LA PERCE-NEIGE
Lorsque la terre aux flancs arides Dans rhiver étale ses rides El frissonne au souffle de mars, Voici déjà la perce-neige Qu'un rayon de sokil protège, Du gel défiant les hasards !
Sous sa feuille elle éclôt cachée, Et là, modestement penchée.
Des mortels fuyant les dédains, Cette pâle fleur printaniére Nous semble en s'ouvrant la première L'hirondelle de nos jardins.