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LA FOURMI AMAZONE

de la sécrétion de glandes situées dans la tête et non pas de l'éjaculalion du venin qui n'aurait point d'odeur accusée.

LA FOUHMI MU M — L.4SIUS NIGEII.

Braune Ameise.

Caractères. — Les Ouvrières ont le corps peu luisant, l'abdomen très pubescent et n'ont pas trace d'ocelles. La tête et le thorax sont bruns, plus ou moins rougeâtres, l'abdomen est brun ; les Mâles ont un sillon frontal très distinct; les Femelles ont une taille énorme par rapport aux Ouvrières et aux Mâles, 7 à jQmm au ]jeu de 3 à 4 et 3 1/2 à 5; leurs ailes sont enfumées jusqu'au milieu.

Distribution géographique. — La Fourmi

brune (Lasius nigev) est répandue dans toute l'Europe, l'Asie tempérée et l'Algérie, dans l'Amérique du Nord et à Madère.

Mœurs, habitudes, régime. — Celte espèce fort commune nidifie n'importe où : dans la terre, sous les pierres, dans les creux d'arbres, entre l'arbre et la mousse. Elle construit des chemins couverts pour se rendre auprès de ses Pucerons et les abrite même dans des pavillons.

Il est encore quelques espèces indigènes qui méritent d'être mentionnées : sa sœur Lasius alienus limitée à la moitié méridionale de l'Europe , mais également le Lasius emarginalus de l'Europe centrale et méridionale qui recherche de préférence les crevasses des murs de jardins; les Fourmis jawies, fameuses à cause de leurs morsures douloureuses, comprennent plusieurs espèces, dont la plus répandue est celle qui porte le nom de Lasius flavus; elles nidifient dans la lerre, à l'abri d'une pierre ou de quelque tertre (fig. 979).

LES POLYERGUES — POLYERGUS (1)

Caractères. — Leur corps robuste rappelle celui des Myrmicines, mais l'absence d'aiguillon les en dislingue; chez les Ouvrières, le chaperon est triangulaire, arrondi en arrière, convexe, non caréné; les crêtes frontales sont courtes, presque parallèles; les mandibules robustes sont étroites, arquées, et terminées en pointes aiguës, dépourvues de dents ; les antennes de 12 articles sont insérées à l'exlrémité antérieure des crêtes frontales

(I) floXOej/yo;, très actif.

et touchent le bord postérieur du chaperon; les ocelles sont nettement visibles; entre le mésolhorax et le métathorax, se trouve un étranglement, de telle sorte que le métathorax paraît gibbeux; l'écaillé du pétiole est épaisse, ovale et droite. Les Femelles ont une taille plus forte et des ailes pourvues d'une cellule cubilale et d'une cellule discoïdale. Les Mâles, delà dimension des Ouvrières, ont 13 articles aux antennes et l'écaillé du pétiole échancrée au sommet.

Distribution géographique. — Ce genre ne

comprend que deux espèces, l'une Européenne, l'autre de l'Amérique du Nord.

Mœurs, habitudes, régime. — Les Polyer-

gues sont les célèbres Fourmis amazones dont nous avons déjà longuement parlé (1). Incapables d'exécuter le moindre travail et même de se nourrir, elles se livrent au pillage des demeures des Fotmica fus^a ou rufibarbis pour s'emparer de leurs Nymphes qu'elles emportent dans leurs Fourmilières pour les peupler d'Esclaves; c'est ainsi que leurs cités, qui ne comptent que 500 à 2000 citoyens, renferment une population de 1500 à 8000 Esclaves.

LA FOITIU1I AMAZONE. — POTAERGUS MIFESCENS.

Caractères. — Les Ouvrières sont d'un roux plus ou moins brun ou jaune, au corps rugueux plus généralement mat que luisant, à abdomen pubescent; leur taille varie entre gmoi j/2 et 7mm lyg. Les Femelles, d'une coloration un peu plus intense, ont : les antennes, les mandibules et les pattes plus foncées ; l'écusson et le postscutellum noirs, leurs ailes enfumées à la base, sont presque transparentes ; elles atteignent 9,5 à 10mB. Les Mâles sont noirs, avec l'extrémité des mandibules et quelques parties des pattes et des antennes d'un brun jaunâtre; leurs ailes sont hyalines ; leur taille ne dépasse pas 7mm.

Distribution géographique. — Ce Polyer-

gue habite toute l'Europe moyenne et méridionale.

Mœurs, habitudes, régime. — Il établit ses Fourmilières de préférence dans les prairies et les broussailles ; confiante dans sa force, elle ne lance pas de venin et se contente de transpercer de ses mandibules la tête de ses ennemis. Quant à ses mœurs, nous renver-

(I) P. .r>0 et suiv. et p. 87 et suiv.

LA FOURMI A MIEL

rons aux longs détails que nous avons donnés précédemment (1).

LES POLYRHACHIS — POLYRHA-

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