CCI. Vil
— Hyeroniniü, lui disais-je, lève-toi; c’est la pointe du jour qui éclaire déjà les barreaux.
— Non, disait-il; il nous reste assez de temps pour fuir avec loi. Ne perdons pas une minute de ce ciel
Kl OH D’ALIZA.
ensemble, qui sait si nous le retrouverons jamais.
— Va, fuis! reprenais-je, ou ton amour va te coûter la vie.
— Non, répétait-il, non, ce n’est pas le Jour encore ; c’est le reflet de la lune qui éclaire la première ou la dernière heure de la nuit.
Elle se passa ainsi; mais enfin nous entendîmes quatre coups du marteau de l’horloge du couvent voisin sonner les matines. Il me laissa toute baignée de larmes sur la paille qui nous servait de couche, et, s’échappant comme une ombre de mes bras, il courut à la chapelle avant que je pusse l’embrasser encore, et montant jusqu’à la hauteur du barreau de la lucarne scié par moi :
— Adieu, me dit-il tout bas, j’ai assez vécu, puisque vivant ou mort nous sommes époux.
A retrouver sous le pont du Cerchio, me dit-il tout bas, en se laissant glisser de la fenêtre dans l’égout du jardin.
— A retrouver dans le paradis, me dis-je en moimême, sans regretter seulement la vie.
KIOR D'A LIZA.
Rentrée par le corridor de la chapelle dans le cachot , je me hâtai de quitter ma veste d’homme et de me revêtir sur ma chemise seule de l’habit de pénitent noir, dont le capuchon rabattu sur mon visage me dérobait à tous les regards.
Je revins ensuite à la chapelle, je rétablis vite le barreau de la fenêtre à sa place , pour qu’on ne s’aperçût pas qu’il avait été déplacé; puis je me mis à genoux la tête entre mes mains devant l’autel, comme un mourant qui a passé la nuit dans les larmes en pensant â ses péchés.
Hélas! je ne pensais qu’à la nuit de larmes que je venais de finir avec Uyeronimo, et à peine à la mort que j’allais subir pour lui et pour le brave bargello, afin que les innocents ne payassent pas pour le coupable. J’entendais déjà derrière moi la foule des pénitents noirs et blancs et les frères de la Sainte-Mort qui se pressaient derrière la grille de la chapelle, et qui murmuraient à demi-voix les prières des agonisants.
Digiti.--^ i"/ Googli
FIOK DALIZA.
Le bargeilo et sa femme étaient là pleurant ; ils ne s’étonnaient pas de mon absence, pensant que ma jeunesse et ma pitié pour le prisonnier me retenaient dans ma tour ; ne voulant pas me condamner si jeune à un tel spectacle, au contraire, ils bénissaient le bon Dieu.
Les sbires entrèrent. Les cloches de tous les clochers retentirent. Je me sentais toute froide, mais ferme encore sur mes jambes ; je me remis dans leurs mains comme un agneau qu’on mène à la boucherie; ils me firent sortir au milieu des sanglots du piccinino , du bargeilo et de sa femme ; je leur serrai la main comme pour les remercier de leur service et de leur douleur.
Les rudes mains des sbires me séparèrent violemment et me poussèrent dans la rue. Elle était pleine de monde en deuil que les cloches, annonçant le supplice, et la prière des morts, avaient réveillé et rassemblé dès le matin ; un cordon de sbires les
470 HOR D’ALIZA. '
tenait j\ distance; les pénitents, en longues files,
m’entouraient et me suivaient: un petit enfant, à
côté du père Uilario, marchait devant moi et tendait
une bourse aux spectateurs pour les parents du
meurtrier.
On marchait lentement, à cause du vieux moine mon confesseur, qui me faisait des exhortations à l’oreille que je n’ entendais pas, et qui s’arrêtait de, moment en moment pour me faire baiser le crucifix. Je promenais, du fond de mon capuchon, mes yeux sur cette foule, ne craignant qu’une chose, d’y rencontrer mon père aveugle et ma tante , et de me trahir en tombant d’émotion devant eux, avant d’être arrivée à la place de l’exécution.
Mais je ne vis rien que les visages irrités des sbires et les visages attendris et pieux de la foule. Plus nous approchions et plus elle était épaisse. En passant sur la grande place , devant la façade du palais du duc, voisin des remparts où j’allais mourir, je vis une femme, une belle femme, qui tenait un mouchoir sur ses yeux , agenouillée sur son balcon, et qui rentra précipitamment dans l’ombre de son palais, comme pour ne pas voir le meurtrier pour
KlOli D'A 1.1/ A
lequel elle priait Dieu. Mais, en l’absence de son mari, elle n’avait pas le droit de faire grâce!
On me fit monter précipitamment les marches qui conduisaient au rempart , et on me plaça seule avec le père Hilario et le bourreau contre le parapet du Ccrchio, afin que les balles qui m’auraient fraj)pée n’allassent pas tuer un innocent hors des murs, de l’autre côté du fleuve. Un peloton d’une douzaine de sbires, commandés par un officier et armés de leurs carabines, chargèrent leurs armes devant moi, et se rangèrent, leur fusil en joue, pour attendre le commandement de tirer.
Eh bien ! monsieur, dans ce silence de tout un peuple qui retient son haleine en attendant la voix qui doit commander la mort d’un homme, vous me croirez si vous voulez , mais je ne crois pas avoir pâli, la joie de l’idée qu’en mourant je mourais pour’ lui me possédait seule, et j’attendais le commandement du feu avec plus d’impatience que de peur !
FIOR D*AUZA
— Soldats ! s’écria d’une voix de commandement l’ofTicier, préparez vos armes !
Les soldats me mirent en joue; à ce moment, le bourreau, qui était derrière moi, un peu à l’abri par un angle du mur, se jeta tout à coup sur moi, et, m’arrachant d’une main rapide et violente le capuchon et la robe de pénitent jusqu’à la ceinture, me découvrit presque nue aux yeux des soldats et de la foule. Ma chemise entr’ ouverte laissa mon sein à demi-nu, et mes cheveux, dont le cordon avait été détaché par le geste du bourreau, roulèrent sur mes épaules.
Je crus que j’allais mourir de honte en me voyant ainsi demi-nue devant cette bande de soldats étonnés; ils restaient suspendus comme devant un miracle, car mes mains liées derrière le dos m’empêchaient de recouvrir ma poitrine et mon visage.
Ah 1 mon Dieu, la mort n’est pas si terrible que ce que je souffris dans cette minute ! Un silence de stupeur empêchait de respirer toute la foule.
FIOR D'AUZA.
(Jn cri partit en ce moment du côté de l’escalier qui menait au rempart. Un homme s’élança en fendant le rang des soldats. Arrêtez ! arrêtez ! c’est moi! et il tomba inanimé à mes pieds; le ciel s’obscurcit, la tête me tourna et je me sentis évanouir dans les bras de mon époux. Nous mourûmes tous deux sans nous sentir mourir !
C’était Uyeronimo qui, entendant les cloches du supplice, et en ne me voyant pas arriver sur ses pas sous l’arche du pont, s’était défié enfin de quelque chose, était rentré dans Lucques, avait volé à la porte de la prison, et, apprenant là par le piccinino que les sbires me menaient mourir à sa place, avait volé comme -le vent sur mes traces, et venait réclamer à grands cris son droit de mort, s’il était encore temps.
Depuis ce moment, je ne vis plus rien, j’étais dans un autre monde. Quand je m’éveillai, j’étais dans un vrai paradis, au milieu d’un appartement tout d’or,
FTOR D'ALIZA.
de peintures, de glaces et de statues, qui toutes semblaient me regarder, entourée des belles suivantes de la duchesse, qui me faisaient respirer un flacon d’odeur délicieuse , et en présence d’une jeune et admirablement belle femme qui pleurait d’attendrissement près de mon chevet.
Cette belle femme , comme je l’ai su depuis , c’était la duchesse de Lucques elle-même, la souveraine, et bien la souveraine en vérité, de beauté, de bonté et de pitié pour ses sujets. Mais que puis-je vous dire ? J’étais vivante, mais j’étais comme dans un rêve. On dit qu’elle m’interrogea, que je lui répondis, qu’elle fut attendrie, qu’elle envoya d’urgence un ordre, non pas de faire grâce, mais de suspendre l’exécution jusqu’au retour de son mari et de ramener Hyeronimo comme nf>eurtrier dans son cachot.
Pour moi, elle me confia à la grande maîtresse du palais, pour qu’elle me fît recevoir au couvent des
FIOR D’ALIZA
Madeleines à Lucques, jusqu’au jour où mon père et ma tante viendraient m’y chercher pour me conduire au châtaignier.
kh ! que de bénédictions nous lui donnâmes, quand ce jour fut arrivé et quand la femme du bargello , sauvée de tous soupçons par ma ruse, revint avec eux me reprendre, huit jours après au couvent, pour rentrer ensemble dans notre demeure. Le petit Zampogna, joyeux comme nous, marchait plus vite qu’à l’ordinaire en remontant la montagne , comme s’il avait l’espoir d’y retrouver aussi son jeune maître Hyeronimo.
Hélas! il n’y était pas, il dut rester tout seul maintenant dans son cachot, les fers aux pieds et aux mains, pendant environ six semaines, jusqu’à ce que les cliasses impériales en Bohême fussent closes, et que le duc fût rentré dans ses États pour écouter le rapport de son ministre sur l’affaire ; elle préoccupait tellement tout le duché depuis que les
FlUH DALIZA.
sbires. avaient été sur le point de fusiller une jeune tposa pour son amant, qu’on ne parlait plus d'autre chose.
Pendant ce temps, le père Hilario avait réussi à prouver au docteur Bernabo, la scélératesse de Calamayo pour favoriser le libertinage du capitaine des sbires, et la fausseté des pièces qu’il avait inventées pour nous dépouiller de nos pauvres biens pièce à pièce. Cela parut louche au prince et à ses conseillers, et on décida, qu’eu attendant de plus amples renseignements sur le meurtre provoqué du capitaine, que mon père et ma tante rentreraient dans la propriété de la maison, de la vigne et du châtaignier, et que la peine de mort d’Ilyeronimo serait convertie (encore était-ce pour ne pas démentir les sbires), en deux ans de galères. Or, comme l’État de Lucques n’avait pas de marine, un traité avec la Toscane obligeait l’État toscan à recevoir les condamnés de Lucques dans les galères de Livourne.
Le père Hilario nous informait toutes les semaines, en remontant au monastère, de toutes ces circonstances. Que de grâces nous rendînâes â la Providence, quandil nousapprit la commutation de peine !
KlUK U'ALI^A.
— Celui-là que je portais dans mon sein, s’écriat-elle en étendant sa belle main gauche sur le berceau, allait donc avoir un père!
Elle ramena le coin de son tablier sur ses yeux pour les essuyer, et elle se tut.
— Hélas ! oui, me dit la tante; elle était enceinte, la pauvre enfant, enceinte d’une nuit de larmes.
Ils se turent tous, et Fior d’Âliza, sans rabaisser son tablier, se leva de table et alla derrière la porte donner le sein à son enfant.
— Et maintenant, monsieur, reprit la tante en filant sa quenouille, je vais vous dire comment cela se pjissa, grâce à la Providence et à la bonne duchesse. Elle ne se doutait pas que Fior d’Aliza portait dans son sein un gage d’amour et d’agonie, mais l’amour est plus fort que la mort, écrit le livre qui est là sur la fenêtre, dit-elle en montrant V Imitation deJéstis Chrisl; elle savait seulement par l’évêque et par les moines que Fior d’Aliza avait été mariée
FIOK KALIZA.
et qu’elle ne consentirait jamais à laisser son mari se consumer seul dans la honte et dans la peine à Livourne, sans aller lui porter les consolations que la loi italienne autorise les femmes à porter à leur mari captif à la grille de leur CEd)anon ou dans les rigueurs de leurs chaînes, au milieu de leurs rudes travaux.
Elle craignit pour elle à cause de sa jeunesse et de son extrême beauté qui nous avait déjà fait tant de mal, les dangers et les propos des jnauvaises gens qui hantent les grandes villes; elle lui envoya pai’ le père Hilario une lettre de recommandation pour la supérieure des sœurs de charité de Saint- Pierre aux Liens, couvent de Livourne. Ces saintes femmes s’occupent spécialement de la guérison des galériens dans leurs maladies. Elle lui demandait de permettre que la pauvre montagnarde eût un asile dans sa maison pendant la nuit pour y recueillir sa misère, en lui permettant d’on sortir le jour pour voir son mari meurtrier condamné à mort, gracié et commué en deux ans de peine, enchaîné dans les galères du port de Livourne.
DAUZA.
Mais la voilà qui rentra et (jui va finir elle-niènic le récit.
Fior d’Aliza reprit la place qu’elle avait laissée, et continua en regardant sa tante.
— Je partis à pied avec cette lettre, et en promeU tant à mon père et à ma tante de revenir ainsi de Livourne tous les samedis pour leur rapporter tout ce qui serait nécessaire à leur vie, et pour passer avec eux le dimanche à la cabane, seul jour de la semaine où les galériens ne sortent pas pour travailler dans le port ou pour balayer les grandes rues de Livourne.
Ah ! que de larmes nous versâmes en nous séparant au pied de la montagne ! N’est-ce pas, ma tante et mon père? Mais enfin ce n’étaient plus des larmes mortelles, et nous avions l’espoir de nous revoir toutes les semaines, et de ramener enfin Hyeroninio libre et heureux auprès de nous.
FIOR Ü’ALIZA
iSO
Je marchai du lever du soleil jusfju’à son coucher, mon mezaro rabattu et refermé sur mon visage pour que les passants ne m’embarrassent pas de leurs rires et de leurs mauvais propos sur la route, pensant en eux-mêmes, en me voyant si jeune et si seule, que j’étais une de ces filles mal famées de Lucques qui vont chercher à Pise et à Livourne les bonnes fortunes de leurs charmes, auprès des maitelots étrangers.
Il était nuit quand j’arrivai à la ville, je me glissai à travers la porte à la faveur d’un groupe de familles connues des gardes de la douane qui rentraient, avant les portes fermées, dans la ville, sans être vue au visage, ni fouillée, ni interrogée ; j’en rendis grâce à la Madone dont la statue dans une niche, sous la voûte de la porte, était éclairée par une petite lampe.
Je demandai un peu plus loin l’adresse de la supérieure des religieuses qui soignaient les galé-
FIOR Ü’ALIZA
riens. On me prit pour la sœur d’un galérien et on me l’indiqua avec bonté. Je sonnai : la sœur portière ne voulait pas m’ouvrir sL tard; mais, k la vue de mon visage innocent, qu’elle eiürevit à
travers mon mezaro, quand je fus obligée de l’écarter pour chercher la lettre de la duchesse, elle me nt entrer et porta la lettre à sa supérieure.
La supérieure était une femme âgée et sévère, qui, après avoir lu la lettre, descendit au parloir pour me voir et m’interroger. Quand elle m’eut regardée un moment et interrogée sur mon état de grossesse, qui rendait ma présence au couvent suspecte et inconvenante, sa figure se rembrunit :
— Non, dit-elle, mon enfant, la duchesse n’y a pas pensé ! Nous ne pouvons vous recevoir dans une sainte maison comme la nôtre; le monde est si méchant ! et il en gloserait à la honte de la religion. Mais, pourr épondre autant qu’il est en nous à la protection de la duchesse, voici, me dit-elle en me
KIOK L) A LIZA.
montrant du geste un hangar dans la cour, on lieu à la fois ouvert et renfermé le soir dans notre enceinte. Les gros chiens du couvent, qui sont bons, sont enchaînés le jour et rôdent la nuit pour nous protéger; on le nettoiera, on le garnira d’un lit et d’une paille propre et fraîche, on y mettra une porte, et vous pourrez vous y retirer tous les soirs, pourvu que vous soyez rentrée avant VAve Maria, et que vous n’en sortiez qu’après l'Ave Maria du matin ; j'aurai soin que la sœur portière vous y porte tous les jours la soupe des galériens malades,. et tous les soirs un pain blanc avec les haricots à l’huile et les olives de leur souper. J’irai moi-même vous visiter souvent dans cette cahute et vous porter les consolations et les encouragements que votre figure honnête commence à m’inspirer. Vous pourrez même entendre notre messe delà porte de la chapelle, ici à gauche, par la lucarne des serviteurs du monastère.
CCLXVlli.
Cela dit, elle parut s’attendrir, elle m’embrassa,
FIOR D’ALIZA
elle essuya mon front tout trempé de la sueur du chemin avec mon mezaro, et chargea la sœur portière de faire enchaîner les chiens, pour qu’ils ne me mordissent pas pendant cette première nuit en voyant une étrangère.
Mais l’ordre était superflu ; c’était un gros chien et une chienne qui n’étaient pas du tout méchants ils parurent tout de suite comprendre que je n’étais pas plus méchante qu’eux ; ils flairèrent, sans gronder seulement, mes pieds nus, et en léchèrent la poussière, tellement que je priai la portière de ne pas les enchaîner, mais de me les laisser pour compagnie dans la nuit.
Gela fut ainsi; je m’étendis tout habillée sur la paille , je m’endormis comme une marmotte des hautes montagnes que j’avais, quand j’étais petite, au châtaignier, qu’Hyeronimo avait apprivoisée et qui ne s’éveillait qu’au printemps.
Le lendemain' il n’était pas jour encore que je
KIOR D'AI.IZA.
me revêtis de mon costume de la prison de Lucques pour aller à Livourne voir mon pauvre Hyeronimo. J’avais apporté sa zampogne, afin qu’on me prit pour un zampognero des Maremmes, qui viennent jouer dans les rues de Livourne pour consoler les pauvres galériens. Les sentinelles me laissèrent librement passer la grille de l’arsenal et entrer dans la cour intérieure des galériens.
On ne leur refuse pas chez nous, monsieur, en Italie , l’innocent plaisir d’écouter les airs de leurs montagnes, et de causer, tout le temps qu'ils ne travaillent pas, librement avec leurs parents, leur femme, leur fiancée, s’ils en ont, à travers les barreaux de fer de leurs cages qui prennent jour sur leurs cours, ni même de s’entrelacer leurs doigts dans les doigts de celles qu’ils aimaient pendant qu’ils étaient libres.
Il dormait encore; je m’étendis sur les dalles de la cour, sous le rebord de sa loge, qu’on m'avait indiquée en entrant, et je jouai l’air que nous avions inventé ensemble, au gros châtaignier, avant notre malheur. J’entendis un bruit; il bondit de sa couche et s’élança vers les barreaux.
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C'toogle
FIOR D'AI.IZV
— Fiord’Aliza, est-ce toi? s’écria-t-il.
La zampogne m’échappa des mains, et sa bouche fut sur ma joue.