Fig. 1553. Fig
dent; Is, lèvre supérieure ou labre; les pièces perforantes correspondant mil aux mandibules, ma, aux mâchoires.
Fig. 1553. — Ces pièces perforantes séparées; mil, les mandibules ; ma, les mâchoires.
Fig. 1554. — Bec de Punaise ordinaire. — a, lèvre inférieure à 3 articles; b, labre; ce, antennes; dd, yeux.
Fig. 1550 à 1554. — Pièces buccales des Hémiptères ou Rhynchotcs.
un énorme écusson qui va recouvrir l'abdomen .
Les pattes sont toujours également développées; elles sont pourvues de deux ou trois articles aux tarses; bien qu'elles soient généralement disposées pour la marche, on trouve parfois aussi des pattes conformées pour la préhension, pour le saut et pour la natation.
L'abdomen est formé de six à neuf articles, dont les stigmates s'ouvrent à la face ventrale.
« On sait, dit M. Kiinckel, quelle est l'odeur repoussante qu'exhalent certains Hémiptères, notamment les Punaises de bois; ces Insectes lorsqu'on les inquiète lancent un liquide dont les vapeurs impressionnent péniblement notre odorat. Ce liquide est sécrété par un appareil désigné par l'épi lhèled'odo?-ifique, appareil qui est connu depuis longtemps chez les Pentatomides adultes; c'est une sorte de sac situé à la partie inférieure du corps, à la base de l'abdomen, s'ouvrant au dehors dans le métathorax par deux ostioles, au niveau de la dernière paire de pattes. Chez ces Hémiptères, encore à l'état de Larves et de Nymphes, cet organe n'existe pas, et cependant ces Larves et ces Nymphes jouissent, comme les Insectes adultes, de la propriété d'émettre cette odeur sui gencris. Je me suis alors attaché à reconnaître quel pouvait être le siège de cette sécrétion, et je suis arrivé à le découvrir dans une situation bien différente de celle qu'il occupe dans un âge plus avancé.
«Chezlesjeunes individus, c'est-à-dire depuis la naissance jusqu'au moment de la dernière transformation, à la partie supérieure de l'abdomen, au-dessous du tégument, se trouvent deux glandes présentant les mêmes caractères et ayant les mêmes fonctions que la glande inférieure des adultes. La présence de ces organes est indiquée sur les arceaux de la région dorsale par deux scutelles; chacune de ces sculelles présente deux ostioles servant à l'éjaculalion du liquide qui répand celte odeur de Punaise si caractéristique et si parfaitement connue de tout le monde.
<( Ainsi, jusqu'à la dernière mue, l'appareil odorifique est une dépendance de la région supérieure; après la dernière mue, il est une dépendance de la région ventrale. L'écusson, les élytres et les ailes venant couvrir les arceaux supérieurs de l'abdomen mettraient obstacle à l'accomplissement du rôle physiologique de l'organe. Dans les derniers moments qui précèdent le changement de peau, les glandes de la larve s'atrophient peu à peu, et l'organe destiné à les remplacer commence à se former à la partie inférieure du corps ; c'est d'abord un petit sachet opalin, translucide, encore dépourvu de sa couleur rouge et de son enveloppe chitineuse ; mais dans l'espace de peu de jours il prend ses caractères définitifs.
« Le nouvel organe, semblable au premier par
LES GÉOGORISES <>r GYMNOCÈRES.
Fig. LSôS. — La Punaise hottentote.
Fig. lôôC et 1557. — La Punaise des bois a pattes fauves.
Fig. 1558 et 1559. — La Punaise ensanglantée. Fig. 1560. — La Punaise couronnée.
Fig. 1555 à 1560. — Les Pentatomides (Eurygaster, Pentatoma, Actinthosoma, .Elia).
tous ses caractères, identique môme dans sa constitution historique, doit occuper dans tous les cas une situation telle, qu'il serve efficacement pour l'objet auquel il est destiné par la nature, c'est-à-dire pour donner à l'animal qui en est pourvu un moyen de défense.
Au point de vue de la pysiologie générale, ce phénomène m'a semblé avoir une importance réelle » (Kùnckel) (1).
Distribution géographique. — On Connaît
aujourd'hui 12,000 Hémiptères répandus sur toutes les parties du globe. Ce chiffre est certainement au-dessous de la réalité, car on n'a étudié jusqu'ici, parmi les espèces exotiques, que les espèces les plus importantes.
Distribution paléontologique. — On en
constate des traces dans les formations jurassiques; les terrains tertiaires et l'ambre nous offrent des espèces plus nombreuses et plus variées (4).
LES HETEROPTERES
HETEROPTERA
LES GÉOCORISES OU GYMNOCÈRES — GEOCORIS.E OU G YMNOCERATA
Langfùhlcrige.
Caractères. — Les Géocorises, c'est-à-dire les Punaises terrestres, comprennent les Hétéroptères dont les antennes sont longues et
(1) Jules Kiinckel, Recherches sur les Organes de sécrétion des Hémiptères. Compte rendu Acad. des Se., 1867. BREI1M. — VIII.
découvertes, et sont nommés pour ce motif Gymnocères; elles s'opposent aux Hydrocorises ou Cryptocères.
(1) Voy. t. VIL Introduction, p. 66 et suiv. Les Avthropodes aux différentes époques géologiques.
Insectes. — t i8
LES SCUTELLERINES.
LES PUNÀISES-A-BOUCUER OU PENTATOMIDES — PENTATOMWM
Schildwanzen.
Caractères. — Sous le nom de Punaises-àbouclier (Scutati) on réunit en une seule famille toutes les Punaises dont l'écusson dépasse au moins le milieu de l'abdomen ou le recouvre entièrement. La tête triangulaire, enfoncée dans le protborax au moins jusqu'au niveau des yeux, porte immédiatement au-devant de ceux-ci des antennes longues, découvertes, à trois ou à cinq articles ; la gaine du rostre est formée de quatre articles dont le premier est généralement le plus long; les pattes, qui présentent peu de marques, portent des tarses à deux ou trois articles pourvus de brosses en dessous. La plupart de ces Punaises offrent sur leurs demiélytres une partie chitineuse visible et une partie membraneuse ; c'est seulement chez celles qui portent un écusson très grand, que la portion chitineuse est limitée au bord antérieur des élytres demeuré libre.
Le corps, dans son ensemble, affecte un contour elliptique ou en forme de panonceau en raison des saillies latérales du prothorax irrégulièrement hexagonal. Le mésothorax, toujours très grand, présente sur les côtés, entre la deuxième et la troisième patte thoracique, auprès du stigmate aérien, un grand pli frangé qui correspond à l'orifice de la glande odorante. L'abdomen est formé de six grands anneaux, auxquels s'ajoute un septième représenté par l'organe sexuel inséré dans une échancrure du sixième anneau ; sa face dorsale, aplatie, se sépare nettement de sa face ventrale bombée, pourvue parfois d'une rainure longitudinale médiane et parfois d'une carène tranchante. Cette carène, prolongée à partir du second segment jusque contre le thorax, dépasse le premier segment, et son extrémité en forme de dague atteint souvent le bord postérieur de la patte thoracique antérieure. Sur chaque anneau ventral, à peu de distance des bords latéraux, on trouve de chaque côté un stigmate; sur le premier anneau seulement il est parfois dissimulé dans la membrane interannulaire, et sur le septième il dis paraît souvent complètement. Cet anneau présente des différences sexuelles semblables à celles que nous rencontrerons chez les Co-
réides : on trouve chez la Femelle une fente longitudinale, et chez le Mâle une valve latérale formant le fourreau de la verge et terminée en haut et en arrière par un crochet incurvé.
Distribution géographique. — Elles ne sont
représentées en Europe que par un petit nombre d'espèces (150).
Mœurs, habitudes, régime. — LesPentalO-
mides se tiennent en général parmi les plantes basses ; quelques-unes se dissimulent, mais la plupart se montrent ouvertement, et attirent parfois les regards par leurs couleurs bariolées. Les plus grandes, d'une couleur généralement verdâtre, vivent sur les arbres et sur les buissons qui offrent à leur gourmandise des rameaux et des baies savoureuses.
Leur existence primitivement indolente cesse un peu avec le développement des ailes, et sous les rayons vivifiants du soleil elle peut même devenir aussi active qu'elle était paresseuse naguère. Leur existence est alors assez peu dissimulée, car elles voltigent au soleil en produisant un bourdonnement sonore; en raison de leur taille, elles attirent souvent le regard. Elles passent l'hiver à l'état d'Insectes parfaits sous les écorces ou les feuilles sèches.
Les Femelles fécondées déposent, au premier printemps, leurs OEufs, qui sont ovoïdes ou presque sphériques, pourvus d'un opercule, et disposés en gâteaux, dans les lieux où ces Punaises se tiennent généralement : les unes sur les plantes basses, les autres sur les feuilles ou sur les aiguilles des Conifères. Les Larves, presque arrondies au début, croissent en effectuant plusieurs mues et changent ainsi graduellement de forme et de coloration ; dans le cours de l'été et de la première partie de l'automne, elles atteignent leur taille définitive, en se nourrissant principalement de sucs végétaux, sans dédaigner toutefois l'alimentation animale.
LES SCUTELLÉRINES LERINM
SCVTEL-
Caractère». — Ces Insectes se distinguent par la longueur de leur écusson arrondi pos-