LA LYDA DES AIGUILLES DU PIN. — LYDA CAMPESTRIS
Kothsack Kiefernblattwespe.
Caractères. — Son corps est d'une teinte noire à reflets bleuâtres, jusqu'au milieu de l'abdomen, plus large et d'un jaune rougeâtre à partir du deuxième segment jusqu'au cinquième. La bouche, les antennes, une tache au niveau des yeux, l'écusson, les genoux, les jambes, les tarses et les ailes sont jaunes; les plérostigma présentent des taches bleues. Les jambes antérieures ont deux épines terminales et deux épines latérales; les jambes médianes ont deux épines latérales superposées ; les jambes postérieures n'en ont qu'une de chaque sorte. Cette répartition des épines varie suivant les espèces ; aussi doit-on l'examiner de près, lorsqu'on veut faire des distinctions spécifiques; on doit aussi tenir compte des rapports du vertex avec les parties environnantes, ainsi que de la disposition de l'étroite cellule qui occupe la base du bord antérieur de l'aile antérieure. Ici, cette cellule est divisée en trois, par une nervure longitudinale bifurquée à son extrémité; chez d'autres espèces, elle est partagée en deux parties seulement par cette même nervure non bifurquée. Le vertex n'émerge pas en forme de bourrelet au-dessus des régions environnantes, ce qui distingue celte espèce de plusieurs autres. En outre, on remarque sur l'aile antérieure deux cellules marginales et quatre sous-marginales, dont la dernière n'est pas entièrement close.
Mœurs, habitudes, régime. — Cette espèce,
commune, se prête à l'étude. Sa Larve est d'un vert sale (fig. 1132, p. 201); ellen'aquesix pattes thoraciques; ses antennes sont longues et formées de sept articles ; son anus est pourvu d'un ardillon corné, et de chaque côté se trouve un appendice composé de trois articles. Elle vit, au mois de juin, sur les Pins sylvestres de trois ou quatre ans, où on la reconnaît à sa coque tubuleuse que ses excréments rendent opaque (fig. 1130, p. 201). Elle se tient cachée à l'intérieur; et le plus souvent la partie antérieure du corps apparaît seule, lorsqu'elle s'occupe à dévorer, depuis sa pointe jusqu'à sa racine, quelque aiguille qui se trouve située en dehors (fig. 1131, p. 201); elle en vient à bout en une heure de temps environ. Quand toutes les aiguilles aux alentours du Nid sont détruites, elle allonge sa coque, et peut dénuder ainsi toute la pousse de mai.