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LE LOPHYRE DU PIN

hanches et la base des cuisses noires (fig. H29).

Mœurs, habitudes, régime. — Les Larves de la Lyda du Poirier (Lyda pyri ou flavïventris ou clypeata) s'installent sur les Pommiers, les Poiriers, les Néfliers et les buissons d'Aubépines, en petites sociétés comptant 15 à 20 individus abrités à la façon des Chenilles d'Yponomeute, sous une tente soyeuse. Elles sont longues de 25 à 30 mill., d'une coloration uniformément jaune avec la tête et les plaques cornées du premier anneau noires.

En août, elles se suspendent à un fil pour descendre se métamorphoser en terre dans une petite coque d'où les Insectes parfaits n'écloront qu'en juin de l'année suivante. Ces Larves sont parfois si abondantes . qu'elles effeuillent complètement l'extrémité des rameaux des Épines; en Allemagne elles dévastent, dit-on, les Poiriers.

LA LYDA DES «OSIERS. — LYDA INJNITd.

Rosen Gepinstwespe.

Caractères. — C'est un Insecte à tête jaune tachetée de noir, à antennes ferrugineuses, à thorax noir sauf le pronotum et les épauleltes qui sont jaunes; aux ailes jaunâtres et brunes à pterostigma brun et jaune.

Mœurs, habitudes, régime. — La Larve de

la Lyda des Rosiers {Lyda inanila) vit isolément et se construit un long fourreau fort curieux, très bien décrit par Giraud et Huber, en utilisant des lanières détachées des bords de feuilles de Itosiers, d'Eglantiers, de Noisetiers; ces lanières enroulées en spirale et imbriquées sont maintenues à l'aide de quelques fils.

LES LOPHYRLNES — LOPHYRINjE

Caractères. — La tête convexe en avant, concave en arrière, porte des antennes pectinées chez les Mâles, dentées en scie chez les Femelles, des mandibules tridentées, des mâchoires bilobées à lobe interne épineux. Les ailes longues, grandes, ordinairementhyalines, ont une cellule radiale ou marginale, quatre cellules cubitales ou non marginales et un grand stigma. Les pattes ont les quatre premiers articles des tarses garnis en dessus d'appendices membraneux ; la tarière est courte.

LES LOPHYRES

LOPHYRUS

Caractères. — Les diverses espèces du genre sont caractérisées par leurs antennes composées de dix-sept à vingt-deux articles. Chez la Femelle, ces antennes sont dentelées; chez le Mâle, elles sont pectinées d'une façon très élégante ; les dentelures, qui diminuent de longueur vers l'extrémité de l'antenne, sont disposées sur deux rangées, et chacune d'elles est empennée comme une plume avec ses barbes. Une cellule marginale et quatre sous-marginales, souvent réduites à trois, caractérisent le genre.

LE LOPHYRE DU PIN OU GRANDE MOUCHE A SCIE OU ANTENNES BARBUES. — LOPUÏRUS PIP/I.

Kiefcrn Kammhormvespe.

Caractères. — L'espèce en question se distingue de beaucoup d'autres, très analogues, par l'épaississement de la partie moyenne des antennes chez les Femelles (fig. 1133, p. 201); par la ponctuation serrée de leur tête et de leur thorax ; par les nervures alaires qui sont interrompues çà et là en divers endroits; et par les deux éperons terminaux des jambes postérieures. Sur la tête, la face dorsale du thorax, le milieu de l'abdomen ainsi que sur la tache située au milieu de la poitrine, le noir prédomine; le reste est d'un jaune de rouille malpropre. On distingue le Mâle (fig. 1134, p. 201) à son vêtement noir, à ses jambes qui sont d'un jaune rouillé sale, à partir des genoux, enfin à ses stigma alaires foncés.

Mœurs, habitudes, régime. — Les Lophyres

du Pin (Lophyrus pini) ne se tiennent, comme leur nom l'indique, que dans les bois de Pins, où leurs Larves causent des dommages assez considérables (fig. 1135, p. 201). Habituellement, ces Fausses Chenilles apparaissent en masse assez considérable à partir du mois de mai. Elles grimpent sur ces arbres en rangs tellement serrés que les troncs en paraissent jaunes. On assiste assez souvent à ce spectacle ; les dégâts sont encore assez grands, alors même que leur nombre ne dépasse pas autant les proportions ordinaires. On les a vues, vers le sommet, recouvrir complètement les aiguilles, et s'y suspendre en pelotes aussi grosses qu'une tête humaine.

On rapporte que dans une forêt, lorsqu'elles eurent fait disparaître toute la verdure, elles

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