitédela tige au moyen de quelques fils soyeux, se trouve généralement suspendue au-dessus de l'orifice

de sortie. Quand ces Chenilles sont nombreuses, on peut compter, sur une tige, trente à quarante orifices qui sont autant de conduits aboutissant aux logettes des Chrysalides. Ces liges ressemblent alors à une flûte, bien mieux que les gousses de navette forées parles Botys. La Chenille captive ne se laisse pas mettre en détresse aisément, ainsi qu'on peut s'en convaincre sur des Chenilles enfermées. Si elle ne trouve pas de tige à sa convenance, elle opère sa Nymphose sur quelque Ombelle qu'elle ronge et qu'elle couvre de ses fils, comme font beaucoup d'espèces du même genre, ou bien elle l'effectue sur terre, en liberté. A l'époque où l'on arrache le Cumin, toutes les Chenilles sont dans les tiges à l'état de Nymphes; quelques Papillons isolés ont même déjà pris leur essor. J'en ai obtenu ainsi, dans les premiers jours de juin, qui provenaient de tiges perforées que j'avais recueillies. En revanche, Taschenberg a trouvé, une autre année, encore des Chrysalides et des Chenilles , à la date du 13 août, dans des tiges à! Œnanthe aqualica, et les premiers Papillons n'en sortirent que deux jours après. Ainsi les stades d'évolution ont

L'ALUCITE OU SITOTROGUE DES CÉRÉALES.

4 il

Fig. 1541.

Fig. 1543.

Fig. 1543.

Fig. U46.

Fig 1543. - La Teigne des Lilas. | Fig. 151U. - Branche de Lilas dont toutes les feuilles sont

Fig. lôii et 1515. — Clienilles en quête d'une retraite. rongées et recroquevillées.

Fig. 1543 à 1546. — Les Microlépidoptères [Gracilaria) .

une durée variable suivant les années et suivant les plantes nourricières, car ces observations ne permettraient guère d'admettre deux pontes par an.

LES SITOTROGUES — SITOTROGA

C'est à cette tribu qu'appartient la Teigne connue vulgairement sous le nom d'Alucite des céréales, qui a été rangée successivement dans plusieurs genres des Tinéides et a servi de type pour créer le genre Silotroga; le nom impropre d'Alucita appartenant à des Papillons tout autrement conformés.

L'ALCCITi; OU SITOTROGUE DES CÉRÉALES.

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