‹ Merveilles de la natureChapitre 69 sur 412 · LA LYDA DES AIGUILLES DU PIN · texte numérisé non relu

LA LYDA DES AIGUILLES DU PIN

fait pas saillie, et leurs Larves qui vivent sur les parties antérieures des plantes, les rattachent aux Tenthrèdes vraies. Cette assimilation cependant ne saurait être absolue ; car ces Larves ont des pattes moins nombreuses, et vivent dans une coque légère ou dans un étui en feuille, comme certaines Tinéides ou certaines Pyralides parmi les Lépidoptères.

Mœurs, habitudes, régime. — Les Larves de Lydines vivent de préférence sur les Conifères, mais certaines d'entre elles préfèrent les arbres feuillus, tels que le Peuplier, le Bouleau, le Poirier et même quelques arbustes, comme le Rosier; les premières se tissent chacune un fourreau individuel et vivent en société dans un réseau soyeux dans lequel elles englobent leurs excréments ; parmi les secondes, les unes vivent également en famille sous une toile commune qu'elles tissent au fur à mesure qu'elles ont nécessité d'enlacer de nouvelles feuilles ; les autres replient le bord d'une feuille ou découpent un fragment qu'elles enroulent en cornet.

Distribution géographique. — Le midi de l'Europe paraît plus riche en espèces, et surtout en espèces richement colorées que nos pays septentrionaux.

Mœurs, habitudes, régime. — On aurait toujours maintes particularités à citer à propos de telle ou telle espèce, si l'on voulait s'étendre à l'infini sur ce sujet. Toutes ces Larves ont la même structure que celles qui ont été décrites ; elle ne diffèrent entre elles que par leurs couleurs et leurs marques spéciales ainsi que par les habitudes que nous venons de signaler.

LES LYDA — LYDA (1) Gepinstblattwespen, Lydinen.

Caractères. — La tête large, aplatie, porte de longues antennes sétiformes ayant jusqu'à 36 articles ; les ailes grandes ont une nervulation caractéristique très différente des autres Tenthrédonides ; elles ont deux cellules radiales, quatre cubitales dont les deuxième et troisième reçoivent chacune une nervure récurrente; leur cellule lancéolée étant divisée par une nervure oblique ; les pattes sont armées d'épines au milieu des tibias.

(1) Lydu puella, Ompliale.

Page 1