‹ Mes amisChapitre 2 sur 42 · CHARETTE A LOIGNY · texte numérisé non relu

CHARETTE A LOIGNY

— Mon général, quelles ont été, au juste, vos impressions là-bas ?

— Mon Dieu, quand j'ai vu mes zouaves tomber, mes officiers démontés, le général de Sonis blessé, le cercle ennemi se rétrécissant autour de nous, j'ai été comme étreint par le sentiment très vif de l'honneur à sauver, de l'honneur français d'abord, et puis de celui qui est nôtre, qui appartient au régiment. J'eus comme la fascination du devoir... Or, en ce moment là, nous arpentions la terre labourée : mon cheval tombe : je fais panache; je cabriole sur la tête à dix pas en avant : je me relève tout boueux... et, ma foi, le rapprochement entre les solennelles idées de tout à l'heure, et la cabriole prosaïque de maintenant, me fait rire un bon moment à part moi. N'est-ce pas que c'est drôle? Et puis nous continuons : Il en reste la moitié : Voilà l'affaire 1

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