L'ATAX A PIEDS ÉPINEUX. — ATAX SP1IXIPES
Kûgelige Flùszmilbe.
Caractères. — Cet Hydrachnide, que nous représentons grossi seize fois, est caracté-
£:vs
Fig. 2007. — L'Alax à pieds épineux.
risé par un corps mou, presque sphérique et
presque régulièrement arrondi en arrière, par une coloration rouge sale, et par une disposition spéciale des pattes que la figure 2007 permet de comprendre.
LES ARRÉNURES — ABRENURUS
Caractères. — Les palpes courts en forme de massue se terminent par un article en alêne; les chélicères portent des griffes; le corps est allongé et rétréci à son extrémité.
L'ARRÉNURE ROUGE.— AliRENUMIS ABSTEHGENS.
Rothe Wassermilbe.
Caractères. — Cet Hydrachnide a un corps assez bombé , quoique assez aplati à la face dorsale, qui porte un sillon courbe à concavité postérieure; son extrémité postérieure présente des angles latéraux plus ou moins saillants ; l'espèce commune est caractérisée par une croix noire à plusieurs branches située sur la face dorsale. La Femelle accroche ces OEufs terminés par une pointe très dure sur le corps de certains Hémiptères aquatiques, les Nèpes et les Ranâtres. Au bout de 14 jours, les petits éclosent, mais ils ont à subir plusieurs mues avant de présenter le même aspect que leur mère.
LES IIYDRACHNES — HYDRACHNA
Caractères. — Les Hydrachnes se distinguent a leurs quatre yeux très écartés; à leur rostre très saillant ; à leurs chélicères en forme de stylet; à leurs palpes maxillaires munis sur le quatrième article d'un appendice en forme de griffe; à leurs taches bariolées, etleur taille, qui n'est pas extrêmement petite, permet à un observateur attentif de les discerner.
Mœurs, habitudes, régime. — Ces Arachnides comptent parmi les animaux qui nagent avec le plus d'adresse; on les voit monter et descendre verticalement avec la plus grande aisance. Leurs Larves vivent également sur les Nèpes.
LES GAMASIDES - GAMAS1D/E
Thiermilben.
Caractères. — Les Gamasides ont des antennes pinces ou chélicères antenniformes en
forme de ciseaux composés d'articles de longueurs à peu près égales, et des palpes maxil-
LES DERMANYSSES.
laires filiformes, saillants en avant, libres et composés de cinq articles ; ils sont privés d'yeux; leurs pattes velues, généralement semblables au point de vue de la longueur et de la conformation , ont les hancbes contigues et sont pourvues à leur extrémité, indépendamment de leurs griffes, d'un disque trilobé ; les stigmates sont protégés par un long péritrème tubulaire couché au-dessus des hanches et dirigé en avant.
JUu-urs. habitudes, régime. — Ces petits Acariens vivent en Parasites et se rencontrent principalement sur plusieurs Insectes qui se cachent au-dessous de la surface du sol, sur des Oiseaux et sur des Chauves-Souris. Us ne demeurent pas fixés en un point constant pendant toute la durée de leur vie parasitaire, comme les Ixodides que nous étudierons bientôt; mais on les voit courir avec agilité sur les Animaux qu'ils habitent, en agitant continuellement leurs palpes et eu tâtant le terrain avec leurs pattes antérieures. Les Gamasides sont pour la plupart ovovivipares; leurs Larves sont hexapodes.
LES GAMASES — GAMASUS
Caractères. — Leur tégument est coriace ; leurs pattes antérieures sont beaucoup plus longues, les pattes suivantes sont les plus épaisses ; la lèvre inférieure se soude aux lobes maxillaires de manière à constituer une pièce trifide ; les palpes de 5 articles ont un petit article terminal acuminé. Une grande soie mobile s'insère à l'épaule.
D'autres Acariens présentent aussi les caractères des Gamases, mais la plupart ne possèdent point sur l'épaule de soie mobile caractéristique.
Moeurs, habitudes, régime. — Ces Acariens
ne sont pas de véritables Parasites; s'ils passent une partie de leur existence sur les Animaux, c'est pour se faire transporter au point où ils trouveront leurs aliments et les matières propres au développement de leurs jeunes ; ce sont des êtres ovovivipares.
LE GAMASE DES COLÉOPTÈRES. — GdMASVS COLEOFTRATORUM-
Gemeine Kdfermilbe.
Caractères. — Cet Acarien, une des espèces les plus fréquentes, est un petit Animal jaune-rougeâtre, assez dur, qui mesure envi-
ron lmm,12 de long. Notre figure 2008 suffit à donner une idée de l'aspect de l'Acarus de Coléoptères.
Mœurs, habitudes, régime. — On trouve
ce Gamase souvent en grand nombre sur les Nécrophores, sur les Coléoptères des bouses, sur les Bourdons et sur d'autres Insectes dont ils envahissent le corps entier, surtout lorsque ces Animaux sont demeurés longtemps sous terre.
Kirby raconte, d'après des observations étrangères, que les Bourdons infestés d'Acarus se dirigent sur une Fourmilière qu'ils grattent et qu'ils piétinent jusqu'à ce que les Fourmis en sortent et viennent enlever les Parasites et les délivrer ainsi de leurs souffrances. Il se peut qu'on ait vu un jour un Bourdon s'abattre, épuisé, au voisinage d'une Fourmilière et que les Fourmis se soient jetées sur les Acariens ; mais on ne saurait admettre sans conteste que ce soit une coutume habituelle aux Bourdons de se servir ainsi des Fourmis.
Le Gamase abandonne son hôte quand celui-ci vient à mourir ; dans son jeune âge il vit dans la terre humide ; ce n'est que plus tard qu'il grimpe sur quelque Coléoptère, quelque Bourdon ou quelque Abeille, qui passent dans son voisinage immédiat.
' Taschenberg a trouvé, sur des Coléoptères exotiques rangés en collection, des Acariens tout à fait semblables, morts et fixés pour la plupart à l'aide d'un fil court à l'extrémité de l'abdomen. « Je possède, dit-il, une Mouche du genre Cyrtoneura dont le corps est couvert de masses d'Acarus si serrées qu'a l'exception de sa tête, de ses pattes et de ses ailes, dont la base est aussi envahie, on ne distingue en aucun point son tégument véritable. CesAcarus dont la forme est plus allongée appartiennent probablement à un autre genre de Gamaside.
Nous représentons (fig. 2000) également le Gamase des fourrages [Gamasus fenilù, Mégn.) qui pullule dans le foin moisi et pulvérulent.
LES DERMANYSSES — DERMANYSSVS
Caractères. — Les Acariens relégués aujourd'hui dans le genre Dermanyssus se rapprochent beaucoup des Gamases. Leur tégument, qui a peu de consistance, est finement strié, à l'exception de deux petits plastrons transparents en forme de lyre, et leurs antennes pinces ou chélicères offrent une conformation
LES PTEROPTES.
Fig. 2009. Fig.
Fig. 2008. — La Gamase des Coléoptères, vue de profil
et très grossie.
Fig. 2009. — La Gamase des Fourrages, grossi 50 fois,
d'après Mégnin.
Fig. 2010. — Le Dermanysse des poulaillers, grossie 50 fois.
Fig. 200S à 2010. — Los Gamasides (Gamasus et Dermanyssus) .
différente suivant les sexes. Ils ont un roslre allongé, mobile, un peu recourbé en bas ; les palpes maxillaires, nettement articulés, présentent un article basilaire plus gros que chez les Gamasides, et un article terminal fort petit; les pattes sont d'égale longueur, et les quatre antérieures, plus fortes que les postérieures, en diffèrent encore par leurs disques plus grands ; toutes s'insèrent d'ailleurs, au' voisinage l'une de l'autre, sur les bords du thorax.
llu-itrs, habitudes, régime. — Les Dermanysses sont par excellence les Parasites des Oiseaux ; l'un d'eux cependant s'attaque aux Chauves-Souris, on en a même trouvé sur l'Homme dans des dépressions de la peau ou dans des tumeurs où ils provoquent des démangeaisons intolérables, ainsi que l'a signalé Vogel. Ces Acariens sont ovipares.
LE DERMANYSSE DES OISEAUX OIT ACAIUEN COM- MUN DES OISEAUX. — ])EItM.4IVYSSUS AVIVM.
Gemeine Yogelmilbe.
Caractères. — Cet Acarien est de couleur grisâtre, avec un dessin noir en forme de lyre qui n'est autre que la silhouette du tube digestif (fig. 2010).
Mœurs, habitudes, régime. — Il infeste assez souvent les Oiseaux gardés en cage. Lorsqu'on remarque, parexemple, chez un Canari un certain malaise, une démangeaison qui le porte à plonger hâtivement son bec entre ses plumes, on n'a qu'à frapper la baguette sur laquelle
il repose, pour en faire tomber l'Acarus rouge, de dimensions variables, qui se réfugiait dans l'intérieur. C'est là que ces animalcules se dérobent pendant le jour, comme les Punaises de lit dans leurs cachettes; ils sortent seulement la nuit de leur retraite pour apaiser leur faim aux dépens des Oiseaux dont ils puisent le sang. En frappant soigneusement chacun des perchoirs de la cage, on arrive bientôt à se débarrasser de ces animalcules; cependant il arrive souvent qu'ils se dissimulent dans le sable répandu dans la cage, et parviennent souvent jusqu'à l'Oiseau.
C'est un Dermanysse d'espèce voisine [Dermanyssus gallinx), qui se tient caché pendant le jour dans les Pigeonniers et dans les Poulaillers, et qui pendant la nuit se jette sur les volailles pour se nourrir de leur sang.
LES PTEROPTES
PTEROPTUS
Caractères. — Les Pteroplus, presque pyriformes, portés sur despattes épaisses, armées de grandes griffes et pourvues d'une ventouse ; les quatre dernières s'insèrent fort loin des antérieures, et sont tournées en dedans. Les palpes maxillaires, de cinq, articles, se terminent par un article allongé.
Mœurs, habitudes, régime. — Ces Acariens vivent à la façon des Poux dans les replis de la membrane alaire des Chauves-souris et courent de côté à la façon des Crabes.
LKS IXODIDES OU Tlull S
Fig. 2011. - La Tique du Cliicu au sortir de l'Œuf, d
grand, liai.
Fig. 2012. —
peinent, de Fig. 2013. -
Cette Tique i son second stade de dévelop-
grand. nat.
Màlc, de grand, nat.
Fig. 201S.
Fig. 201-i. — Femelle a jeun, de grand, nat.
Fig. 2015 et 2010. — Femelle gorgée de sang, vue par la
face dorsale et par la face ventrale, de grand, nat. Fig. 201". — La même, très grossie.
Fig. 2018. — La Tique réduve, très grossie.
Fig. 2011 à 2018. - Les Ixodides {fxodes ricinus et reduvius).
Lli l'TEKOPTË COMMUN DES CIIAUVI.S-SOUKIS. PTEKOPTUS VESPERTILIOJSIS.
Gemeine Fledermϝsmilbe.
Caractères. — Ce Ptéropte (Pleioplus vesperlilionis) est d'un gris jaunâtre, avec la face dorsale marquée de taches rougeâtres et de lignes brunes ondulées.
Mœurs, habitudes, régime. — Cet Acarien
vit sur différentes espèces de Chéiroptères et de préférence sur la Chauve-Souris commune ou Murin {Vespertilio-murinus). Nitzsch a pu étudier son développement par la méthode anatomique. En ouvrant, au mois de juin
1825, le corps de plusieurs Femelles fortement épaissies, il y trouva généralement trois embryons à divers stades de développement; dans un cas il en trouva quatre. Sur ceux qui étaient le moins développés on distinguait seulement six pattes non articulées et lisses, deux palpes non articulées aussi, et un corps tronqué et plan en arrière ; chez les plus avancés on remarquait huit pattes articulées, munies de soies et pourvues de ventouses, et un corps un peu effilé en arrière. Les Femelles sont donc vivipares, et mettent au monde, chaque fois, un petit qui a dû passer par l'état primitif dans lequel il est pourvu de six pattes, avant d'atteindre l'état parfait caractérisé par huit pattes.
LES IXODIDES OU TI0UES - 1X0DIDM
Zccken.
Caractères. — Les Tiques ou Tiquets diffèrent tellement des autres Acariens, à plusieurs points de vue, que certains Naturalistes y ont trouvé matière à fonder un Ordre spécial. Leur corps aplati, plus ou moins ovoïde, est revêtu d'un tégument écailleux ou coriace; il est néanmoins tellement extensible que des Tiques, qui mesurent 2mm,25 de long, peuvent acquérir le volume d'une Fève en se nourrissant du sang de l'Animal qu'elles habitent. Dans la plupart des cas le revêtement chitineux prend l'aspectd'un écusson unpeuéchancréen avant pour embrasser le rostre qui est très déve- Breum. — V1I1.
loppé ; tous deux, lorsqu'ils existent, se voient avec plus ou moins de netteté au niveau d'une échancrure latérale; au repos, le rostre est dirigé en avant et fait l'effet d'une tête distincte; mais on ne peut le décrire qu'à tort sous le nom de « tête »; c'est également à tort qu'on a désigné l'écusson sous le nom d'écusson céphalique. Dans d'autres cas, cet écusson écailleux recouvre presque toute la face dorsale du corps, mais il s'arrondit encore en arrière. Pour donner une idée d'ensemble de la conformation des pièces buccales des Tiquets, et pour permettre à ceux qui ont été une fois leurs vic- Insectes. — 187