‹ Merveilles de la natureChapitre 396 sur 412 · LE TIQUET COMMUN, L.V TIQUE COMMUNE DU CHIEN. — IXODES JIICI1SUS · texte numérisé non relu

LE TIQUET COMMUN, L.V TIQUE COMMUNE DU CHIEN. — IXODES JIICI1SUS

Gemcincr Holzbock. — Gemeine Hùndszecke.

Historique. — Cet Ixodes , auquel se rapportent les observations précédentes, était connu déjà d'Aristote qui le désignait sous le nom de Kroton, et de Pline qui l'appelait Ricimis. Cet auteur indique aussi comment cette désignation, qui s'appliquait d'abord aux semences oléagineuses de la plante égyptienne, a été ensuite attribuée à cet animal odieux. Plutarque a comparé spirituellement aux Ricins les flatteurs qui s'insinuent dans les oreilles au moyen de leurs louanges de telle sorte que nous ne pouvons nous en défaire ; on est donc en droit d'admettre que ses contemporains connaissaient la bête en question en môme temps que ses mœurs. Lorsque De Geer eut donné à un genre de Poux le nom de Ricinus, en réservant principalement aux Cirons la dénomination d'Acartts, on désigna l'espèce en question sous le nom d'Acarus ricinus, jusqu'au jour où Latreille, obligé de distinguer

plusieurs genres de Cirons, l'appela Ixodes ricinus ; le terme Ixodes signifie : « tenace, attaché. »

Caractères. — ■ La Tique du Chien ne peut être décrite en quelques mots, de manière à permettre de la reconnaître. Dans son travail remarquable sur les animaux, Pagenstecher(l) admet trois stades de développement avec sept types différents ; il pense qu'on doit comprendre parmi eux, très probablement, bon nombre d'espèces soi-disant différentes auxquelles les auteurs plus anciens ont attribué des noms divers. Dans son premier état de jeunesse (fig. 2011), la Tique n'offre que six pattes; elle ne présente aucune différence sexuelle et ne possède pas de plaque munie d'un stigmate aérien ; une étude anatque omiminutieuse a montré qu'il y avait, même alors, absence totale d'appareil de respiration. C'est là une circonstance qui s'est représentée chez toutes les autres espèces d'Acariens examinés par Pagenstecher tant qu'ils ne possèdent encore que six pattes. Le corps, primitivement aplati, se gonfle, devient ovoïde et présente un tout autre aspect, quand l'estomac est gorgé de sang.

Dans le second stade de développement (fig. 2012), qui est précédé d'une mue qu'on n'a pu observer encore jusqu'ici, on trouve les stigmates aériens avec leurs plaques, et des pattes au nombre de 8. D'après des mensurations très précises relatives aux longueurs de toutes les pattes, et d'après d'autres considérations encore, Pagenstecher admet que pendant la mue la dernière paire de pattes vient s'ajouter aux autres, mais qu'elle ne s'intercale point au second rang comme on l'avait supposé jusqu'ici. A ce stade encore les organes sexuels font défaut à l'extérieur comme à l'intérieur; c'est peut-être à cause de cela qu'on a considéré les Mâles comme beaucoup plus rares que les Femelles. La dernière mue, qui aboutit à la maturité sexuelle, a lieu pendant la nuit; Pagenstecher, malgré ses efforts, n'a pu observer ce phénomène.

Dans le dernier stade du développement, les différences sexuelles viennent s'ajouter à celles qui résultent, comme dans les stades précédents, de l'état de vacuité ou de plénitude de l'intestin. Le Mâle, qu'on n'a jamais observé gonflé, diffère de la Femelle, qu'elle soit à jeun ou gorgée de sang. Chez le Mâle

(1) Pagenstechen, Contribution à l'étude de l'Anatomie des Acariens. Iteitràge zur Anntomie der Milben H.

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