LE BIORI1YZE APTÈRE ET LE CYNIPS TERMINAL
— mOltllYZA APTEIl.i ET TE1US TEII.VID/JLIS.
Schwamm-Galkespe. — Ftùgellosc Wurzelgallwespe.
Caractères. — Le Cynips aptère des Galles rad icul aires (/?«/?•// ?/:;a optera) (fig. 1195 et H96, p. 225) n'était connu que par ses Femelles qui atteignent 4mm, 5 de long; Adler a observé qu'elles représentaient la forme agamedu Teras terminait*. D'une couleur rouge tirant sur le jaune'brun ; le fouet de leurs antennes est un peu plus foncé ; elles portent une ceinture noire autour de leur abdomen comprimé. L'écusson fait à peine saillie, et le thorax est moins large que la tète et que l'abdomen.
Les ailes du Teras terminalis sont constituées comme chez les Cynips, ainsi que les antennes ; mais l'écusson est déprimé et uni. Les palpes maxillaires se composent de quatre articles, les palpes labiaux de deux. La moitié antérieure de l'Animal est brun jaunâtre, la base de l'abdomen est brun rougeàtre, la partie postérieure est brun noirâtre. L'étroite écaille ventrale de la Femelle porte une longue h uppe de poils.
Ce Cynips présente ceci de particulier, qu'à côté des Femelles ailées et des Femelles aptères, on rencontre aussi des Mâles ailés.
Mœurs, habitudes, régime. — Le Cynips
aptère se montre de très bonne heure au printemps, même avant l'hiver, car on en a rencontré un grand nombre dans un bois de
Chênes, le 22 novembre 1870. Il vit sur la racine des vieux.Chênes, souvent à plusieurs pieds sous terre, où les Galles irréguliôres et mulliloculaires se pressent en nombre plus ou moins grand les unes contre les antres; elles ressemblent à des grappes produites par des déformations corticales (fig. 1195), et ne doivent pas être confondues avec les Galles mulliloculaires de VAphilotrix radicis qui ressemblent à des Pommes de terre.
Aussitôt éclos, ces Cynips aptères fuient les racines, grimpent le long des troncs et vont pondre dans les bourgeons situés au sommet des arbres. Chaque Femelle, lorsqu'elle a choisi un bourgeon, se retourne la tête en bas et enfonce sa tarière un peu au-dessous de son milieu, et lorsqu'elle a atteint la couche favorable au développement de la Galle, elle la crible de piqûres placées côte à côte et place ensuite un OEuf danschaque trou. D'après les belles observations du Dr Adler, un Cynips mis en expérience le 27 janvier 1878 sur un petit Chêne commença de suite à piquer un bourgeon, puis immédiatement après un second, et resta en tout quatre-vingt-sept heures consécutives à effectuer sa ponte. Dans les deux bourgeons on comptait 582 Œufs. Il se développe alors des Galles multiloculaires spongiformes et aériennes (fig. i 196 et 1197, p. 225) d'où sort la génération sexuée du Cynips, dont les deux sexes connus depuis fort longtemps ont reçu le nom de Teras terminalis (fig. 1197).
Ces Galles spongiformes, blanches ou vermeilles au début du printemps, qui prennent une vilaine teinte, se crevassent en vieillissant et ressemblent alors à des pommes desséchées sur l'arbre, ne sont pas toujours fixées à la pointe des rameaux, comme semble l'indiquer le nom latin de l'habitant; elles se trouvent aussi sur le côté des branches de Chêne. Généralement les deux sexes vivent séparés dans les Galles. En juin, elles commencent à sortir et vont pondre sur les racines.
Outre plusieurs espèces de Synergus, on a retiré déjà des Galles spongiformes quatorze parasites, principalement des Ptéromalines. Un Coléoptère curculionide, le Iialaninus villosus, dépose aussi ses Œufs dans cette Galle, pour que ses Larves se nourrissent de son parenchyme. D'ailleurs beaucoup d'Insectes appartenant à d'autres ordres utilisent les anciennes Galles, pour y trouver un abri dans leur jeunesse.