SI
Fig. 1600. — Le Porte-Lanterne cliinois, au vol. I ' Fige. 1C0I. — Le môme au repos
Fig. ÎCOO et 1601. — Les Fulgoridps (ftidmis),
LES FULGORIDES — FULGOMD/E
Leucht Zirpen.
Caractères. — Chez les Fulgorides, c'est la tète qui offre les caractères les plus saillants et qui donne à la plupart des espèces une physionomie spéciale ; mais jamais elle n'affecte la disposition d'une lanterne capable de devenir lumineuse, comme on l'a cru jadis. Bien que chez ces Insectes il n'existe aucun organe lumineux ou sonore, on leur a conservé, par respect pour la tradition, leur ancien nom de famille. Il en est de même de bien d'autres qu'on débaptiserait volontiers depuis qu'on connaît mieux leurs mœurs, si la force de l'habitude ne l'emportait sur le progrès.
La forme de la tête, dont on ne saurait faire une description applicable à toutes les Fulgorides, diffère cependant de toutes celles des autres Homoptères par certains caractères communs : le vertex, le front et les joues sont séparés par des crêtes aiguës, et toutes ces parties présentent un contour anguleux chaque fois que leur caractère fondamental n'est pas troublé par quelque anomalie. Au côté interne de chacun des petits yeux composés se trouve un stemmate ; toutefois ces ocelles peuvent manquer; on remarque parfois au niveau des joues de petites antennes qui peuvent passer inaperçues. Le prothorax, simple, n'est déformé par aucun appendice ni par aucune excroissance. Les ailes antérieures sont tantôt membraneuses comme les ailes postérieures, tantôt plus épaisses que celles-ci, tantôt enfin les quatre ailes sont également coriaces et bariolées. Leur base est toujours Bkeiim. — VIII.
recouverte d'une petite écaille qui manque au moins dans toutes les Cigales chez lesquelles le prolhorax couvre leur base ou toute leur surface. Les hanches médianes allongées sont très écartées ; toutes les jambes ont trois arêtes et sont souvent armées d'épines ; les postérieures portent une couronne d'épines à leur extrémité. Beaucoup de Fulgorides sécrèlent entre les anneaux de l'abdomen une ma-
" Fig. Iliu2. — La Lystre pulvérulente.
lière cireuse d'un blanc de neige qui l'entoure sous forme d'anneau, ou qui constitue un écheveau de filaments en forme de houppe terminale0 [Phennx, Lystra (fig. 1602)]; cette excrétion se renouvelle d'ailleurs lorsqu'elle a été détachée par le frottement, de même que chez certains Pucerons.
Distribution géosrapliiqiie. — Les FulgO-
rides appartiennent aussi principalement aux pays équatoriaux, et ne sont représentées en Europe que par un petit nombre d'espèces fort élégantes, mais peu apparentes en raison de leur exiguïté.
Insectes. — 152
LA GIXIE NERVEUSE.
LES FULGORES — FVLGORA
Caractères.
espèce.
Ce sont ceux de l'unique