‹ Mes ContemporainsChapitre 16 sur 35 · HOUOLI'HE LAI'LAMME · texte numérisé non relu

HOUOLI'HE LAI'LAMME

l'organisation patriotique qui fut faite en 1 848 en faveur de la colonisation. Le clergé s'associa à cette œuvre nationale à laquelle nous devons en partie le défrichement des townships de l'Est.

Quand on songe à ce que les jeunes gens de cette époque ont fait, aux idées qu'ils ont remuées, on est forcé d'avouer qu'ils ont dû travailler. Les rédacteurs de L'Avenir étaient presque tous des étudiants en droit.

Comme l'étude du droit était difficile à cette époque, faute de code et de jurisprudence, ils se réunissaient, le jour, pour étudier ensemble, et, le soir, ils discutaient les questions politiques et rédigeaient L'Avenir.

Il est malheureux pour eux et pour le pays que des hommes si capables de rendre des services à la société, aient compromis leur avenir politique par des théories et des idées chimériques, qu'ils aient voulu faire de la politique radicale, quand le pays ne déni andait que la liberté constitutionnelle,

rétablissement régulier du gouvernement responsable. L'effroi qu'ils ont inspiré au peuple et au clergé, leur a été fatal. Quelques-uns d'entre eux sont sortis de la politique ruinés, découragés et aigris, d'autres sont arrivés trop tard, à un âge où le nerf et l'ambition commencent à diminuer.

Après tout mieux eût valu pour Laflamme qu'il ne fût jamais entré dans la politique et surtout dans le ministère MacKenzie, Il y a perdu sa fortune, une fortune péniblement acquise, et n'a rien ajouté à sa réputation.

Il était trop rêveur pour être homme d'action et orateur parlementaire, ses plaidoiries contre les autorités ecclésiastiques, dans des causes retentissantes, et sa morale indépendante nuisaient à l'autorité de sa parole et au prestige de son parti.

RODOLPHE r-AFLAMWR 113

C'est M, Jette qui aurait dû être fait ministre à sa place pour donner aux libéraux modérés la satisfaction et la reconnaissance qu'ils méritaient. Il est vrai que M. Jette n'aurait pas sauvé le parti libéral, car il n'aurait pu faire accepter par ses collègues la protection qui seule, peut-être, aurait empêché la crise financière de tuer le ministère MacKenzie.

M . Laflamme défait aux élections de 1 878, comme la plupart de ses collègues, se trouva dans une triste situation. Complètement ruiné et couvert de dettes, sans autre ressource qu'une clientèle délabrée, il fit tête à l'adversité et se montra plus grand dafis la défaite que dans le succès, Il se remit au travail pour payer ses dettes et soutenir sa famille et parvint à reconquérir en grande partie la position éminente qu'il occupait au barreau.

Le vieux fond de connaissances et d'expérience qu'il avait acquis, pendant vingt

ans d'un travail soutenu, le sauva et fut une démonstration frappante de l'importance et de la fécondité des premières études.

C'est une leçon pour la jeunesse.

Qu'elle regarde les déboires et les désastres de ceux qui se jettent, tête baissée, dans les eaux agitées de la politique, avant de s'être fait par le travail et de fortes études une position solide dans une profession où ils peuvent se réfugier, comme dans une forteresse, aux jours de détresse.

Le nom de Rodolphe Laflamme a été mêlé à celui de Joseph Doutre dans des procès émouvants, entr'autres le fameux procès Guîbord. C'étaient deux des (derniers survivants de cette phalange libérale de 1848 dont j'ai parlé plus haut, deux avocats distingués, écrivains et penseurs, instruits, laborieux et ambitieux, qui n'ont jamais pu pardonner au clergé de les avoir combattus dans l'arène politique.

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L'heure n'est pas arrivée de faire l'histoire de nos difficultés religieuses, de porter un jugement sur les opinions et les passions qu'elles ont fait surgir, mais je n'hésite pas à dire que rien ne justifie l'erreur de ceux que l'aigreur et la rancune ont détourné du sentier de la foi, de nos traditions religieuses et nationales.

On peut, dans certaines matières laissées aux disputes des hommes, différer d'opinion avec le clergé, mais on ne doit jamais oublier le respect dû au prêtre et au principe sacré qu'il représente. Il faut prendre garde de miner son influence, de diminuer l'autorité d'une religion qui est pour l'individu comme pour la société le seul fondement de tout véritable progrès, de toute grandeur.

M. Laflamme a péché sous ce rapport comme bien d'autres, il a été entraîné par le caractère des causes dangereuses qu'il entreprenait, à émettre des propositions témé-

raires. L'aigreur est mauvaise conseillère, surtout en matières religieuses. Cependant, malgré les irrégularités de sa vie et les imprudences de son langage, il n'a pas eu le malheur, comme M. Doutre. de perdre la foi, il est mort catholique.

M. Doutre avait dit un jour à un ami :

"J'avais de l'ambition, je croyais avoir assez de talent et d'énergie pour faire mon chemin ; j 'ai vu passer devant moi et devant mes amis et arriver aux honneurs, des hommes qui n'avaient aucune valeur, nous avons été proscrits à cause d'opinions politiques et de réformes très discutables, je ne puis pardonner ait clergé le mal qu'il nous a fait." 'Son ami lui ayant dit que ce n'était pas une" raison pour cesser de croire et de pratiquer la religion de son baptême et de sa jeunesse, il répondit gravement ; " C'est vrai et je vous félicite d'avoir la force de tenir bon, quant à moi, c'est fini je ne crois plus et je ne reviendrai pas."

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Il a tenu parole malheureusement.

Le mérite d'un homme est d'être religieux ou patriote en dépit des injustices et des déboires, de conserver sa foi et son patriotisme au sein des épreuves, de faire son devoir.

Edward Blake est fils de Thon. W. H.

Blake, qui fut lorateur le plus éloquent de lancienne assemblée législative de 1 847 à 1849 et occupa avec honneur le poste de solliciteur-général. Sa mère était la petite fille de William Hume de Humewood autrefois représentant de Wicklow dans la Chambre des Communes. M. Blake appartient par son père et sa mère à deux familles remarquables par le talent et le caractère.

Il est rare qu une famille n'arrive pas par degrés à un homme comme M. Blake.

Né dans le township d'Adélaïde, Middle-

sex, province d'Ontario, en octobre 1833 ;

Tun des élèves les plus remarquables de runiversité d'Ontario où il obtint, sans effort tous les degrés et les honneurs qu on y pouvait accorder ; admis au Barreau en 1856 et fait Conseil de la Reine en 1863, trois ou quatre ans lui suffirent pour devenir l'un des premiers avocats du Haut- Canada ; au bout de dix ans il n avait pas de supérieurs, et aujourd'hui on s'accorde généralement à lui donner la première place.

Elu pour South- Bruce à l'assemblée législative d'Ontario en 1867, il devint presqu'aussitôt Leader de l'opposition, renversa le gouvernement de M. Sandfield McDonald en T871, et fut appelé à former un ministère, dans lequel il prit le poste de président du Conseil, sans salaire. L'année suivante, l'abolition du double mandat l'obligeant à faire le choix entre les deux législatures, il renonçait à la place honorable qu'il occupait à la tête de sa province, pour aller.

avec son ami McKénzîe, au sein de la Chambre des Communes, combattre le gouvernement de Sir John.

Il ne manqua pas de gens qui blâmèrent leur audace et leur présomption, et cependant, deux ans après, la forteresse conservatrice tombait sous leurs coups, et Thon.

McKenzie y arborait le drapeau de la réforme.

M. Blake aurait pu être le chef de l'opposition en entrant dans la Chambre des Communes et Premier dans le gouvernement actuel, mais il n'a pas voulu l'être; il s'est contenté, pour se rendre aux sollicitations les plus pressantes de cent dix à cent quinze députés, de faire partie, pendant quelques mois, du ministère McKenzie, sans portefeuille et sans salaire. A l'encontre de la plupart des hommes politiques qui prendraient bien le salaire sans le portefeuille, si c'était possible, M, Blake, lui, ne prend que la responsabilité et laisse de côté le salaire.

On a dit que les raisons privées alléguées par M. Blake n ont pas été les seules qui laient empêché d'accepter le poste de chef de l'opposition et de Premier dans le gouvernement actuel ; on a prétendu qu'il se serait aperçu que les vieux libéraux du Haut-Canada le voyaient d'un mauvais œil devancer si rapidement les anciens.

Il paraît certain que M. Blake, comme tous les hommes à grandes aspirations, veut arriver avec une idée, avec un drapeau à lui ; son talent lui permet de vouloir attacher son nom à l'établissement de nos destinées politiques.

Il a une haute et forte taille, une grosse tête carrée, un front superbe qu'on dirait taillé dans un bloc de marbre, une belle figure au teint riche, aux traits vigoureux, la physionomie calme et réfléchie d'un penseur : tout chez lui indique la puissance et dénote une nature supérieure. Sa pose est Tionchalante, ses manières affables et mo-

destes ; il s'habille comme un bon fermier américain de Tétat du Vermont ; il est curieux à voir dans la Chambre, la tête appuyée sur son pupitre et couverte d'un chapeau de feutre noir à large bords ; on dirait toujours qu'il dort, mais lorsqu'il se lève pour parler, on voit que son esprit veillait. Le silence se fait alors et la Chambre prête une oreille attentive aux paroles qui tombent de sa bouche élo^ quente.

Ce n'est pas un de ces tribuns dont les éclats de voix font trembler les vitres et dont la déclamation passionnée soulève un auditoire ; il ne parle pas avec la chaleur et la violence qui caractérisaient l'éloquence de son père ; non, c'est un orateur parle^ mentaire à la façon des Russell et des Gladstone, c'est l'homme d'Etat aux larges idées, aux théories élevées, à la logique invincible, au langage classique, dont chaque parole mérite d'être recueillie et méditée..

Ses discours ressemblent à ces chênes immenses dont la tête touche les cieux et dont les racines vigoureuses plongent dans les entrailles de la terre, ou à ces cottes d armes à la surface polie et impénétrable que portaient les guerriers antiques.

Son discours sur l'élection de Peterborough est un modèle de logique et d'argumentation ; les philippiques admirables qu'il a prononcées à London et à Bowmanville sont des chefs-d'œuvre de haute raison et d'éloquence patriotique. Il l'emporte sur Sir John et tous les hommes politiques de notre pays par la vigueur de l'esprit, la largeur de vue et la puissance de conception intellectuelle.

Il n'est pas étonnant que M. Blake désire l'établissement d'une fédération de tous les pays qui composent l'empire britannique avec un grand parlement où les colonies seraient représentées, car il n'y a pas de doute qu'il serait de taille à se mesurer dans

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ce parlement avec les hommes les plus éminents de ce parlement. Nous avons déjà exprimé l'opinion que la conséquence des idées prêchées par M. Blake ne serait pas la fédération mais l'indépendance, et il n'est pas impossible que M, Blake entrevoie sans frayeur cette conséquence.

Lorsque M. Blake proclame qu'il est temps que, dans nos relations avec l'Angleterre et les pays étrangers, nous songions d'abord à l'intérêt canadien, tous les hommes qui croient à l'avenir du Canada sont avec lui, mais lorsqu'il conclut que la fédération nous donnerait la politique nationale qu'il désire, nous n'y sommes plus.

Quoiqu'il en soit, nous applaudissons aux efforts patriotiques qu'il fait pour développer cet esprit national sans lequel une nation ne peut exister.

Laissons ces grandes idées, ces généreux sentiments porter leurs fruits et soyons tranquilles sur la qualité de ces fruits.

!V8 MES CONTEMPOHAINS

M. Blake est marié et père de plusieurs enfants, sa conduite est excellente, il est sobre comme un juge d autrefois et presqu'aussi puritain que son ami McKenzie.

Il est affable mais peu démonstratif ; il mène une vie simple et retirée ; la dignité et rindépendance de son caractère lui font mépriser les petits moyens que les hommes politiques emploient trop souvent pour se rendre populaires; il ne veut devoir le succès qu'à sa supériorité intellectuelle et à Texcellence de ses principes ; sous ce rapport il ressemble à Thon. M. Dorion ; il n'est pas étonnant qu'ils aient beaucoup d'estime l'un pour l'autre.

Inutile de dire qu'il travaille ; on n'est pas, comme il l'était, l'un des premiers avocats et hommes d'Etat de son pays, à trente-quatre ans, sans avoir étudié jour et nuit, sans avoir poussé jusqu'à l'excès même le développement de ses facultés intellectuelles. Les discours de M. Blake

démontrent qu'il a perfectionné son talent par rétude de Thistoire et de la philosophie, ces deux sciences fécondes que les anciens considéraient comme essentielles à l'orateur.

En résumé, M. Blake est fait à la manière des grands hommes, et tout Canadien a le droit d'être fier de lui.

Montréal, 2 décembre 1874.

Depuis cette époque, M. Blake a été ministre de la justice dans le gouvernement McKenzie et chef du parti libéral après la mort de M. McKenzie. Il n'a pas eu la consolation de mener son parti à la victoire dans le Parlement fédéral comme il l'avait fait dans la Chambre locale, il n'a pu réussir à faire accepter son programme sur la question du tarif. La protection navait

pas encore fait son temps ; acceptée par le parti conservateur et adoptée par le gouvernement et le parlement après les élections de 1878, elle devait vivre et vivra jusqu'à ce qu'une autre crise financière éclate.

Battu dans deux élections générales, M.

Blake fatigué, désappointé, se décida à abandonner la direction du parti libéral, et même aux élections générales de 1890, il refusa de se porter candidat.

Vaincu ou vainqueur, à la tête d'une majorité ou d'une minorité, premier ministre ou chef d'opposition, M. Blake a toujours été le même, le premier dans les grands débats sur les questions de droit constitutionel, de légalité et de justice.

C'est un grand avocat capable de discuter devant les plus grands tribunaux du monde les causes de l'ordre le plus élevé et toujours prêt à mettre son talent au service de la liberté, de la justice et du droit violés.

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I! l'a prouvé en différentes circonstances, surtout lorsqu'au milieu de l'agitation produite par l'exécution de Riel, il entreprit de plaider la cause de ces pauvres Métis sans se soucier du mal que son courage devait lui causer parmi la population fanatisée d'Ontario.

Je ne puis m'empêcher de reproduire une partie de la péroraison de son discours, car on y trouve Blake tout entier avec son grand cœur, son caractère héroïque et son large esprit.

" Je sais, dit-i], que cette cause est en- " tourée d'une atmosphère de préjugés et " de passions. Je sais qu'il faudra des " années pour percer et dissiper cette lourde " atmosphère. Je sais qu'un grand nombre " de mes concitoyens appartenant à ma " nationalité et à ma religion ont des sen- " timents et des opinions hostiles à la posî- " tion que je prends sur cette question. Je " n'ignore pas que des hommes distingués

'* que j'estime et dont le jugement m*ins- '' pire la plus grande confiance, n'ont pu, " après avoir examiné cette cause, arriver à '* la même conclusion. Je ne blâme per- *' sonne, c'est le droit, le devoir même de '• chacun de suivre son propre jugement.

'' On a poussé de coté et d'autre des cris *' qui ont empêché le public d'arriver à une *' juste conclusion, mais ces cris ne doivent " pas nous détourner de la justice et du " devoir. On nous a dit plus d'une fois " dans le cours de ce débat, que l'attitude " prise par le parti libéral sur cette ques- " tion le conduirait à la ruine. Le vote " que je vais donner est, je l'admets, dan- " gereux et inopportun, et si la politique ** n'était qu'un jeu ma conduite serait '' erronée. Je serais heureux de pouvoir ** m'empêcher de prendre une position qui, " d'après l'opinion de nos adversaires, va '' être si fatale à notre influence. Mais il ** est quelque chose que je mets au-dessus

de l'avantage d avoir un siège dans cette Chambre et même de conduire un parti, c'est, non pas de conserver la confiance publique, mais de la mériter. Agir autrement serait courir après l'ombre et perdre la réalité : propter vitam Vivendi perdere causas. Nous pouvons nous tromper, nous devons être sincères. Nous devons être capables de renoncer à la vie publique pour garder intacts notre caractère et notre honneur d'hommes publiques.

"Je ne puis honnêtement m'empêcher de partager l'opinion de ceux qui regrettent qu'on ait permis cette exécution et par conséquent je dois donner un vote conforme à cette opinion." On a trouvé ces belles paroles sur les lèvres de M. Blake toutes les fois que la province de Québec a demandé justice.

Elles font son éloge et donnent une idée de sa grandeur d'âme, mais elles expliquent aussi, peut-être, en partie, ses échecs poli-

tiques. Il est évident que M. Blake a plus d'une fois, en voulant être juste, diminué sa valeur politique dans sa province. Lorsque, par exemple, il a dénoncé dans les termes les plus véhéments les puissantes associations orangistes, combien de comtés il a perdus ?

Quelle compensation lui a donnée la province de Québec ?

Soyons justes. N avait-il pas le droit de s'attendre à des témoignages de reconnaissance^un peu plus pratiques de la part des Canadiens- Français ? Espérons que les Irlandais sauront mieux apprécier ce qu'il fait en ce moment pour leur cause.

Je disais en 1882, dans la Tribune, que M. Blake semblait destiné par la Providence à attacher son nom à quelque grand mouvement politique et social, que rien n'était au-dessus de son talent et de son caractère.

C'est fait.

EDWARD BLAKB 135

Il est rendu dans le parlement anglais où il représente un comté irlandais et catholique, il fait partie de la glorieuse phalange qui lutte pour donnera l'Irlande la liberté politique dont jouissent les sujets britanniques dans le monde entier.

Ecossais et protestant, il combat pour les Irlandais catholiques, comme il combattait pour les Métis, les Canadiens- Français et les catholiques du Canada,

Disons-le avec plaisir, tous les Canadiens sans distinction de partis ou de nationalités éprouvèrent un vif sentiment d'orgueil national, quand ils apprirent qu'un des leurs, Edward Blake, avait été jugé digne d'aller au sein du Parlement anglais plaider la cause de l'Irlande, et lorsque l'écho leur apporta la nouvelle de ses succès retentissants, ceux qui avaient exprimé l'opinion que Blake serait au premier rang parmi les premiers orateurs du Congrès américain ou du Parlement anglais n'avaient pas exagéré.

Maintenant quel sera le couronnement de cette grande et noble existence ? Il est difficile de le dire, mais on peut prévoir qu après avoir accompli son œuvre en Angleterre, il reviendra parmi nous renouer le fil brisé de sa carrière politique et donnera à son pays les fruits d'un talent mûri par Tâge et Texpérience.

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