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LES IIELIOTHRIPS — HEL10TUR1PS

Caractère». — Les antennes comptent également huit articles, mais les ailes n'ont qu'une seule nervure longitudinale; l'abdomen est couvert de réticulations.

L'IIELIOTIIIUPS IIFMORRII01DAL. — IIELIO- THRIPS HjE.WORRHOIDJLIS.

Rotliscltwânziger Blasenfuss.

Caractères. — Ce Thripside est d'un brun noirâtre, à l'exception de l'extrémité abdomi-

Fig. 18-40. — L'Héliothrips hémorrhoïdal.

nale qui est rouge brunâtre, de ses pattes et de ses antennes qui sont jaune pâle, et de' ses ailes qui sont d'un blanc trouble. Sa longueur est de lmra,12 au plus (fig. 1840).

Mœurs, habitudes, réginie. — Cet HellO-

t/iri/ts hœnwrrkoidalis habite à tout âge, pendant toute la durée de l'année, les plantes des serres chaudes, telles que les Ficus refusa des

Indes, les Bégonia cebrina et une foule d'autres plantes. Il s'installe à la face inférieure des feuilles des jeunes pousses, qui se fanent en perdant leur sève; c'est généralement pendant la nuit qu'il suce les plantes et qu'il s'accouple. La Femelle fécondée dépose le plus souvent ses Œufs allongés et arrondis isolément à la face inférieure d'une côte médiane. Au bout de huit à dix jours, en éclosent les Larves qui ont une teinte jaune rougeâtre pâle, qui ne possèdent pas d'yeux accessoires, ni d'ajles, et qui présentent des tarses blanchâtres sur lesquels on ne distingue que trois articles. A des intervalles de temps égaux au précédent, elles subissent trois mues ; à la dernière elles acquièrent des rudiments d'ailes et se trouvent ainsi à l'état de nymphes très peu mobiles; elles ne prennent alors aucune nourriture, car tout leur corps est à ce moment enveloppé dans une membrane close. Au bout de quatre jours, la Nymphe commence à prendre une couleur plus foncée ; seules, les antennes, les pattes et les ailes restent blanches. Six ou huit jours plus tard, après s'être dépouillé de sa membrane de Nymphe, l'Insecte passe à l'état parfait, prend sa couleur définitive, et se trouve en état de se reproduire.

Cette espèce et quelques autres analogues, bien connues des jardiniers, causent souvent, par leur multitude, des ravages très sensibles dans les serres.

LES THYSANOURES

THYSANURA

Zottenschicdnze.

Sous le nom de T/iysanura, Latreille groupait dans un ordre spécial d'Insectes une série d'êtres singuliers qui se distinguent par une absence complète des ailes, par des groupes d'yeux simples à la place des yeux composés, par de longues antennes et des appendices, longs aussi, à l'extrémité abdominale, par des écailles ou des poils particuliers revêtant un corps fragile, allongé et extrêmement mou, et par un mode d'existence dissimulé.

Burmeister leur assigna, le premier, un rang parmi les Orthoptères; on ne saurait en effet les réunir à d'autres Insectes dont la structure est fort différente, uniquement parce qu'ils n'ont pas d'ailes et ne présentent pas de Métamorphoses, pour constituer ainsi un ordre spécial « d'Insectes aptères » {Aptera) ou « sans métamorphoses » (Ametabola). Une division naturelle les répartit entre les deux familles des Lepismatides et des Podurides.

LES PODURIDES.

LES LÉPISMATIDES — LEPISMATIDM

orstensohwânze.

Caractères. — Les Lépismatides ont un corps allongé, légèrement bombé, recouvert d'écaillés fragiles à reflet métallique, caduques comme celles des ailes de Papillons.

Sur la tête, inclinée, sont implantées des antennes sétiformes à plusieurs articles, derrière lesquelles se trouve un petit groupe d'yeux simples.

Quant aux organes masticateurs, on y remarque la saillie des palpes maxillaires qui comprennent jusqu'à sept articles, et des palpes labiaux qui n'en possèdent que quatre.

Les anneaux thoraciques, le premier surtout, se distinguent des dix articles suivants de l'abdomen par leurs dimensions plus grandes ; par cette disposition, ainsi que par la conformation des pattes, ces insectes rappellent quelque peu les Blattes.

Les cuisses sont épaisses, les jambes courtes et armées d'épines à leur extrémité; les tarses, formés de deux ou trois articles, sont pourvus de griffes.

L'extrémité abdominale est prolongée par des soies articulées en nombre impair : une médiane très longue et deux plus courtes.

LES LKPISMES — LEPISMA

Llî LÉPISBfE DU SUCRE OU l'ETIT POISSON Fl'AR- GIÏNT. — LEPISMA SACCIIARINA.

Zuchergast. — Fischchen.

Caractère». — Le Petit Poisson d'argent est une des espèces les plus répandues et les plus connues parmi les rares Lépismatides. Cet Insecte, très agile, est revêtu en haut d'écaillés argentées, et en bas, sur les pattes ainsi que sur les antennes, d'écaillés jaunâtres (fig. 1835).

Mœurs, habitudes, régime. — Cet Insecte

se tient de préférence caché dans les endroits humides des greniers et des vieilles maisons habitées ; on le voit toujours avec déplaisir, car on l'accuse de ronger en cachette non seulement les laines, ainsi que font les mites, mais aussi tous les tissus de lin, les papiers et même les cuirs. Il se reconnaît à ses trois soies caudales qui sont sensiblement égales, à ses deux articles tarsnux, et aux cinq articles qui composent les palpes de ses maxillaires où l'on distingue une branche externe galéiforme et une branche interne en forme de crochet. Après plusieurs mues qui ne s'accompagnent d'aucune modification dans la forme, cet Insecte atteint sa maturité et devient apte à la reproduction.

LES PODURIDES — POBURWJE

Springschioânze.

Caractères. — La famille des Podurides présente une grande variété de formes; généralement la tête s'avance horizontalement au bout d'un corps cylindrique dont le premier anneau thoracique est habituellement plus court que chacun des deux anneaux suivants qui sont égaux entre eux, et l'abdomen est formé de six articles ou de trois seulement. De la partie antérieure de la tête émanent des antennes épaisses de 4 à 6 arti-

cles, derrière lesquelles se trouvent des yeux simples groupés au nombre de 4 à 8, rarement 20. Les pièces buccales sont fort difficiles à reconnaître; les mâchoires inférieures ne portent point de palpes. Les pattes trapues se terminent par un tarse d'un seul article, bilobé et pourvu de griffes . Ce n'est pas à elles que ces Insectes sont redevables de la faculté qu'ils ont de sauter très haut et très loin, mais bien à l'appendice bifurqué que porte l'extrémité

LA PODURE VILLEUSE.

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de leur abdomen, et qui d'abord replié sous le corps s'en écarte ensuite brusquement ainsi qu'un ressort qui se détend. Cet organe possède une telle élasticité, que chez les Podnres aquatiques ou sminthures c'est la surface de l'onde qui lui fournit un point d'appui.

Mœurs, habitudes, régime. — On remarque parfois, au printemps, des eaux stagnantes et des mares encadrées d'une large bordure noire qui semble formée de pondre de chasse éparpillée; si l'on vient à troubler cette surface, on peut voir sauter ces grains en tous sens avec une telle légèreté qu'ils offrent l'aspect d'un nuage de poudre après la détonation.

Tous les Insectes de cette famille ont besoin pour prospérer d'un certain degré d'humidité ; aussi les renconlre-t-on parmi les feuillages humides, sous l'écorce des arbres pourris, sur L'eau et même sur la glace et la neige. Ils pondent généralement un grand nombre d'OEufs microscopiques. Nicolet, à qui l'on doit des recherches approfondies sur ces intéressants petits êtres, trouva auprès d'une Femelle 1360 Œufs; ces pièces sont lisses, parfois cependant revêtues de poils rugueux, ovales, allongés ou bien sphériqnes. Ce sont les yeux qui se développent tout d'abord; puis la membrane ovulaire se déchire fréquemment en deux ; ces deux portions antérieure et postérieure restent fixées chacune aux parties correspondantes de l'embryon qui n'est pas encore développé. Les pattes et les antennes apparaissent d'abord sous la forme de petits sacs non articulés. Douze jours environ s'écoulent entre la ponte et le développement de l'embryon. Les petits, très chétifs, ont une tête relativement grosse, et un abdomen très court. La prochaine mue qui donne au corps sa forme définitive est suivie de nombreuses mues ultérieures qui se succèdent à des intervalles de douze à quinze jours.

LES DESORIA — DESORIA

Caractères. — Le corps cylindrique segmenté a les segments égaux; les antennes ont quatre articles et sont plus longues que la tête.

LA DESOniE DES GLACIERS OU PUCE DES GLA- CIERS. — VESORIA GLACIALIS.

Gletsrherfloh.

Caractères. — Parmi les espèces les plus

intéressantes, se range la Puce des glaciers [Desoria glacialis), Insecte noir et très velu, aux antennes formées de quatre articles, à la fourchette caudale, élastique et plane, aux yeux groupés par sept de chaque côté (fig. 1 830).

Mœurs, habitudes, réffime. — Ce Thysa-

noure vit dans les régions où le soleil n'éclaire que des glaces, des eaux gelées et des pierres, et où la couche d'air inférieure s'échauffe à peine jusqu'au point de fusion de la glace. On lui a assigné son nom technique en l'honneur de Desor qui, le premier, a découvert cette espèce au Mont-Rose, il y a environ trentecinq ans; on l'a retrouvé peu de temps après, sur les glaciers inférieurs de l'Aar et sur les deux glaciers de Grindelwald.

Nicolet entreprit plusieurs expériences sur les Puces des glaciers et constata qu'elles se trouvaient fort à l'aise dans une température de -f- 21° Celsius, et qu'elles périssaient seulement à une température de -(- 38° Celsius. Après avoir soumis pendant un certain temps quelques Puces des glaciers à cette température élevée, il les fit refroidir dans un milieu qui marquait — 11° Celsius, puis il les laissa dans la glace pendant dix jours; et lorsqu'il fit fondre cette glace, les Insectes se mirent à sauter joyeusement, ce qui prouve une fois de plus la vitalité qui existe chez certains êtres qui paraissent les plus faibles de tous et qui se présente souvent là où on s'y attendait le moins.

Je ne saurais dire si l'espèce en question est identique avec celle qu'on rencontre quelquefois en Allemagne, car je n'ai observé moimême ni l'un ni l'autre de ces Insectes.

LES PODURES — PODURA

Caractères. — Le corps cylindrique a neuf segments égaux; les antennes ont également quatre articles, mais elles sont moins longues que la tête ; l'appendice du saut est court.

Mœurs, habitudes, régime. — Elles habitent volontiers parmi les buissons au-dessous des feuilles tombées à terre.

LA PODURE VILLEUSE. — PODVIi VILLOSA.

Zottiger Springschanz.

Caractères. — Ce Podure compte parmi les plus bariolés, à cause des bandes noires qui couvrent son corps rouge-brunâtre (fig. 1837 et 1838).

LES ANOPLOURES OU INSECTES ÉPIZOIQUFS

L\ rODURE PLOMBEE. — PODVRA PLVMBMA.

Caractères. — La Podura gris-de-plomb (Podura vlumbea), dont le corps e»t recouvert d'écailles indépendamment des poils qui le revêtent, a des antennes très longues, bien que formées seulement de quatre articles, une longue fourchette caudale élastique, et un troisième article abdominal extrêmement al-

longé. Les deux espèces ont 3mm,37 de long. En fouillant certains endroits humides, on rencontre encore beaucoup d'êtres analogues, dont les caractères principaux permettent de les ranger parmi les Podurides ; mais chacun d'eux présente, en outre, des caractères particuliers qui ont amené les naturalistes à diviser l'ancien genre primitif Podura de Linnée en une série de genres nouveaux.

LES ANOPLOURES ou INSECTES ÉPIZOIQUES

On rencontre des Insectes non seulement sur la terre et sur l'eau, sur les buissons en fleurs et sur les débris végétaux, dans l'obscurité de nos maisons et sous le soleil le plus éclatant, parmi les prairies luxuriantes des vallées et parmi les neiges éternelles des sommets. On en trouve encore : sur le corps des Animaux à sang chaud.

Les auteurs sont loin d'être d'accord pour assigner leur véritable place à ces Insectes; ceux-ci, à l'exemple de Leach et de Denny, les groupent dans un ordre spécial ; ceux-là, adoptant les vues de de Geer et de Burmeister, les divisent en deux groupes distincts, basés sur la différence de la constitution de la bouche, et rapprochent l'un des Orthoptères gymnognathes, l'autre des Hémiptères ou Rhynchotes et les opposent sous le nom de Zoophtires, ou Poux des Animaux, aux Phytophtires, ou Poux des Plantes, c'est-à-dire aux Pucerons et aux Cochenilles. On conçoit d'après cela combien la classification de ces Insectes a dû subir de modifications suivant les caprices des auteurs, combien les appellations ont dû varier au gré des Entomologistes : ce sont les Aptères, les Parasites, les Insectes épizoïques, les Anoploures ; nous conserverons ce dernier nom qui a été créé pour faire opposition à celui de Thysanoures. L'ordre des Anoploures comprendra pour nous tous les Insectes aptères que l'on désigne généralement du nom de Poux des Animaux.

Nitzch a consacré trente années de sa vie à étudier ces travaux, et il a laissé des descrip-

tions avec des figures très nombreuses et très exactes d'une soixante de Pilivores et de quatre cents Pennivores environ, qui ont été publiées récemment, trente-six ans après sa mort, par Giebel (1).

Denny a publié en 1842 un superbe ouvrage illustré où sont représentés un grand nombre de Pédiculides.

Depuis, M. Piageta publié une monographie complète de ces Insectes, accompagnée d'un magnifique atlas. On voit que les Poux ont leurs admirateurs.

Caractères. — Les Anoploures sont des Insectes aptères qui ne subissent aucunes Métamorphoses; ils se subdivisent en deux grandes familles, celle des Mallophagides ou Ricinides qui ont une armature buccale complète sans rostre ou suçoir distinct et des tarses à un ou deux ongles ; celle des Pédiculides qui ont les pièces buccales tranformées en suçoir.

Distribution géographique. — Les Ano-

ploures ont l'ère d'extension géographique des Animaux sur lesquels ils vivent.

Mœurs, habitudes, régime. — Les POUX

sont Parasites de l'Homme, aussi bien que des autres Mammifères et des Oiseaux. Ils mènent une existence fort dissimulée et quittent leur hôte quand il vient de mourir; la plupart de ces Insectes ne se montrent généralement aux regards de l'observateur que s'il les cherche, dans un intérêt spécial, et ne se laisse pas rebuler par les difficultés nombreuses inhérentes à ce genre d'études.

(1) Giebel, lnsectn epizoa, Leipzig, 1874.

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