LES PULICINES OU PUCES PROPREMENT DITES
Fig. 1801.
Fig. 18G2.
Fig. IS59.
Fig. 18ô9. — Larve de la Puce du Chat {Pulex felis) venant d'éclore ; elle est encore munie de la pointe frontale qui lui soit h déchirer la coque de l'OEuf.
Fig. 1800. — Pointe frontale de cette Larve, vue de profil et très grossie.
Fig. 1SG1. — Pointe frontale de la Puce du Loir (Pulex
fusciatus), vue de profil et très grossie. Fig. 1802. — Tête et pièces buccales de la Larve de la
Puce du Chat, très grossies.
a, antennes ; 1$, lèvre supérieure ; mU, mandibules ;
mu, mâchoire avec ses palpes ; la lèvre inférieure n'est
pas représentée.
Fig. 18.r>0 à 1862. — Larves des Pulicides; particularités de leur organisation (d'après M. Kunckel).
« Ayant mis sous le microscope un ÙEuf de Pulex felis, je fus surpris en apercevant sur la tête de la jeune Larve (lig. 1862), prête àéclore, une petite pièce cornée de couleur jaune brunâtre : cette petite pièce, placée exactement sur le sommet de la tête, dans une légère dépression ovalaire, portait sur la ligne médiane une arête terminée en avant par une pointe assez relevée. Cette corne avait un large point d'appui, la partie postérieure étant de forme arrondie et atteignant le premier anneau du corps. Lorsque l'animal subit sa première mue, il se débarrasse de ce singulier appareil dont il ne reste aucun vestige ; cet organe transitoire sert exclusivement à la jeune Larve lorsqu'elle est encore renfermée dans l'OEuf ; nous voyons là un curieux instrument destiné à perforer la paroi de sa prison.
«La tête supporte deux antennes de trois articles, le basilaire court, arrondi est entouré de trois ou quatre spinules mousses ; ce sont probablement ces spinules qui ont été prises par Rœsel et par M. Westwood pour des yeux ; le second article, plus ou moins allongé, car il est rétractile, se termine par une couronne de cinq à six spinules à pointes émoussées ; enfin le troisième article a la forme d'un style. <( Chez les Larves du Pulex felis et fasciatus
nous trouvons une armature buccale complète (fig. 1862), lèvre supérieure, mandibules, mâchoires, lèvre inférieure. La lèvre buccale supérieure, arrondie, très légèrement échancrée dans le milieu, est garnie de quatre poils extrêmement petits; les mandibules, très arquées, terminées en pointe aiguë, ont sur leur bord interne cinq petites dents très acérées ; leur partie basilaire concave tourne sur une pièce chitineuse, véritable pivot solidement attaché au tégument. Les mâchoires sont deux lames à bord interne circulaire, tranchant, dentelé sur la plus grande partie de leur contour ; on peut les comparer à un secteur de scie circulaire. Le bord externe ressemble à une faucille dont le dos serait assez épais. Les mâchoires sont accompagnées chacune d'un palpe de deux articles ; le premier court, le second plus long, terminé par quatre spinules. M. Bonnet a commis, à ce sujet, plusieurs erreurs graves : il considère ces palpes comme des palpes de la lèvre supérieure; chacun sait que chez les Insectes la lèvre supérieure ne porte jamais de palpes, et il n'a point vu les mâchoires, car il ne les décrit ni ne les représente. La lèvre inférieure a la forme d'une languette rétrécie en avant, deux pointes très exiguës la rendent bifide ; à sa base s'atta-