L.-O. LORANGER
ment qu elle eut dans le Canada et TAmérique.
Il est mesuré, discret dans son patriotisme comme en toutes choses. Il a, un jour, résumé ses principales idées politiques et nationales dans les paroles suivantes :
'* Je suis, dit-il, opposé atout changement " dans la constitution du pays, car je suis " convaincu que notre nationalité en souf- " frirait, que notre intérêt est de rester dans " le statu quo jusqu'à ce que nous soyons ** assez fort pour nous conserver.
" Qu on étudie tous les changements de " constitution qui ont eu lieu et Ton verra ** qu'ils ont été faits contre notre intérêt " sous le contrôle et l'inspiration d'hommes " naturellement disposés à favoriser les " influences qui nous sont hostiles. Les ** efforts de ceux qui veulent conserver la ** nationalité doivent avoir pour objet la pos- " session du sol, le défrichement des terres " incultes, la colonisation. Ils doivent comp-
** ter sur Tinfluence du nombre, s appliquer ** par conséquent à empêcher nos com- '' patriotes de partir et à faire revenir ceux '* qui sont partis. Quand nous aurons le sol '' et le nombre, il faudra bien compter avec '* nous et nous pourrons résister à tous les *' changements.
** Au point de vue national comme sous *' le rapport matériel, je ne vois pas ce que '* nous pourrions gagner à un changement '' de constitution que nous ne pourrons con- '* trôler. Mieux vaut pour nous profiter de "' la constitution actuelle et des avantages '' qu'elle nous donne pour nous renforcir par ** Téducation et la colonisation. Notre gou- '' vernement provincial devrait faire passer '' avant tout la colonisation, consacrer toutes '* les ressources de la province au défriche- ' des terres. Là est le salut national "
Ces paroles méritent d'être méditées.