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LA CIGALE DE L'ORNE

une Sauterelle h. propos de la Fable intitulée La Cigale et la Fourmi. Ces deux Insectes appartiennent cependant à deux ordres distincts: la Cigale est un Hémiptère, la Sauterelle un Orlhoptère (1).

Usages. — On les enferme parfois dans des cages pour entendre leurs chants.

Sur certaines monnaies grecques, celles des Locriens, on voyait l'effigie d'une Cigale. Porter une Cigale d'or dans les cheveux était chez les Athéniens une marque de noblesse.

Cependant ils mangeaient comme un régal ces Insectes chéris des dieux, ce qui fait dire à Elien : « Ils ne savent pas, ces hommes voraces, qu'ils olfensent les Muses, filles de Jupiter. »

Aristote fait observer que c'est à l'état de Larves qu'elles sont le plus succulentes alors qu'elles n'ont pas encore crevé leur enveloppe, et que les Mâles sont savoureux à une époque moins avancée que les Femelles, qui n'ont jamais autant de goût que lorsqu'elles se trouvent remplies d'OEufs.

Les Romains n'héritèrent pas de cette prédilection des Grecs pour les Cigales.

Pour retrouver un goût semblable il faut se transporter jusqu'en Chine. « Les Cigales, disent les missionnaires de Pékin (2), furent jadis un objet de mode à Pékin : le gouvernement s'y intéressa et créa une charge de Grand- Cigaliste avec de gros appointements. Cette charge obligeait celui qui en était revêtu à fournir chaque année une certaine quantité de Cigales vivantes, de toutes tailles et de toutes couleurs. En visite on en portait avec soi. On en peignait sur les meubles, sur les habits, on les mettait dans les parures et les coiffures de femmes. »

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