LE BIBION DE SAINT-MARC
LES UIBIUMDES — IllIllO.XIb.h
HaarmùcHen, — Seidenfliegcn,
LES B4BIONS — IUBIO
Caractères. — Le Mâle, plus petit, porte une tête assez grosse formée presque exclusivement par les yeux recouverts de poils ; la Femelle, plus élancée, présente encore les caractères des Tipulides, car ses yeux, nus et petits, sont portés sur une tête petite et prolongée en forme de rostre. A l'angle postérieur de la tête on distingue trois yeux accessoires ; a l'extrémité opposée on remarque des antennes épaisses, composées de neuf articles, et s'avançant en forme de demi-cercles; vers le bas, émergent les palpes, formés de cinq articles, et recourbés également; sur le dos gibbeux, le premier anneau est marqué par deux arêtes tranchantes qui forment ensemble un angle aigu. Les pattes puissantes, dont les postérieures sont aussi les plus longues, frappent le regard par l'aspect claviformo des cuisses, par la grosseur de l'épine terminale des jambes antérieures, et par la longueur des griffes et du lobule situé entre elles. Les ailes, larges, sont mousses en avant et fort troubles; leur bord antérieur est noir; elles paraissent comme pédiculées. La première nervure longitudinale s'abouche dans le bord antérieur derrière le milieu de l'aile; la seconde fait défaut; la troisième, qui provient de l'origine de la première, se rattache à elle à l'aide d'une nervure transversale oblique et présente plus d'épaisseur jusqu'à ce niveau qu'au delà de ce point; la quatrième, assez droite, devient subitement invisible derrière la nervure transversale et se bifurque; la cinquième émet, vers son milieu, un rameau supérieur relié à la quatrième par la nervure transversale postérieure qui existe toujours ; il en résulte une cellule radiculaire postérieure complète, qui est plus longue que l'antérieure.
LE BIBION DE SAINT-MARC. — BIBIO M.IItCl-
Mârz Haurmûcke.
Caractère». — Les Bibions sont entièrement noirs, et recouverts de poils de la môme couleur. Les Mâles ont les ailes hyalines, les
Femelles les ont noirâtres. Nous les avons représentés ici (ftg. l~;r.t .
Mœurs, habitudes, régime. — Tout le monde a pu remarquer, au début du printemps, des Diptères noirs et pesants, fixés
Fig. 1740.
Fig. 173!!.
rig. i;u.
Fig. 1739. — Le Bibion de j Fig. 1740. — Sa Larve. Saint-Marc. | Fig. 1741. — Sa Nymphe.
Fig. 1739 à 1741. — Les Bibionides (Bitii»).
encore aux pointes des herbes couchées par les vents rudes du mois de mars ; on les voit grimper lourdement sur les touffes basses, voltiger pesamment, les pattes pendantes, sous les tièdés rayons du soleil. Enfin, lorsqu'ils s'accouplent, on les aperçoit réunis, par paires, et l'on est surpris de la dissemblance des sexes. Après l'accouplement, la Femelle pond 120 à 150 OEufs sur une terre couverte de feuillages ou sur des substances végétales en pourriture, principalement sur la fiente des Vaches ou des Brebis. On peut trouver ensuite les cadavres des Femelles gisant à l'entour de ces lieux. Les OEufs, blancs et lisses, sont cylindriques, un peu effilés en avant. Trois ou quatre semaines plus tard, les Larves éclosent; leur longueur est le double de celle des OEufs. Elles se foncent peu à peu jusqu'à prendre une teinte brun grisâtre. A douze ou quinze jours d'intervalle, elles subissent trois mues ; elles atteignent alors leur taille complète, et mesurent de 15 à •17u,m,o. On distingue à leur corps douze anneaux, dont la tête presque sphérique est nettement isolée ; chacun de ces anneaux porte une couronne de soies (fig. 1740). Les pièces buccales comprennent : une lèvre supérieure garnie de nombreuses épines, des
LES TABANIDES.
mandibules à trois dentelures mousses, des mâchoires écailleuses avec des palpes de trois articles, et une lèvre inférieure sans palpes. On n'observe pas d'yeux ni d'antennes. Outre les stigmates aériens, disposés le long des côtés du corps, il en existe deux, de dimensions triples, sur la face dorsale du dernier anneau terminé par quatre piquants. Les Larves passent l'hiver, en immenses colonies, dans le terreau meuble et remontent à la surface, apparaissent quelquefois au printemps, même dans les petits jardins de Paris, en masses noires qui ont depuis longtemps attiré l'attention, quoiqu'elles soient inoffensives. Elles se transforment, seulement en février ou au commencement de mars, en Nymphes un peu gibbeuses, se terminant par deux pointes, et dont la longueur est de 8""", 75 a H millimètres (lig. 1741). Au bout de quatorze jours environ, les Bibions sortent de terre, et les trous qui en résultent frappent aisément le regard dans les platesbandes des jardins pour peu que ces Insectes
soient en nombre ; ce sont généralement les Femelles qui apparaissent les premières, les Mâles éclosent une semaine plus tard.
LE ItnslON DES JARDINS. — BIBIOX HORTULANUS-
Gctrten Haarmùche.
Caractères. — Parmi les nombreuses espèces, plus petites, qui vivent de la même manière que la précédente, le Bibion des jardins {Bibio liortulanus) est remarquable par la dissemblance plus grande encore qui sépare les deux sexes. Tandis que leMâle estd'une teinte noire, sa Femelle est d'une couleur rouge brique.
Moeurs, habitudes, régime. — Les Larves,
noirâtres, d'une structure très analogue a celle des précédentes, ont été souvent accusées de causer de grands ravages parmi les plantes cultivées. En Allemagne, elles auraient détruit entièrement, au mois d'avril 1875, des carrés d'Asperges récemment plantés.