RETOUR EN FRANCE
vingt ans auparavant clos lroii|i('aux do huit ooiits ôlôplianls. Inutile de dire qu'aucun élé})hanl n'a posé le pied dans cette région depuis plus de dix ans. Mais il s'y trouve des troupeaux do buffles tellement faciles à approcher que la chasse en devient puérile. J'allai un matin faire une petite promenade avec Hanuer et, au petit trot, de huit heures et demie à dix heures, j'abattis cin(j buffles sans mémo prendre le temps de fumer une pipe! .l'on avais assez : ce n était pas amusant du tout ! One nous étions donc loin des régions où une journée de fatigue est quelquefois nécessaire pour tuer un de ces animaux ! Une fois cependant je fus chargé à outrance par une femelle blessée et Hanner assista en spectateur à cette petite scène. A l'heure qu'il est, il ne doit ])lus rester beaucoup de ces infortunés ruminants s'ils n'ont pas ou le bon sens d'abandonner la région. Cette chasse au buffle fut notre dernière' promenade dans la jungle de l'Afrique Centrale.
En octobre, je descendais le Chiré, puis le Zambèze, et je m'embarquais pour la France. J'arrivai à Paris vers la fin de décembre 1893, après avoir passé près de trois années pleines de fatigues, mais de bonheur, au milieu de pays encore vierges, entouré de cette nature africaine, de cette faune intéressante que j'ai essayé de dépeindre rapidement en racontant mes aventures au lecteur.
TABLKAl' DE MES CHASSES DE 1801 A 1893. I. AU FUSIL : A. Anlilopcs cl gros aitim(nt.r : 319 pi; ces.