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LES MICROGASTER — MICRO- GASTER

Kleinbaurh.

Caractères. — Le genre le plus commun et le plus riche en espèces de toute la famille est le genre Microgaster ; il est très difficile à distinguer, et sa configuration ne présente rien d'intéressant. On le reconnaît à son abdomen petit, sessile ou à peine pédicule; à ses antennes épaisses, formées de dix-huit articles seulement; à sa nervure marginale à peine visible, effacée à partir du stigmate; et à son mésothorax qui ne présente pas de sillons latéraux profonds. La conformation des cellules alaires sous-marginales constitue un caractère générique important ; il y en a le plus souvent deux, quelquefois trois. La première, irrégulièrement hexagonale ou heptagonale, s'applique contre le ptérostigma qui est assez considérable ; la seconde est fermée et triangulaire, ou bien elle forme simplement, comme dans la plupart des cas, un angle aigu, la nervure qui la ferme en dehors manquant. Celte cellule, fermée ou non, pend toujours, comme un étrier, au bout de sa tige qui fait presque un angle droit avec la nervure marginale et s'éloigne plus ou moins du stigmate. A l'extrémité de cette tige on remarque, soit un angle aigu, soit le commencement de la nervure marginale.

L'abdomen est toujours plus court que la partie antérieure du corps; le ventre est le plus souvent comprimé vers la pointe; et celle-ci est fréquemment entrebâillée largement pour laisser passer la tarière qui est peu saillante. Les yeux composés, assez grands, sont en général nettement recouverts par les poils, et les ocelles sont très visibles sur le vertex. Les Mâles ont un abdomen plus petit, moins com-

(I) Mixoo;, petit; yaavi\p, ventre.

LE MACROCENTUS BORDE.

primé, des antennes un peu plus longues, et chez quelques espèces des taches ou des stries foncées sur les pattes ; ils se distinguent ainsi des Femelles.

llieurs, habitudes, régime. — Sauf deux

espèces qui ont été retirées des Œufs d'Araignées et de Pucerons, ces Braconides vivent dans les Chenilles, plus souvent dans celles qui sont velues que dans celles qui sont nues. Elles-mêmes, ou du moins leurs Larves, sont habitées par de petites Ptéromalines. A l'époque de leur maturité, les Larves des Microgâster sortent de la Chenille et se tissent une coque, ainsi qu'on peut l'observer sur le Microgâster glomerus dont les Nymphes jaunâtres (les prétendus Œufs de Chenilles du vulgaire) forment un lit moelleux sous les Chenilles de Pieris.

LE MICROGASTER DES BOIS. — MICROGASTER NEMORUM.

Caractères. — Nous voyons qu'ici la cellule sous-marginale moyenne n'est pas fermée en dehors, et que la cellule marginale n'est qu'indiquée, ainsi que nous l'avons signalé précédemment. Cette Guêpe est d'un noir brillant, les bords postérieurs du premier article abdominal sont clairs, les écailles alaires sont jaunes, et les pattes sont d'un jaune rougeâtre à l'exception des tarses postérieurs, noirs, des extrémités externes des cuisses et des jambes, ainsi que des tarses entiers qui sont un peu enfumés (fig. 1078, 1079 et 1080, p. 173).

lla'urs, habitudes, ri'^imc. — NOUS figurons ici (fig. 1081, p. 173) les Larves avant leur Nymphose de ce Microgâster nemorum, un des nombreux Parasites des Chenilles de Gastropacha l'ini, nous représentons également les Cocons d'un blanc de neige, qui protègent les Nymphes (fig. 1082). Après avoir rongé le tégument de la Chenille pour en sortir, elles se mettent à tisser dès que leur corps est à moitié libre, et n'emploient qu'une vingtaine d'heures à terminer leur coque blanche. Au bout de dix à douze jours, les jeunes Hyménoptères apparaissent, naturellement à l'époque où ces Chenilles existent; on sait que celles-ci passent l'hiver dans un état de demidéveloppement, et manquent du commencement de juin au milieu d'août, ou du moins ne sont pas assez grosses pour être piquées par les femelles de Microgâster nemorum.

LES MACROCENTUS — MACRO-

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