LES PULICINES OU PUCES PROPRE- MENT DITES — PULICWM
Echte Flohc.
Caractères. — Les Puces vraies ou Pulicines ont une tête petite, reliée étroitement au prothorax. Les yeux à facettes sont remplacés par des yeux simples, derrière lesquels se cachent dans une fossette des antennes composées de trois à six articles.
Les pièces buccales comprennent une lèvre supérieure allongée, grêle et canaliculée, d'une paire de mandibules armées de dentelures ; une paire de mâchoires plus ou moins développées portant chacune un palpe long et grêle; une lèvre inférieure terminée par deux palpes a plusieurs articles.
Le corps est aplati latéralement ; le thorax est formé de trois anneaux dont les deux derniers portent de petits appendices en forme de plaques qui représentent les quatre ailes. Les
pattes puissantes, aux hanches très saillantes, sont extrêmement bien disposées pour le saut.
Micurs, habitudes, réçime. — Les Pures
vivent en parasites sur les Animaux à sang chaud, et se nourrissent de leur sang; on les réunissait jadis en une espèce unique; mais il est prouvé aujourd'hui que presque tous les Animaux habités par les Puces hébergent chacun une espèce propre.
« La forme générale des Larves de Puces, dit M. Kiinckel (1), est celle décrite et figurée par les auteurs. De Geer et M. Westwood comptent treize anneaux à la suite de la tête, MM. Bonnet et Laboulbène seulement douze, cette différence d'appréciation est facile à expliquer; on peut compter l'appendice qui porte les deux pointes terminales comme un treizième anneau, car indépendamment de la segmentation qui est nettement accusée, si l'on observe que le bord postérieur et inférieur de chaque anneau est garni d'une rangée de poils, on trouvera entre la tête et ce dernier segment, qui porte les deux pointes caudales, donze rangéees de poils. Ces Larves (fig. 1859) mesurent deux millimètres et demi environ ; elles sont absolument dépourvues de pattes et leur progression n'est due qu'à des mouvements de reptation favorisés par les pointes caudales, par des crochels situés à la région inférieure de la tête et dont nous étudierons la nature, par les longs poils placés sur tous les anneaux et couchés en arrière. Sur la tête (fig. t862), sont implantés, derrière chaque antenne, un poil, puis plus en arrière, quatre poils (lig. 1860 et 1861); chacun des dix premiers anneaux porte près du bord postérieur de la région dorsale quatre longs poils, sur chaque flanc un long poil, et à la région ventrale quatre poils plus courts; le douzième segment a un poil de plus sur chaque flanc; en d'autres termes les douze premiers anneaux ont chacun une ceinture de dix poils, le douzième une de douze, le treizième est entouré d'une double ceinture de très petits poils située en avant des pointes caudales, dont la base est elle-même revêtue en dessus de quelques poils à peine visibles, en dessous de six poils. J'ai pu reconnaître entre le treizième anneau des Pulex felis et fasciatus certaines différences : chez le second les pointes caudales sont plus obtuses et la couronne de poils est moins resserrée.
(1) Jutes Kûnckel, Observations sur les Puces, loc. cit.