‹ Mes heures perduesChapitre 31 sur 97 · ACTE I, SCÈNE LU. 1fi · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE LU. 1fi

FERRON

Il l'a surprise un jour, et l'a tuée.

Comme tu comprends bien, la chose a fait parler; Monsieur le grand-prévôt est venu s'en mêler, Et ce n'est plus qu'en moi que le pauvre homme espère Mais qu'il ne craigne rien ; par l'âme de mon père, Je veux être damné si je ne parviens pas A le tirer bientôt sain et sauf de ce pas !

LA FÉRONN1ERE.

Malheureuse !

FERRON

Elle n'a que ce qu'elle mérite.

D'ailleurs le droit romain, cette raison écrite, Porte que si l'époux trouve en flagrant délit Sa femme aux bras d'un autre, et la tue en son lit, Le meurtre est excusable en ce cas, et décide Qu'on ne peut invoquer la loi sur l'homicide. Et c'est justice, au fait; tous les plus grands auteurs In utroque jure, tous les commentateurs, Ont écrit dans ce sens. — Mais quant à Citte infâme Qui put trahir ainsi tous ses devoirs de femmo, J'ai peine, je l'avoue, à m'expliquer comment Tu te peux affliger d'un juste c! âtiment. Tu ne sais ce que c'est qu'une femme adultère...

LA PÉRONNIÈRB, ù part.

Oh ! je n'y puis tenir !

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