LES BOMBYLES
Fig. 1751.
Kg. 1760.
Fig. 1762.
Fig. 1753.
Fig. 1150. - Antlwax mono venant d'éclore, de grand. I Fig. 1752. — Dépouille de Nymphe dans une coque d'Hy-
"*'• ménoptère.
Fig. 1751. - Lo même très grossi. I Fig. 1753. — Le Bombyle moyen, très grossi.
Fig. 1750 à 1763. — Bouibylides {Anthrax et liombytius).
nombre d'espèces importantes qui vivent dans les pays chauds, les ailes portent des marques noires diverses; leur troisième nervure longitudinale est bit'urquée et sa branche supérieure fortement recourbée en S est pourvue parfois d'un appendice vers son origine; la seconde nervure longitudinale semble émaner de la troisième ; la petite nervure transversale s'élève verticalement du milieu de la cellule médiane ou se rapproche davantage de la racine; la cellule médiane émet trois nervures, dont la dernière naît tout près de la cellule radiculaire ; on observe ici quatre cellules marginales postérieures ouvertes, une cellule anale s'étendant jusqu'au bord alaire, et deux cellules sous-marginales.
Distribution géographique. — On rencontre leurs nombreuses espèces dans toutes les contrées.
Mœurs, habitudes, régime. — Ces Diptères,
au vol puissant, planent avec lenteur et circonspection, comme d'autres espèces du même groupe. Elles volligent au-dessus de terre, surtout dans les lieux secs et ensoleillés; elles s'arrêtent de temps à autre pour se reposer sur quelque pierre ou pour se rafraîchir en plongeant leur trompe dans quelque endroit humide. On remarque leur activité continuelle sur les routes et les contrées sablonneuses et arides, aussi longtemps que le soleil luit. Lorsque le temps est défavorable, elles se fixent sur les feuilles, dans l'herbe, la terre, où elless'abritent plus ou moins, en laissant passer les orages. Les Anthrax sont parasites des Abeilles solitaires et d'autres Hyménoptères, ainsi que des Chenilles de certains Papillons. Elles planent le long des vieux murs argileux, qui sont ha-
bités par de nombreuses Abeilles solitaires, dans les demeures desquelles elles veulent évidemment incorporer leurs OEufs; elles vont seulement soutenir leurs forces en visitant les Serpolets et d'autres fleurs des champs.
L'ANTHRAX l)l<Ml-IVOIR. — ANTHRAX SIC MI mil
Gemeine Trçtuersehweber.
Caractères. — Cet Anthrax semiatra ou Morio deLinnée(fig. 1750et 1751) est absolument noir, revêtu de poils de la même couleur; à la partie antérieure du thorax et à la base de l'abdomen, seulement les poils prennent une teinte fauve prédominante. La limite des marques noires de l'aile se trouve indiquée sur la figure.
Mœurs, habitudes, régime. — « J'ai retiré,
dit ïasclienberg, la Mouche que j'ai figurée, le 13 avril 1858, du cocon représenté à côté d'elle fig. 1752 1; je l'ai ramassée sous des buissons dans une forêt et ne saurais en indiquer la provenance. Les dimensions variables de ces Mouches, qui mesurent de 4""u,o à 13 millimètres, prouvent que leurs Larves exercent leur parasitisme sur des hôtes divers.
LES BOMBYLINES - BOMBYLWM
Gemewschweber.
LES BOMBYLES — BOMÊYLIVS
Caractère*. — Ces Diptères présentent une conformation un peu différente de la précédente.Parleur corps ramassé, parleur vestiture, elles rappellent en partie les Bourdons, et leur face dorsale est revêtue de poils serrés, extrêmement caducs, d'une teinte jaunâtre ou gri*
LES STRATIOMES.
sàtre, ou de toute autre couleur. Elles diffèrent des Anthrax par leur tête relativement beaucoup plus petite, par leurs antennes rapprochées, dont le troisième article conique, ensiforme ou foliiforme, porte un style terminal composé de trois articles, enfin par leur longue trompe qui s'avance horizontalement.
Distribution géographique. — Plusieurs centaines d'espèces sont répandues sur le monde entier.
Mœurs, habitudes, régime. — Les Bombyles apparaissent au début du printemps dans les mêmes lieux que les Anthrax; mais elles plongent fréquemment leurs trompes dans les corolles en faisant entendre un son aigu sifflnnt. Elles rappellent, à cet égard, les Sphingides parmi les Lépidoptères. On les trouve, en outre, rarement posées ; on les voit constamment planer. Elles se reposent pourtant aussi sur les feuilles, sur la terre dure et sèche, et demeurent immobiles à ces places, lorsque le soleil cesse de paraître.
Ce sont des Insectes essentiellement parasites des Hyménoptères nidifiants.