LES THYSANOPTÈRES OU ORTHOPTÈRES A AILES FRANGÉES
Fig. 1835.
Fig. 1835. — Le Lepisme du sucre.
Fig. 1836. — La Desorie des glaciers.
Fig. 1838.
Fig. 1837. — La l'ndure villeuse, vue de dos. Fig. 1838. — La Podure villeuse piêteà sauLer.
Fig. 1835 à 18-iS. — Les Tliysanoures {Lepisma, Desoria, Pudura).
développer. Le développement de l'Animal habité progresse en même temps que celui du Parasite et dans une môme mesure; il Fournit encore une preuve de ce fait qu'il existe ici des Parasites capables de se développer sans préjudice pour leurs hôtes, quoique cette Larve transperce à l'aide de son céphalothorax l'abdomen de la Guêpe qu'elle habile; elle a complété son développement au moment de l'essaimage. Peu de temps après que la Guêpe ou l'Abeille nouvelle a délaissé sa Pupe, la Larve de Strepsiptère, arrivée à maturité, fait son apparition, ainsi que nous l'avons décrit.
Le stade de développement encore imparfait pendant lequel les Femelles procréent rappelle
la pédogenèse de certains Diptères appartenant au genre Cécidomye, qui se reproduisent avant l'âge adulte. D'après Siebold, indépendamment de cette pédogenèse, les Stylopides posséderaient la parthénogenèse, c'est-à-dire la faculté de produire, sans fécondation préalable, des Œufs capables de se développer, d'où émaneraient uniquement les Mâles, qui sont beaucoup plus nombreux et dont l'existence est plus courte.
Les espèces connues jusqu'à présent ont été réparties, d'après les variétés que présentent les Mâles, en quatre genres (Xenos, Stylops, Huliclophagus et Elenchus).
LES THYSANOPTÈRES ou ORTHOPTÈRES A AILES
FRANGÉES ou RHYSOPODES - THYSANOPTERA ou PHYSOPODA, ou TMUPSID.E
Blasenfûsser Fransenflihjier.
Haliday avait groupé dans un ordre spécial, sous le nom de Thysanoptera (Insectes à ailes Bredm. — VIII.
frangées), un certain nombre d'animalcules chétifs qui ressemblent un peu aux Forfîcu- Insectf.s. — 171
LE THRIPS DES CEREALES.
lides par leur aspect général et par la mobilité de leur abdomen, et qui rappelaient aussi les Blattes par la direction oblique de leur tête inclinée en arrière et en bas, mais qui possédaient néanmoins trop de caractères particuliers pour pouvoir être réunis à l'une ou l'autre de ces familles. En Allemagne, les Entomologistes modernes rattachent ces Insectes à l'ordre des Orthoptères, sous le nom de Cystipèdes (Thripsidœ), bien que la conformation de leur bouche soit essentiellement différente, et que ces êtres chétifs forment plutôt la transition entre cet ordre et celui des Névroptères.
Caractères. — Il faut s'aider d'un microscope ayant un fort pouvoir amplifiant pour observer tous les détails de leur organisation, car la plupart de ces petits êtres n'atteignent pas, en effet, 2mm,25 de long ; il est fort rare que leur taille dépasse cette longueur. Leur tète paraît cylindrique, parce que la bouche se prolonge en forme de trompe; les mandibules sont remplacées par des soies ; les mâchoires, qui se soudent avec le menton, sont allongées et portent des palpes formés de deux ou trois articles; les palpes labiaux se composent de deux articles. C'est à l'aide de cet appareil que ces Insectes sucent leur nourriture, consistant en sucs végétaux. Sur le vertex, entre les deux grands yeux, s'élèvent les antennes composées de 9 articles au plus ; en arrière on distingue des stemmates. Le premier anneau tboracique ou prothorax est plus étroit que les deux suivants sur lesquels reposent de petites ailes lancéolées, extrêmement étroites et frangées. Ces quatre ailes sont fermes et présentent peu de nervures ; ornées souvent de taches ou de bandes bariolées, elles posent à plat sur l'abdomen ; elles peuvent s'atrophier plus ou moins, ou même faire complètement défaut. Un caractère spécial à ces petits êtres linéaires consiste en ce que leurs tarses, au lieu de se terminer par des griffes, portent de petits disques adhérents qui, d'après Kirby, provoquent sur le visage un chatouillement insupportable quand ces Insectes viennent s'y poser pendant les journées de forte chaleur.
Ces Insectes ont été répartis entre deux tribus d'après les conformations différentes de l'abdomen : chez l'une, aux 9 segments abdominaux il faut en ajouter un dixième qui dans les deux sexes constitue une extrémité tubuliforme ; chez l'autre, cet article surnuméraire fait défaut, et le dernier article prend la forme d'une tarière composée de deux valves latérales.
LES THRIPS — TI1RIPS
Caractères. — Les antennes comptent huit articles ; les ailes antérieures ont deux nervures longitudinales externes; l'abdomen est lisse.
LE THRIPS DES CÉRÉALES. — TUItlPS CEHEA- LIVM.
Gctreide-Blasenfuss.
Caractères. — Ce Thrips appartient à la deuxième tribu ; la Femelle seule est ailée. La coloration du cette espèce varie du rouge de
Fig. 1830. — Le Tlirips des céréales {Thrips cerealium), très grossi.
rouille foncé au noir; seulement les tarses, les cuisses antérieures et les articulations des anneaux de l'abdomen sont d'une teinte jaune paille (fig. 1839).
Mœurs, habitudes, régime. — Ces Animaux s'installent souvent en masses nombreuses dans les épis de Seigle et de Froment, ou bien entre les feuilles engainantes et le chaume, et ces Insectes suceurs font avorter un grand nombre de grains. Suivant toutes probabilités, ils passent l'hiver à l'état parfait, et les Femelles pondent, au printemps, dans les endroits que nous venons de citer.
Leur Larve est d'un jaune orangé assez vif; sa tête, une partie de son prothorax et son extrémité abdominale sont noirs; les antennes et les pattes présentent des cercles clairs et foncés. A la quatrième mue, s'il s'agit d'une Femelle, elle acquiert des ailes rudimentaires qui arrivent jusqu'au milieu du corps; elle prend alors une teinte plus pâle, sauf au niveau des yeux, qui sont d'un rouge foncé, et ses mouvements deviennent plus indolents et plus lourds.
LES THYSANOURES.