Les mêmes, eaux-fortes (^très-rares
7. Q uatre figures de Tony johannot, épreuves avant la lettre,
avec les eaux-fortes.
8. La suite des eaux-fortes de Tony Johannot ; épreuves de premier
tirage (1844). ^
189. LETTRES D'UNE PÉRUVIENNE, par M'"*" de Graffigny, traduites du français en italien, par M. Deodati. Paris,
- Si —
Migueret, 1797, un vol. grand in-8, rel., mar. rouge, dos et plats ornés, tranche dorée (Reliure ancienne).
Exemplaire en grand papier vélin.
Portrait gravé par Gaucher, et figures de Le Barbier, épreuves avant
LA LETTRE, et EAUX-FORTES.
190. LETTRES D'UNE PÉRUVIENNE, par M'"MeGraffigny, Paris, Didot, 1797, 2 vol. in-12, demi-rel., mar. orange, dos orné, non rogné {Allô).
Figures de Lefèvre avant la lettre, et eaux-fortes.
191. ICONOLOGIE, par Gravelot et Cochin (le texte par Gaucher), 4 vol. in-12, rel. en veau, dos et plats ornés, tranche dorée.
Figures avant la lettre. Très-rares.
192. ŒUVRES DE GRESSET, suivies du Parrain Magnifique. Paris, Renouard, 181 1, 2 vol. in-8, demi-rel. en mar. rouge, dos orné, non rogné {Allô).
Cet exemplaire contient :
1. La suite des cinq figures in-12 de Moreau , plus la figure du
Méchant. En tout six pièces avant la lettre , avec trois eauxfortes.
2. La seconde suite de Moreau in-8 , avant la lettre , avec toutes
les eaux-fortes.
3. Cinq figures de Monnet pour Ver-Vert et le Lutrin vivant, avant
LA lettre , avec leurs eaux-fortes.
4. Une petite figure de Marillier, gravée par N. de Launay, pour le
Ver-Vert de Cazin , avec son eau-forte.
Le portrait de Gresset , gravé par Saint-Aubin , est avec la tablette blanche.
Les eaux-fortes des petites figures de Moreau sont rarissimes. 11 y en a deux a la Bibliothèque nationale dans l'Œuvre de Simonet'; Renouard en possédait deux. Un exemplaire est passé récemment en vente , qui contenait les cinq. Acquis par le libraire Morgand , il est inscrit dans son catalogue pour le prix respectable de 3300 fr.
Les trois eaux-fortes de mon exemplaire m'ont été vendues par Durand.
Durand jeune, fort vieux lorsque je l'ai connu, était l'un des derniers représentants de l'ancien petit commerce de bouquins et d'estampes.
11 habitait rue Louis-le-Grand , sur une cour, un entresol obscur, bourré jusqu'au plafond de gravures , et où l'on était pris a la gorge . en entrant , par cette odeur de vieux papier humide bien connue de ciuiconque est condamné par profession a respirer l'air des bureaux. C'est dans cette caverne que . son vénérable chef abrité par une ample calotte , le père Durand , toute la journée , travaillait.
Travaillait a quoi ? Quel travail peut bien avoir a accomplir un marchand de vignettes , si ce n'est simplement acheter et vendre ?
Ah, voila! C'est que ce n'était pas un commerce ordinaire que le sien ! Durand , lui , ne se bornait pas a vendre les vignettes , il les
faisait! Il fabriquait des épreuves avant la lettre , avec de vulgaires épreuves ordinaires , qu'il grattait , amincissait , réemmargeait. Pour les naïfs, ces collages en plein avaient belle apparence de superbes épreuves sur chine. En réalité, le truc était grossier et sautait aux yeux , mais a cette époque beaucoup d'amateurs n'y regardaient pas de si près.
Impossible , ou a peu près , d'obtenir de lui une suite de vignettes sans défaut. Ce normand de Durand s'était avisé d'emprunter aux marchands de vin et de pratiquer en grand la méthode des coupages. Son procédé était celui-ci : prendre une belle suite de vignettes avant la lettre , par exemple celle du Voltaire de Kehl , la diviser en quatre paquets , puis tirer de chaque paquet une suite avant la lettre . en le diluant dans un complément défausses avant-lettres de sa fabrication , total : quatre suites avant la lettre. C'était la multiplication des suites. Ce qu'il a exécuté de ces mouillages est prodigieux!
Pourtant , quand il voyait que vous vous aperceviez de cette cuisine infernale , regardant les épreuves par transparence , Durand perdait son sang-froid et son sérieux , et, moitié ricanant , moitié boudant , il vous criait d'une voix rauque : « Laissez-çà ! c'est de la gabegie !!!! »
Dans ces moments-la , soit honte , soit remords , il y avait chance de tirer de lui quelque bon morceau.
193. ŒUVRES DU COMTE ANTOINE HAMILTON Paris, Renouard, 1812, 3 vol.in-8; demi-rel., dos orné, non rogné (T/wuvenin).
Exemplaire en papier vélin. Figures de Moreau avant la lettre et eaux-fortes. Trois figures de Marillier, avant les numéros.