CHAPITRE V
riMPRIllERIE.
La maison du Taureau noir, à Mayence. — La première page. — La première presse. —
Le premier livre, etc.
Moins d’un siècle avant la découverte de rAmérique, naissait à Mayence, un homme qui devait avec Christophe Colomb changer la face du monde et reculer les limites de l’esprit humain. La Providence, en plaçant si près l’iin de l’autre le berceau de Gutenberg de la crèche du pilote génois, semble avoir voulu enseigner aux mortels leur égale aptitude à la consécration du génie.
Jean Gutenberg était issu d’une famille patricienne qui paie
raît avoir porté différents noms, celui de Zumjungen-Aben et celui de Gensfleisch. On trouve en effet, dans des contrats passés à Strasbourg en 1441 et en 1442, que Gutenberg est appellé Joannes Gensfleisch, Alias Nuncupatus Gutenberg, de Maguntio. La maison héréditaire de Gutenberg, à Mayence, était remarquable par des sculptures allégoriques, telles que les imagers en pierre en savaient tailler vers la fin du douzième siècle et vers le commencement du treizième. Un taureau colossal se dressait au-dessus de la porte principale du logis, et ces mots étaient profondément incrustés dans la pierre en caractères gothiques : rien ne me résiste. Cet emblème et cette devise ne pourraient-ils pas être appliqués à rimprimerie?
Gutenberg passa une partie de sa jeunesse à Mayence, dans cette maison du Taureau noir, qui était sa maison paternelle. Esprit patient et froid, on peut supposer que Jean Gutenberg consacra à des essais d’abord infructueux , une partie des jours de cette jeunesse, que le vulgaire des hommes abandonne ordinairement aux joies les plus folles et aux plaisirs les plus grossiers. Quoi qu’il en soit, dès l’année 1439, Gutenberg avait déjà fait faire un pas immense à l’art qu’il cherchait, et se rendait à Strasbourg, où il passa un acte avec trois bourgeois de cette ville pour mettre en œuvre, dit ce traité singulier, plusieurs arts et secrets merveilleux qui tiennent du prodige. En effet, l’invention de l’imprimerie ne pouvait manquer d’être considérée comme un prodige, et les parties contractantes ne jugeaient pas à propos de s’expliquer plus clairement, dans l’espérance de tirer un parti considérable d’un art pour lequel il n’y avait pas même encore de terme connu. Mais soit que les bourgeois de Strasbourg ne fussent pas assez riches pour parer aux frais énormes d’un établissement aussi considérable, soit — ce qui est plus probable — que Jean Gutenberg n’ait pas trouvé dans ses associés la foi et la persévérance qui sont l’âme des grandes entreprises, le maître du Taureau noir revint à Mayence dans le cours de l’année 1450 et se livra, dans sa ville natale, à de
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nouveaux essais et à de nombreuses expériences. Six mois ne s’étaient point écoulés depuis son retour à Mayence, qu’il forma une seconde association avec Jean Faust, bourgeois de cette ville.
Les essais de Gutenberg et de Faust se multiplièrent rapidement; Faust avait fait construire une presse et Gutenberg imprima le Pater en trois langues, allemand , français, italien, sur une seule page qui se vendit au nombre fabuleux — pour l’époque — de vingt-six mille sept cents exemplaires. Une Bible et quelques ouvrages de théologie suivirent le specimen de l’imprimerie au berceau. En 1452, Pierre Schœffer, domestique de Faust' trouva le secret de jetei' en fonte le caractère , et mit par conséquent la dernière main à la perfection de l’imprimerie; car jusqu’alors Gutenberg et Faust n’avaient imprimé qu’avec des lettres sculptées en relief sur le bois et sur le métal : il fallait des lettres mobiles fondues, et c’est ce que Schœffer exécuta.
La fonte et la mobilité des caractères, voilà l’imprimerie. Les ignorants ont fixé son origine à l’invention des tables gravées ou bien à celle des lettres immobiles, tandis qu’il est aisé de concevoir que ta découverte des lettres mobiles, gi'avées en relief et jetées en fonte, en est la vraie baseU
‘ Nous avons corrompu et dénaturé l’acception de trois mille mots de notre langue depuis un siècle. Ainsi, nous appelons improprement aujourd’hui domesticiue un valet. Le domestique, chez nos pères, était loin d’être un serviteur, c’était un homme libre, chargé de fonctions libres. Molière était domestique de Louis XIV; Voltaire était domestique du roi de Rrusse, et ces deux hommes de génie n’auraient •jamais consenti à être le valet même d’un monanjue tel que Louis XIV et Frédéric IL
^ Si l’on demeure d’accord que la mobilité du caractère fait le fondement de l’imprimerie, ce ne sont ni les Chinois, qui impriment à peu près de la même manière qu’on iniprime aujourd’hui les estampes, ni les bourgeois de Harlem, dont la prétention ne saurait s’étendre au-delà des tables de bois gravées, qui peuvent s’attribuer la gloire de l’invention. Ainsi, le spéculum humanæ salvafionis, gardé précieusement dans la bibliothèque de Harlem, comme un monument incontestable de l’imprimerie montée chez eux par Laurent Coster, ne décide rien. Plusieurs autres ouvrages de cette espèce, (pi’on rencontre dans le cabinet des antiquaires et des curieux, sont imprimés dans le même goût de gravure.
Les livres, avant l’admifable découverte de Gutenberg et de Schœffer, étaient rares et chers. Ceux qui les confectionnaient, et dont deux au moins étaient versés dans la connaissance des langues mortes et vivantes, se faisaienU payer leurs talents au poids de l’or et par cela même devenaient les plus grands obstacles à la diffusion des lumières. C’était d’abord l’écrivain que l’on appelait staüonaire, qui copiait sur les peaux l’ouvrage que lui confiait le libraire; le parcheminier préparait ces peaux ; le relieur mettait en volume les feuilles copiées ; l’enlumineur peignait, relevait d’or bruni, en un mot, illustrait, comme on dit aujourd’hui, ces volumes qui retournaient chez le libraire pour y être vendus. Ces libraires, que l’on nommait clerclibraires, quoiqu’ils ne fissent pas encore partie de rUniversité, étaient des gens instruits en toutes seiences et renommés presque tous par leur probité et leur dévouement aux lettres. Pour donner une idée du prix de ces livres , nous citerons un contrat passé en 1332 par-devant deux notaires de Paris, et par lequel Geoffroy de Saint-Léger , clerc-libraire , reconnaît et confesse avoir vendu, cédé, quitté et transporté sous hypothèque , tous et chacun des biens, et garantie de son corps même, un livre intitulé ; Speeulum liistoriale in consuetuclines parisienses , divisé et relié en quatre tomes, couvert de cuir rouge, à noble homme , messire Gérard de Montagu , avocat du roi au Parlement, moyennant la somme de quarante livres parisis * dont ledit libraire se lient pour content et bien payé.
Il ne faut pas s’étonner si la découverte de Gutenberg et de ses deux associés mit en émoi tous ces hommes qui vivaient littéralement de leur plume. Ils perdaient d’un seul coup leur pain et leur talent ; la hideuse pauvreté allait remplacer le bien-être, car le talent improductif est une misère de plus. Les écrivains, les enlumineurs, les relieurs, les parcheminiers et les libraires euxmêmes crièrent à la magie, au scandale, au secret diabolique, au
* Quarante livres parisis, en 1 332, valaient plus de six cents francs de notre, monnaie d’aujourd’hui.
L’iMPRLMEKlE.
sortilège infernal, et ce concert d’imprécations et de malédictions, renforcé par les cris d’une populace ignorante et aveugle, retentit jusque sous les voûtes de la grand’Chambre du Parlement de Paris ^ .
Cependant, les trois associés de Mayence poursuivaient le cours de leurs succès. Cinq presses travaillaient nuit et jour et reproduisaient, outre la Bible, les évangiles et les œuvres des pères de l’Eglise, les ouvrages, devenus dès-lors véritablement immortels, de Démostbènes et de Cicéron. Rien n’égalait l’ardeur et le mouvement des esprits en Allemagne ; Gutenberg, par son industrie divine, rallumait au nord le llambleau des sciences et des belleslettres, que le Grec Jean Lascaris faisait déjà briller au midi de l’Europe, Clercs, moines, bourgeois, nobles et magistrats étaient saisis d’une ardeur toute attique ! On fouillait dans les archives des monastères, des cathédrales, des moindres moutiers pour tâcher de retrouver quelques œuvres, quelques feuillets des poètes grecs et latins échappés à la stupide curiosité des barbares ; on transportait pieusement chez , Gutenberg et ce Plaute, si merveilleusement reproduit par des moines de Nuremberg ; et ce Térence, qui coûta dix années de patience à ce vaillant greffier de Ingelhelm ; et ce Thucydide, conservé à Heidelberg pendant des siècles dans le couvent des Cordeliers, dont il était la relique la plus glorieuse. C’était une nouvelle, une immense croisade de toutes les intelligences pour empêcher le retour de la barbarie et pour fonder un phare impérissable, à la clarté duquel tous les peuples pussent lire, jusqu’à la consommation des siècles, leurs titres, leurs devoirs et leurs droits.
Mayence eut peut-être conservé longtemps le monopole de cet
‘ Faust fit un voyage à Paris pour y vendre ses bibles, et en vendit beaucoup. Les personnes qui en avaient acheté, et qui ne connaissaient point encore le résultat de l’imprimerie, pensaient avoir acquis des manuscrits; mais en comparant les exemplaires entre eux, elles s’aperçurent qu’ils étaient semblables. Ces bonnes gens crurent alors à la magie, et force fut au Parlement de décréter prise de corps contre Faust, qui prit la fuite. Quelque temps après , le Parlement, plus éclairé, déchargea Faust des peines et amendes portées contre lui.
art admirable, si un de ces événements fortuits, qui décidèrent souvent de la destinée des nations et des individus, ne se fût produit tout à coup. En 1462, Adolphe, comte de Nassau , soutenu par le pape Pie II, s’étant emparé de Mayence par surprise, dépouilla cette cité de ses privilèges et de ses libertés. Les bourgeois et le peuple, profondément blessés de la tyrannie du vainqueur, voulurent en appeler à leur courage et à leurs armes ; mais Alphonse, prévenu à temps, prit de si promptes mesures, organisa une si formidable répression, que les citoyens de Mayence abandonnèrent le projet de reconquérir par l’épée l’indépendance de leur patrie. Les bourgeois, cloués au sol humilié par leurs richesses mêmes, restèrent dans la ville ; mais le peuple, mais les ouvriers qui, comme les oiseaux du ciel, trouvent un nid partout où Dieu a planté un arbre ou jeté un rocher, s’éloignèrent de la ville opprimée, non sans jeter sur la cité un douloureux regard de tendresse et de pitié.
Les ouvriers de Gutenberg furent du nombre de ceux qui préférèrent l’exil à l’esclavage, et cette émigration avança de plusieurs siècles peut-être la civilisation de l’Europe et la connaissance universelle de l’imprimerie.
En effet, par cette dispersion, les ouvriers de Mayence portèrent dans tous les pays de l’Europe leur précieuse industrie. Udalric, Han, Suvenheim, Arnold Pannarts, se rendirent à Rome, où le pape les logea dans le vaste palais des Maximins. Ils y imprimèrent, en 1467, le Traité de la Cité de Dieu de saint Augustin , une Bible latine, les Offices de Cicéron et quelques autres livres. En 1468, on vit un ouvrage sortir de l’imprimerie d’Angleterre, les Evangiles de saint Luc et saint Mathieu. A Venise, Jean de Spire et Vandelein publièrent les Epitres de saint Cyprien en 1471. Dans la même année, Sixtus Rufmger fit paraître à Naples quelques ouvrages pieux, et entre autres une Bible. A Milan, Philippe de Lavagna mit au jour un Suétone en 1475. A Paris, Ulric Gering, Martin Grantry et Michel Fribulger, commencèrent à imprimer, dans une salle de la maison de Sorbonne;
L’IMPRIMERIE
et, quatre ans après, Pierre Mauser, natif de Rouen, édita dans sa patrie Albcrti magni de lapidibus et minerallbus. A Strasbourg, selon le témoignage de Gebweiler et de Wiinphalinge, Jean de Cologne et Jean Manlheim se distinguèrent par leurs caractères de fonte, et eurent pour successeur Henry Eggestein.
On vit paraître à Lyon, en 1478, les Pandectes médicinales deMaltheusSylvaticus. On imprima la même année, dans Genève, un Traité des Anges du cardinal Ximenès. Abbeville fit voir, en 1486, en deux volumes in-folio, l’ouvrage de la Cité de Dieu de saint Augustin, traduit par Raoul de Presles en 1375. C’est le premier et peut-être l’unique livre qui ait été imprimé dans cette ville du quinzième au dix-septième siècle. Jean de Westphalie mit au jour, à Louvain, Petrus crescentius de agricultura. A Anvers, Gérard Leeuw publia, en 1489, Ars epistolaris francesci negri. A Deventer, Richard Pasraer imprima Itinerarium de llese. Enfin, à Séville même, Paul de Cologne et ses associés, tous Allemands, publièrent un Floretum sancti Mattliei en 1491 . A peu près dans le même temps, Jean Amerbach faisait imprimer de bons ouvrages à Râle, en caractères ronds et parfaits. Mais, dix ans auparavant, l’Italie donnait déjà des éditions magnifiques et précieuses en caractères grecs. Milan, Venise et Florence en eurent l’honneur.
L’homme que tous ces ouvriers illustres regardaient comme leur maître et comme leur père, Gutenberg, était resté à Mayence. En 1465, solidement établi sur le trône de l’électorat, Alphonse II restitua à la cité qui devait désormais prendre une place si haute dans les annales du monde, la liberté et lés privilèges dont les rudes exigences de la guerre et de la politique l’avaient privée. Alphonse fit plus encore, il honora publiquement le génie de Gutenberg ; il l’entoura de sa sollicitude, prit soin de sa fortune et l’admit au nombre des gentilshommes de son palais , avec une pension annuelle de dix mille florins. Jean Gutenberg ne jouit pas longtemps de sa gloire et de l’amitié de son prince, il mourut trois ans après (1468), dans cette même maison du Taureau noi'r qui
avait été son berceau, et où il avait établi la première imprimerie
Les enfants de Gutenberg (c’est ainsi que rinventeur de l’imprimerie appelait ses ouvriers, et ce nom touchant se perpétua pendant plus de deux siècles parmi les imprimeurs), dispersés dans tous les pays de l’Europe , décernèrent unanimement à leur père le titre de grand homme, et devancèrent ainsi le jugement de la postérité, qui a ratifié ce cri de la reconnaissance.
Les rois et les républiques accueillirent également bien les disciples de Faust, de Schœffer et de Gutenberg. On semblait comprendre dès-lors que la vraie presse ne saurait être un fléau pour les pouvoirs émanés du peuple et pour la religion, dont la puissance vient de Dieu et de la conscience.
Louis XI appela l’imprimerie en France, car celte grande intelligence politique pressentait que cet art merveilleux serait plus efficace pour vaincre et dompter les tyrannies subalternes que l’échafaud du duc de Nemours et du connétable de Saint-Pol. Charles VIII, par lettres patentes du mois de mars 1488, admit l’imprimerie et la librairie à participer aux privilèges et prérogatives de l’Université. Quelques années plus tard, enfin, le 9 avril 1513, Louis XII confirma ces privilèges par la déclaration suivante, aussi honorable pour le corps qui en est l’objet que pour le prince qui l’a .rendue : « Les libraires et imprimeurs, porte-t-elle, sont entretenus dans leurs franchises, exemptions et immunités, pour la considération du grand bien qui en est advenu en notre royaume au moyen de l’art et science de l’impression, l’invention de laquelle semble être plus divine que humaine ; laquelle , grâce à Dieu, a été inventée et trouvée de notre temps par le moyen et industrie desdits libraires ; par laquelle notre sainte foi catholique a été grandement augmentée et corroborée , justice mieux entendue, et le divin service plus honorablement, plus curieusement fait; au moyen de quoi tant de bonnes et salutaires doctrines ont été manifestées à tout chacun, au moijen de quoi notre royaume précède tous les autres. »
L’imPRIIÏIFRIE.
L’IMPRIMERIE
Louis XII, le père du peuple, avait raison : l’invention de l’imprimerie est plus divine qu’humaine. Les statues des poètes, des héros et des rois tomberont au souffle de la colère de Dieu ou de la colère du peuple; les palais s’engloutiront ; les toiles vivantes des grands peintres se dessécheront au hâle des ans : il ne nous reste plus rien de Phidias, d’Aristide ni' d’Apelles; et avant six cents ans , peut-être , les œuvres divines de Raphaël , de Michel-Ange, de Carrache et du Poussin seront perdues saris retour : l’iinpiimerie seule aura le sublime privilège de faire revivre les gTands écrivains et les gr’ands événements; et toujours jeune, toujours utile, toujours brave, tantôt bouclier, tantôt glaive, tantôt pavois, elle périra avec le monde et s’éteindra avec le soleil.
On a disputé à Gutenberg l’invention de l’imprimerie comme on a disputé à Christophe Colomb la découverte des Indes. L’envie a salué sa gloire avec les clameurs de la calomnie; mais la •postérité toujours équitable a vengé le bourgeois de Mayence des .ittaques insensées des Zoïles contemporains de ses travaux : .Jean Gutenberg, Jean Faust et Pierre Schœffer sont les seuls inventeurs de l’imprimerie.
La savante ville de Mayence a élevé, il y a quelques années, une statue à l’homme illustre qu’elle a vu naître. Mais poui'quoi Mayence n’a-t-elle pas réuni sur le même piédestal Gutenberg , Faust et Schœffer? Poui’quoi priver des honneur's de l’apothéose deux hommes qui ont partagé les durs travaux, les inflexibles efforts de Gutenberg? Qui a part à la bataille, ne doit-il pas avoir part à la victoire ? Peut-être les Mayençais ont-ils pensé qire le nom de Gutenberg était un mythe, et qu’il réunissait à lui seul les noms de ceux qui ont inventé l’art d’éterniser le langage et d’immortaliser la pensée.
Aujourd’hui, l’art typographique paraît être arrivé à son apogée ; les .éditions de luxe, sorties des presses de nos imprimeries modernes, pourront témoigner pendant longtemps de la perfection des caractères et du bon goût de nos ouvriers typographes.
Aucun livre ne plaît au public de nos jours, s’il n’est illustré de magnifiques gravures sur bois et sur acier : et ce n’est plus seulement avec les presses à bras que le tirage des feuilles s’exécute ; pour obtenir un résultat merveilleux de célérité et d’économie, on emploie d’excellentes presses mécaniques, qui, à l’aide de machines à vapeur, centuplent le travail et diminuent considérablement les frais d’impression.