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LE CYNIPS DE L'ÉGLANTIER

LE CYNIPS DES GALLES DE LA «ONCE. — VIJ- STROPIIVS RU m.

Brombeer Gallwespe.

Caractères. — Le Cynips des Galles de la Ronce {Diastrophus rubi) (fig. 1198, p. 225) se rapproche des Cynips par la disposition de ses nervures alaires, et par l'aspect de son abdomen légèrement comprimé, dont le premier segment est aussi plus long que les autres.

Les antennes filiformes sont formées de treize à quatorze articles, et même de quinze chez le Mâle. Tout le corps est noir; l'écusson, à peu près hémisphérique, et portant deux fossettes à sa racine, est seul irrégulièrement strié; les pattes sont d'une couleur brun rougeàtre ou plus claire.

Mœurs, habitudes, régime. — Cet Insecte

produit, sur les tiges des Ronces, des rendements assez forts, et parfois merveilleusement contournés (fig. 1198 et 1199), d'où l'on voit éclore en masse, l'année suivante, les petits Cynips, chacun par son orifice spécial de sortie.

LE CYNIPS DES GALLES DES ItOSIEKS. — RHO- DITES ROSJE.

Gemeine Rosen-Gallwespe.

Caractères. — Ce Cynips (fig. 1193) se rapproche, ainsi que les espèces peu nombreuses du même genre, des deux formes mentionnées

Fig. 1193.

• Le Cynips des Galles des Rosiers, ou Cynips des Bédéguars, très grossi.

précédemment, par la structure de ses ailes antérieures; on y trouve une cellule marginale large et triangulaire, et une deuxième cellule sous-marginale également triangulaire, et placée sous la base de la cellule marginale. Les antennes filiformes ont seize articles cylindriques ; les palpes maxillaires en ont quatre, et les palpes labiaux deux seulement. La tête, plus large que le thorax, n'est pas aussi basse que

chez les Cynips, genre dont les Rhodites se rapprochent le plus au point de vue de la forme générale. Tout l'abdomen, sauf la pointe, et les jambes sont d'un rouge brun , le reste est noir; chez le Mâle, la plus grande partie de l'abdomen est noire aussi. La dernière écaille ventrale de la Femelle s'ouvre comme un bec long et pointu. On rencontre quelques Mâles, mais très isolés.

Mœurs, habitudes, régime. — Cette espèce

produit, de préférence sur les Eglantiers, sur

XU1À

Fig. 1191. — G

: des Rosiers ou Bédéguars, de naturelle.

les Roses à cent feuilles des Jardins, les Galles moussues et chevelues vertes et rouges connues sous les noms de Rédéguars (fig. 1194).

La Galle est mûre en automne; mais ce n'est qu'au printemps prochain qu'on en voit sortir non seulement les Cynips, mais encore bien d'autres habitants : un locataire, le Periclitus Rrandti, plusieurs espèces de Synergus, et surtout des Ichneumonides de la famille des Ptéromalides et decelledes Braconides ; ils sont en tout une vingtaine deParasites, dontles uns apparaissent avant l'habitant régulier, les autres après, d'autres encore en même temps que lui.

On leur attribuait autrefois de nombreuses vertus curatives ; on les plaçait, par exemple, à l'état naturel sous l'oreiller des enfants qui dormaient mal, comme calmants ; ou on les leur administrait sous forme de poudres contre les vers, contre la diarrhée, etc., ce qui leur a valu une certaine renommée.

LE CYNIPS DE L'ÉGLANTIER. — RHODITES EGf.JMTERI.1i.

Caractères. — Un autre Cynips produit, ailleurs, à la face inférieure des feuilles des

LES SYNERGUES ET LES AULAX.

Fg. l'.'mi.

Fie. 1195.

FiS. 1201.

Fig. 11U7.

Fig. 1195. — Galle des racines des vieu\ Chênes avec

son habitant, le liiorhyza aptera: Galle de grand, nat.,

son habitant vu à la loupe.

Fig. 1190. — Galle en pomme des bourgeons terminaux

des Chênes de grand, nat.: Galle ancienne desséchée

sur laquelle se promène un Biorliyza optera, vu à la

loupe.

Fig. 1197. — Galle en pomme des bourgeons terminaux

des Cbêncs fraîche, de grand, nat., sur laquelle est

pesé son habitant, le Teras teiminalis (l'orme sexuée

du Biorliyza optera), vu à la loupe.

Fig. 1195 a 1202. — Los Cynipides: leurs Galles et leurs habitant

Fig. 1199.

Fig. 1198. — Galle de la Ronce, de grand, nat. avec son

habitant, le Diastrophus rubi, vu à la loupe. Fig. 1199. — Une Galle de la Ronce ouverte. Fig. 1200. — Synergus facialis, locataire parasite, vu h

la loupe auprès des Galles où habite YAndricus soli-

larius.

Fig. 1201. — Figites soutellaris, vu à la loupe, Parasite

des Sareophaga (Muscides).

Fig. 1202. — Ibalie en lame de couteau, Parasite des

Larves de Sirex.

Rosiers, des Galles sphériques et dures, de la grosseur d'un pois ; on le nomme Rhodites eglanterise. 11 ressemble beaucoup à la première, mais ses ailes sont plus claires, le triangle de la seconde cellule sous-marginale s'y réduit à un point, et le corps est d'un rouge plus brillant; il ne manque pas non plus de Parasites.

Deux autres espèces de Cynips vivent encore dans les mêmes conditions sur les Rosiers ; il faut les examiner de près pour être sûr de ne pas les confondre.

Nous ne poursuivrons pas plus loin l'élude des Cynips et leurs productions, mais nous renvoyons, pour toutes celles qui se montrent sur les Chênes, aux ouvrages que nous venons de citer.

Breiim. — VIII.

LES HYMÉNOPTÈRES LOCATAIRES DES GALLES OU EAUX CYNIPS DES <i ALLES

Parmi les Cynips locataires des Galles, dont nous avons cité plus haut trois genres, nous ne parlerons que des deux genres Syneryus et Aulax.

LES SYNERGUES ET LES AULAX - SYNEKGUS ET AULAX (1)

Caractères. — Chez tous deux, la disposition des nervures alaires appartient au deu-

(1) (ruvépYÔCi compagnon; aiiotÇ, sillon.

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